Ma première péloche. Ca y-est, elle est là, revenue. Enfin ma troisième en vrai, mais j’ai égaré la première en Inde, j’ai foiré la deuxième en l’exposant à la lumière comme un débutant, alors voilà, ma première péloche, c’est ma troisième, mais c’est bien la première que je développe et vois. J’adore les surprises. Que c’est bon d’avoir la surprise de savoir comment sortent les photos que l’on a vu dans le viseur de son boitier, celles qu’on s’est imaginées des jours durant en se demandant si l’exposition serait bonne, si le flare que je voulais apparaitra, si j’avais bien mis la péloche et même… si l’appareil fonctionnait.

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Ce Minolta X700, je l’ai acheté juste avant de partir en Inde en octobre dernier, souvent on hérite d’un argentique, de son père, de son grand père et non, moi il n’y a pas toute cette nostalgie, la seule à laquelle je puisse me raccrocher c’est qu’il a mon âge. Ca fait tout drôle, je me demande si lui aussi a regardé les Minikeums, plus jeune. Mais même s’il n’y a pas cet historique, l’attachement est là, je voulais ce modèle et pas un autre pour mon premier argentique. Oui premier, car je ne garantis pas qu’il n’y en aura pas un deuxième, un troisième ou peut-être plus encore. Ca fait peu de temps que je baigne dedans, à m’y intéresser, à regarder de plus près l’argentique. Je ne sais pas pourquoi, sûrement cette envie de me charger un peu plus en voyage. Non en fait non. J’ai mis du temps à m’y intéresser et puis, quand un, puis deux, puis trois amis vous en disent que du bien, quand vous voyez les superbes argentiques autour du monde de Samantha, des scènes de vie de Noémi, ou encore de nature de Julian, comment résister ? C’est lui qui m’a donné le goût à l’argentique, ses photos étaient celles que je rêvais de faire un jour. C’est Noémi qui m’a donné envie de tenter ma chance à mon tour. C’est Sasja qui m’a montré comment mettre ma première pellicule. C’est Samantha qui m’a montré la voie, qui s’est foutue de moi pour avoir rembobiné en plein soleil, péloche à l’air et qui m’a expliqué un peu tout en fait finalement. Merci à vous.

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Modèle : Ma soeur

Je ne me placerai jamais comme un bon samaritain, un monsieur je sais tout de l’argentique, d’abord parce que j’ai absolument tout à apprendre, et puis par respect pour ceux qui baignent dedans depuis longtemps alors que moi je n’ai fait que suivre mes pairs. Mais pourtant, j’aime ce grain, ce sentiment quand on reçoit ses premiers négatifs, cette première découverte quand on regarde photo après photo, celle qu’on pensait ratée, celle où finalement le modèle ferme les yeux, ou encore la mise au point est ratée et puis pour couronner le tout, celle qu’on pensait réussie et qui ne l’est pas, la magie des couleurs de la pellicule périmée. Est ce que le rendu sera là ? Est ce qu’elle est trop périmée ? Est ce qu’elle ne l’est pas assez ? Le plaisir de découvrir ses négatifs, en sachant qu’on a pas besoin de les retoucher après, ce n’est pas la même sensation que d’insérer sa carte mémoire et les trier dans Lightroom, de régler l’exposition, la saturation, la clarté, les noirs, les blancs, reprendre la balance des blancs. Non. Là c’est du brut à l’état pur, l’image telle qu’on l’a vue et telle que mon petit Minolta semi-automatique l’a interprété. C’est aussi une belle école, un bel apprentissage. Ne vous y trompez pas, j’adore toujours le numérique pour des tas de raisons, mais l’argentique, c’est aussi beaucoup de choses. C’est aussi, tendre l’appareil en baissant les yeux pour regarder l’écran qui n’existe pas, c’est parfois faire un peu trop confiance à son instinct en oubliant de regarder si l’exposition est bonne. C’est avoir un petit stress d’hésitation au moment de déclencher « et si là, quand j’appuie, il y a une grosse rafale de vent ? Je pourrais pas la récupérer ou en shooter dix autres », « et si là quand je

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déclenche, le modèle se retourne d’un coup car il y a un bruit suspect ». C’est aussi beaucoup plus de concentration, de réflexion pour chaque photo. « Est ce que mon horizon est droit ? Oui. Est ce que mon ouverture / vitesse est bonne ? Oui. L’expo est bonne, ok. Est ce que le modele est prêt ? Oui. « Tu bouges plus ! ». Je vais revérifier l’horizon parce que j’ai bougé. Ok il est bon, l’expo est bonne, attention, 1.. 2… 3 « SHCLACK » ! » « C’est dedans! » et là ta soeur, qui court vers toi « Je peux la voir ?« .

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Modèle : Samantha

C’est aussi, passer des moments que l’on a envie de figer, bruts, sans les retoucher, un coucher de soleil, un fou rire, une lumière, une personne qui compte qui est là, avec vous à cet instant T, cet instant T que l’on n’a pas envie de retoucher dans Lightroom, qu’on veut garder brut, tel qu’il l’était au moment du déclenchement. Pour se le remémorer quand elle sera loin. Une première péloche, c’est aussi faire la mise au point un peu trop près, ou beaucoup trop loin, déclencher un peu trop vite en oubliant de prévenir le sujet qu’il est observé. C’est prendre des photos qui nous plaise déjà dans notre imaginaire, avec la boule au ventre de l’avoir raté parce qu’on se dit que ce centième de seconde on ne le revivra pas, et pourtant c’est ce centième de seconde là que l’on aimerait voir et revoir, encore et encore, pouvoir l’accrocher contre le mur, l’exposer, le reprendre en main, fermer les yeux et le revoir, le revivre, revoir cette lumière balayer ce visage, cette roche.

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Tout cela ne plaira peut-être pas aux puristes, peut-être que ma vision et ma définition de l’argentique ne plaira pas, mais qu’importe c’est la mienne, je l’assume, on ne vient pas tous dans un domaine pour les mêmes raisons, pour ce qui est de l’argentique, je vous ai exposé les miennes, et finalement qu’importe, même si ces clichés ne sont pas incroyables, ils représentent des souvenirs vraiment importants pour moi et c’est bien là le principal, car c’est la mienne… personne ne me l’enlèvera. C’est ma première péloche.