Pfiou. On y croyait plus. J’ai publié un article. Le temps a filé à toute vitesse, je me revois au printemps et là nous sommes à l’automne. Comme vous avez dû le voir sur les réseaux sociaux, je rentre il y-a peu de 3 semaines de roadtrip en Namibie. (Bon en vrai, je suis rentré il y-a 1 mois, mais le temps est passé trop vite.) C’était LE gros projet de cette année, qui a occupé une grosse partie de 2017 entre les préparatifs, s’assurer d’avoir assez d’argent pour avoir fini de s’équiper question matos photo entre Samantha et moi mais aussi assez d’économie pour le voyage. Puis le travail aussi pour anticiper 3 semaines d’absence. Différents shoots vidéos. Des envies d’essayer de nouvelles choses. Bref, 8 mois de 2017 assez intenses mais non moins intéressants et là, je me pose enfin après ce retour de voyage avec du temps devant moi.

Pensée du jour : Partir pour mieux revenir
Si j’étais pressé de partir en voyage, il me tardait aussi quelque part de revenir pour vivre quelques week-ends plus calmes. Je ne cache pas que si j’adore voyager, partir en week-end faire des images, partir en rando, et toujours avoir des nouveaux projets en tête, réfléchir à la prochaine vidéo, à la prochaine aventure… J’aime aussi beaucoup retrouver le confort de mon chez moi, la routine de prendre mon skate tous les matins sur les trottoirs de Lyon pour aller chercher le pain, faire du fatbike, aller retrouver les producteurs locaux au marché du quartier, passer du temps sur l’ordi à lire des articles sur internet, éditer, monter des vidéos, ou même être posé dans mon canap’ tout simplement.
J’ai toujours dit dans mes projets de voyages longues durées (Australie ou expat’ à Montréal) que je ne partais pas pour fuir la France ni quoi que ce soit d’autre. Je partais simplement par curiosité, pour forger ma personnalité et mon expérience, et par envie, surtout, de voir de nouvelles choses. Si la France peut avoir des défauts, je suis amoureux du pays dans lequel on vit. Elle regorge de richesse et c’est aussi la culture, le milieu dans lequel j’ai été élevé et ça a un côté confortable que j’aime retrouver, que ce soit à mon retour d’expatriation pendant 1 an, ou en rentrant d’un voyage de 3 semaines. J’ai souvent discuté de ce sujet là avec des amis comme Juliette et Grégory et c’est chouette de voir que je ne suis pas le seul. Je pense qu’aujourd’hui, surtout avec les réseaux sociaux, on a cette sensation constante que les gens passent leur temps à voyager, à être dehors, à envier des gens qui sont constamment sur la route. Après tout chacun mène sa vie comme il l’entend et on ne devrait pas culpabiliser de passer un week-end sur son canap’ à bouquiner, regarder des films ou juste se reposer. Il est facile de tomber là dedans et je mentirais si je disais que ça ne m’était jamais arrivé. La « pression » avec les réseaux sociaux impose presque de passer sa vie dehors à photographier des montagnes, de la brume ou des tasses de café fumantes. Malgré tout depuis plusieurs mois, j’essaie de m’éloigner de tout ça. Le constat est arrivé en scrollant mon feed Instagram, en ayant l’impression de voir les mêmes images, scroll après scroll, les même retouches et les même commentaires…
J’aime toujours autant partager ce que je peux vivre (et je trouve que je délaisse un peu trop ce blog alors que je devrais y revenir plus souvent car c’est bien le seul endroit où je devrais être sans pression, où un algorithme ne dicte pas qui voit ou non un post, et où après tout, je suis à 100% chez moi.) Je réfléchis beaucoup à ce que serait la vie aujourd’hui si on avait pas Instagram ou Facebook. Je ne fais pas pour autant une crise de la déconnexion, j’aime partager mes images, voir ce que font les autres, mais je cherche aussi à démystifier la perfection qu’on a au bout du pouce. J’essaie de m’éloigner des photos et des retouches « qui marchent sur Instagram », et croyez moi, c’est pas si facile que ça de sortir d’un carcans dans lequel on est ancré depuis quelques années. Je cherche à simplifier tout ça, à revenir à quelque chose que je qualifierais de plus sain pour moi. Je me (re)tourne vers les images que j’aimais avant l’ère Instagram. Ca ne veut pas dire qu’Instagram c’est le mal ni que toutes les photos n’y sont pas qualitatives, mais j’en ai marre de voir que le monde vit constamment sous la pluie ou la tête dans les gros nuages où les couleurs de la vie y sont désaturées. Ça prend du temps, de prendre du recul, et de l’introspection pour redéfinir ce qu’est une image que « j’aime » et qui raconte quelque chose sans forcément coller aux standards actuels.

J’ai aussi envie de donner un peu plus de sens à tout ça, j’ai la chance d’être un peu suivi sur les réseaux sociaux sans pour autant être une star du web (et ça tombe bien, car je ne cherche pas du tout à l’être.) J’ai envie d’utiliser malgré tout ma présence sur les réseaux sociaux et sur internet pour passer des messages autant que possible que ce soit vous inspirer à profiter de la nature, à voyager, parfois vous renseigner si je peux avec ce que je peux découvrir en voyage ou sur la photo notamment. Mais donner un sens à tout ça me semble primordial. Ça va bientôt faire 10 ans que je tiens ce blog, chaque année, je me dis que j’aimerais publier plus et ne le fais pas et pourtant, j’y suis attaché à ce blog. Mais les choses changent. Je reviens un peu aux sources, à mes premiers amours de lorsque j’ai ouvert un blog. C’est flou même dans ma tête, mais si j’ai toujours été vrai et authentique, j’ai envie de l’être encore plus: vous parler de mes voyages (sûrement un peu différemment désormais car pondre des pages et des pages sur un voyage est sûrement vraiment long à lire et un peu ennuyant pour vous et le format ne me correspond plus vraiment) mais aussi de choses du quotidien qui me passionnent : l’écologisme (oui oui, c’est le bon mot), mieux consommer, et des choses pour lesquelles je m’engage d’avantage au fur et à mesure de mon avancée dans ma vie.
Voilà 1 mois que je suis rentré de Namibie, je n’ai pas vu le temps passé et j’ai pas mal de projets sur le feu pour 2018, certains perso, certains pour Captain Yvon, mais pour l’heure, je vais être honnête : j’ai 1To d’images du roadtrip à trier et post traiter, j’ai les images de mon voyage sur l’île de Skye de l’an dernier à vous montrer, l’envie d’écrire d’avantage ici, notre appart’ à finir d’aménager et décorer, un permis drone à commencer à réviser, quelques weekends à glander, des bouquins à finir, mais tout ça, ça se fera après être allé cherché ma baguette comme chaque matin, à la seule force de mon pied sur mon skate vert dans les rues de Lyon, parce qu’après tout, j’adore voyager mais je le crie aussi haut et fort : j’adore aussi ma routine ! (et tant pis si ça fait moins de like sur mon prochain post Instagram.)
Photographier vs profiter
En écrivant cet article, je suis tombé sur l’article d’Elise et Sam dont je vous parle juste après, à propos de trouver l’équilibre entre photographier ou profiter de l’instant en voyage : une question d’équilibre. Je me suis pas mal posé la question aussi ces derniers mois et j’ai essayé de leur apporter un bout de réponse en commentaire à leur article et je me suis dit « pourquoi pas vous le partager ici aussi ? ». Voici donc ce que j’ai répondu :
À force de voyages et de week-ends, je commence à toucher la réponse du bout du doigt pour mon expérience. Je fais comme je le sens. Ça parait idiot mais pas tant que ça. Avant je filmais tout, le moindre weekend en famille, et tout ça et finalement n’en faisais rien ou juste un petit clip qui allait assouvir mon excitation de tester une nouvelle retouche ou le simple plaisir d’éditer vite fait un clip. Et puis, j’ai fini par laisser l’appareil photo pour ces moments là et profiter tout simplement. A l’inverse les voyages, je les passe pas sans l’appareil photo. Je rentre tout juste de Namibie, et je suis heureux de mes images mais je me suis aussi fait violence à des moments pour me dire « stop, t’as assez d’images, profite ». C’est la première fois que je le faisais vraiment (ça parait sûrement triste dit comme ça pour quelqu’un qui ne fait pas d’images) et je dois avouer que je suis heureux et fier, d’avoir su le faire face à un lion qui se baladait par exemple car j’ai le souvenir ET la photo ET la vidéo. A tel point que quasi tous les jours depuis le retour, je repense à ce moment, un peu fier, où je me suis dit « Jeremy, pose l’appareil, savoure l’instant ». Et ça a été magique. En revanche, si j’avais pas assuré mes images, je ne serais pas satisfais. Si j’avais uniquement savouré l’instant ça aurait été beau mais je serais frustré. Si j’avais uniquement fait des images, je n’aurais peut-être pas mesuré la chance que d’avoir vu ça de mes propres yeux. Alors si ça peut vous aider je dirais : shootez, mais prenez aussi le temps quand vous avez vos images de rester 5 minutes de plus (après on s’ennuie vite, faut l’avouer aussi, rester là à rien faire, même si c’est beau bah, on s’ennuie… haha). Je me suis fait violence pour le faire en Namibie et j’en suis content et vais tâcher de le faire à chaque fois. On a aussi accepté de faire des journées off dans le voyage, où l’appareil restait dans le sac et où l’on ne faisait rien. On a visité les alentours le premier jour et le 2ème jour, on est resté au même endroit, on a rangé les sacs, joué aux cartes, glandé sur l’ordi, pris le temps de manger correctement, lire… bref, on a coupé de la routine du quotidien du trip pour faire des choses qu’on ferait chez nous. Et cette pause s’est avérée hyper bénéfique car le lendemain, on a été plus créatifs, plus excités à l’idée de redécouvrir de nouveaux paysages, de nouvelles couleurs, de refaire décoller le drone, de faire des photos… Et c’est le lendemain de cette journée que j’ai fait certaines de mes plus belles photos du voyage. Alors ça, c’est une de mes meilleures leçons acquises sur la route. Peut-être qu’1 jour de repos par semaine ou toutes les 2 semaines sont vraiment bénéfiques pour mieux repartir, être plus créatif, mieux savourer ce qu’on vient de vivre et repartir à fond vers de nouvelles aventures…

Inspiration
Malgré tout quand je suis chez moi, j’aime toujours autant rêver de prochaines aventures. Pour être honnête, la première partie de cet article est déjà écrit depuis quelques semaines, mais c’est la découverte d’hier soir qui m’a poussé à reprendre la plume pour le finir et le publier car j’ai eu un vrai coup de coeur. Je suis tombé par hasard sur un vlog de Wild Wild Wheels sur YouTube. Sam et Elise, 2 belges qui ont mon âge et qui sont en train de réaliser un trip que j’ai toujours rêvé de faire : traverser l’Amérique du Nord au Sud jusqu’à l’extrémité méridionale de l’Argentine. Ils en sont encore au début de leur trip au vlog #11 à l’heure où j’écris ces lignes et j’ai adoré dès les premières images, à tel point que je viens de binge watcher tous leurs vlogs depuis l’achat de leur van en Belgique. J’adore leur accent, le fait qu’ils montrent aussi les touristes qui font des selfies devant un lieu touristique et font vivre le roadtrip sans quête de perfection ou de « bien paraître », et pourtant leurs vlogs sont vraiment beaux, avec de belles lumières dans des paysages magiques du Canada, des belles histoires à raconter et 2 bonnes bouilles qu’on a envie de suivre. Je vous laisse regarder leur dernier vlog et vous invite à regarder dès l’épisode 1 car ça devient addictif. Il me tarde de voir où l’aventure les mènera car c’est parti pour un sacré périple de 40 000kms.

Mariage

Certains d’entre vous le savent, il m’arrive de filmer des mariages. C’était quelque chose que je rêvais de faire il y-a quelques années et après en avoir fait quelques uns, je dois avouer que j’ai adoré l’expérience et les retours des mariés unanimes ne font que renforcer cette envie de poursuivre à en faire par ci par là. J’en ai partagé plusieurs avec Elise – Lisebery et je dois avouer qu’on se complète hyper bien et ça rend l’exercice encore plus sympa. Ce sont de longues journées, éprouvantes et riches en émotions donc c’est toujours chouette d’être bien accompagné, surtout quand on voit le talent d’Elise pour immortaliser les grands jours des couples que nous suivons. Pour l’heure, je ne cherche pas à en vivre mais comme je n’en parle que rarement et qu’à chaque fois les couples étaient surpris et ne s’attendaient pas à ce que je sois enclin à filmer un mariage, je me suis dit que j’allais l’écrire un peu plus par ici, car vraiment, j’adore ça, c’est génial d’être entouré de gens heureux, sur leur 31 et être occupé à filmer des moments volés et l’essence même de cette belle journée. À chaque fois ça me prend aux tripes et je me couche crevé mais heureux. Maintenant, vous savez, si vous vous mariez, contactez moi car ça me ferait vraiment plaisir d’échanger avec vous pour filmer votre grand jour et si vous cherchez une photographe de mariage : Lisebery est une personne de grand talent.

En vrac pour les geeks photo
 
Avant de partir en Namibie, j’ai acheté un 28mm f/2 pour utiliser sur ma gimbal, et pour le prix, cet objectif est une pépite et je l’utilise aussi énormément à main levée. J’ai revendu la gimbal, il ne me reste plus qu’à choisir la prochaine mais une chose est sûr : cet objo ne me quittera plus. On a aussi acheté un a7rII pour Samantha juste avant le départ et ce boitier est un bijou, on commence à avoir un setup plutôt sympa à nous deux, je vous en reparlerai sûrement dans un prochain article pour vous présenter tout ça, en attendant vous pouvez toujours aller voir ma page équipement qui est (presque) à jour.
Oh et est-ce que vous avez vu cette pépite de nouvelle caméra sortie par Sony, la RX0 ? Ça a l’air énorme !
Et évidemment, la nouvelle GoPro HERO6 et la Fusion avec une nouvelle pépite vidéo pour leur lancement (et cette musique !) (note à moi même : aller voir Odesza en concert, après tant d’années, ça ne peut plus durer !).
Allez, on y croit et je vous dis à (très) bientôt par ici ? 🙂

▲ Ce que j’ai aimé récemment 
Film // FISHPEOPLE de Keith Malloy
Film // Under An Arctic Sky de Chris Burkard
Video // Life Coach de Renan Ozturk ❤️
Lecture // Patagonia : un pas de plus pour la planète et un commerce éthique avec ses vêtements Fair Trade
Video // Fountain of Youth de SalomonTV
Documentaire // The True Cost sur Netflix pour ouvrir les yeux. Regardez le vraiment.