Voyager en Israël

En octobre dernier, je suis parti voyager en Israël pour un long week-end pour fuir la grisaille et retrouver un peu de chaleur. Tel Aviv, Jérusalem, la mer Morte, le désert… Un pays qui me faisait rêver depuis mes premiers cours d’histoire. Je ne suis pas croyant mais l’histoire des religions est quelque chose qui m’a toujours fasciné. Bien que je n’ai pas un savoir incroyable à ce sujet, ça m’a toujours captivé. Lorsque l’office de tourisme m’a contacté pour me proposer d’aller voyager à Israël sur quelques jours, ce fut un grand oui. Je me suis documenté en amont pour savoir là où je mettais les pieds et suis parti bien décidé à avoir un aperçu de la destination. Est-ce que voyager en Israël se révèlera être comme dans mon imaginaire ?

Avant de voyager en Israël

En bref

Israël est à 4h30 de vol entre Paris et Tel Aviv.

Le déclage horaire est de +1h par rapport à la France.

L’argent local est le shekel : 1 Shekel israëlien = 0,26€ (à l’heure où j’écris ces lignes.)

8,6 millions d’habitants

Capitale : Jerusalem (mais elle n’est pas reconnue comme telle à l’international.)

 À l’aéroport 
Lors de notre arrivée à l’aéroport, arrivez au moins 3h à l’avance. Je ne respecte jamais ces délais habituellement mais là, c’est on ne peut plus nécessaire. Dès votre arrivée vous serez accueillis puis devrez patienter avant qu’on vous appelle, vous pose de nombreuses questions sur les raisons de votre voyage avant de vider l’ensemble de votre bagage cabine pour vérifier son contenu. C’est une procédure obligatoire et pour tout le monde, mais qui prend forcément du temps.
Sécurité
Lors de notre séjour en octobre 2016, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. On croise des gardes armées ça et là, mais rien de choquant et la gentillesse des locaux est là pour faire taire les a priori qu’on peut avoir.

Voyager en Israël : visiter Tel Aviv, entre vieille ville et quartiers branchés.

À peine arrivés à l’aéroport de Tel Aviv, nous filons direction l’hotel Crowne Plaza pour nous écrouler dans notre lit, bercés par les vagues de la Méditerranée. Réveil au petit matin, on se retrouve avec mes compagnons de voyage Samantha, Marine et Gérard pour une balade sur la plage devant l’hotel et la promenade le long de la mer. Quelle quiétude de voir le jour se lever, la chaleur méditerranéenne nous envelopper au fur et à mesure que le soleil s’élève dans le ciel. On est surpris et on hallucine d’être ici, avec ces airs de mini Los Angeles, tous ces gens dehors tôt le matin à faire leur sport à la plage, et ces hipsters aux quatre coins de la ville : ce n’était absolument pas cette vision d’une ville moderne que nous avions en venant à Tel Aviv. Quelle belle surprise à laquelle on ne s’attendait pas en venant voyager en Israël et encore plus à Tel Aviv !
Après cette belle balade, on avale un petit dej’ et on s’évade pour aller découvrir la ville historique: Old Jaffa. Vieilles pierres et ambiance méditerranéenne garanties, on se sent encore dans un autre endroit du pays. Tel Aviv est calme et hyperactive à la fois selon les endroits. La vieille ville nous apporte un peu de quiétude en surplombant la mer et en déambulants dans ses ruelles pavées pleines de charme. Les appareils photos déclenchent à tout bout de champs pour immortaliser la beauté du quartier. Peu de conseils à donner ici si ce n’est de flâner et prendre le temps de pousser la porte des boutiques et se laisser aller au fil des ruelles qui s’enchainent. Levez la tête pour admirer aussi les terrasses de certaines bâtisses et guettez les ouvertures dans les murs pour apercevoir le bleu azur de la mer par moment.
Nous finissons par quitter Old Jaffa pour rejoindre les quartiers plus modernes de Tel Aviv. En route, on s’arrête dans une ancienne gare réhabilitée avec des bars, lieux d’expos et pas mal de musique. Le coin où les jeunes israëliens branchés se retrouvent. La chaleur est déjà très présente, on en profite pour se rafraichir un peu avant de poursuivre notre découverte de la ville. Cette fois, on déambule à pieds entre les marchés, les rues commerçantes et les zones plus résidentielles. On s’attendait tous à découvrir une ville purement historique et finalement, cette ville assez européanisée nous réserve des tonnes de surprises. On piétine dans les allées bondées du marché couvert, on mangera le meilleur falafel de notre vie pour 2€, on entre et sort des boutiques et des marchands, on s’emerveille des couleurs et des parfums, on se prend Tel Aviv en pleine face pour notre plus grand plaisir. On se sent en sécurité et jamais inquiétés, on déambule à notre rythme sans jamais se soucier. Moi qui appréhendais quelque peu de venir « parce qu’on sait jamais ! », je suis tout de suite mis dans le bain et rassuré par l’ambiance et la gentillesse des gens. Les épices, les tissus, les produits cosmétiques bio au sel de mer morte, les falafels, les fruits et légumes… le marché et la ville toute entière tiennent nos sens en éveil. Je ne savais pas à quoi m’attendre en venant ici, la surprise est totale et positive. On s’accorde tous pour dire que c’était la meilleure entrée en matière possible pour appréhender la culture et la vie ici. Il nous tarde déjà de continuer à voyager en Israël et découvrir ce qui nous attend.

Voyager en Israël : le desert & la mer morte

Après ce bel aperçu de Tel Aviv, nous n’avons pas arrêté d’entendre que Jérusalem serait bien différente. Avant de nous en rendre compte par nos propres yeux, on fait d’abord un crochet par le désert de Néguev et la mer morte. Je ne vais pas trop m’étaler sur la mer morte car je n’ai pas du tout aimé. L’expérience est à vivre de se laisser flotter mais j’ai été frappé par la quantité de touristes qui pour la plupart n’en ont rien à faire de l’environnement fragile qu’est la mer morte. Les nombreux déchets et les enfilades de gros hotels pour riches russes m’ont répugné. Heureusement, le lever de soleil sur certaines portions un peu plus éloignées des hotels a un peu compensé la déception.
En revanche, j’ai eu un coup de coeur énorme pour le désert de Néguev lorsqu’on a roulé pour rejoindre la mer morte. Même si cette dernière fut décevante, le détour valait quand même la peine car la lumière et le paysage rouge et rocailleux qui nous a accueilli était tout simplement incroyable. On aurait aimé s’y perdre et rester une nuit à la belle étoile tant le lieu était magique et tant nous étions impressionnés face à lui. Les teintes changent au fur et à mesure que le soleil décline et même si la nuit pointe le bout de son nez, nous ne voulons pas partir, nous voulons savourer et en profiter jusqu’au bout de ces couleurs, de ce mélange de sable et de roche. Un paysage digne de mars au milieu duquel on a envie de se perdre et y passer des heures.
Le lendemain on poursuivra la découverte en partant tous les 4 en Jeep avec un chauffeur. Poussière assurée mais expérience validée ! On se fait secouer et on en prend plein le yeux dans le confort spartiate de la jeep multicolore et défoncée. On se faufile au fond d’un canyon, on trace sur une longue piste droite en faisant voler la poussière décollée du sol par les pneus du conducteur en furie. Le 4×4 vibre dans tous les sens et il finit par piler. On se croit au milieu de rien et finalement on s’aperçoit qu’on surplombe un immense canyon avec un panorama à 270°. La vue est à couper le souffle !
On se remet de nos émotions après cette balade en Jeep, direction la forteresse de Masada sous un soleil de plomb. Après avoir continué à longer la mer morte, le point le plus bas sur Terre, on arrive au pied de cette forteresse qui surplombe toute la vallée environnante. On emprunte le télécabine qui nous emmène au sommet et là on découvre un lieu complexe et avec une histoire vraiment riche.
La visite finie, nous prenons la direction de Jérusalem. Le guide nous offre un ultime détour au Wadi Qelt, aux portes de la ville. Un lien insoupçonné et au panorama une nouvelle fois : magique. On aperçoit la ville tout au fond en fronçant les sourcils. On savoure ce paysage à perte de vue, cabossé d’un nombre de dunes incalculable. Je crois au fond que c’est surtout le désert que j’étais venu chercher en me décidant à voyager en Israël et je dois bien reconnaître que j’en prends plein les yeux. L’immensité, la quiétude, les couleurs, une vraie sensation de calme et de liberté.

Voyager en Israël : à la découverte de la ville historique de Jerusalem

C’était l’une des autres raisons pour lesquelles j’avais envie de voyager en Israël. Un lieu chargé d’histoire, incontournable si on vient dans le pays. Jérusalem, la ville Sainte. Croyants ou non, je pense qu’il y-a vraiment de quoi satisfaire tout le monde. La vieille ville n’est pas immense mais y consacrer 2 jours pour pleinement prendre le temps de découvrir certains monuments me parait être un bon timing. Nous n’avions qu’une journée sur place donc ce fut une visite express mais néanmoins surprenante et qui donne envie de revenir y passer plus de temps. À Jérusalem, on côtoie les 3 principales religions, on passe du quartier juif au quartier musulman en passant par celui des chrétiens. Chaque nouveau quartier bouillonne et laisse place à une nouvelle culture, des nouvelles couleurs, des nouveaux rituels et de nouvelles surprises. On se laisse aller au gré de nos envies, avec le chemin de croix du Christ comme fil rouge de cette visite.
J’ai vraiment apprécié de débuter cette découverte de Jérusalem par une vue sur la ville depuis le Mont des Oliviers. Lieu qui a une importance différente dans chaque religion, je vous laisse faire votre travail de recherche sur internet en fonction de celle dont vous êtes le/la plus proche. Nous sommes arrivés juste à temps pour assister au coucher du soleil et c’était vraiment le meilleur moment. On a vu le soleil s’éclipser derrière la colline qui entoure la ville et baigner les monuments avec une lumière rougeâtre vraiment superbe.

Le lendemain, notre dernier jour complet à Israël, direction la vieille ville. Durant ces quelques heures, on marche beaucoup au gré des ruelles, des monuments plus célèbres, des lieux sacrés et des souks et petites échoppes. On suit le chemin de croix comme fil rouge à notre visite, mais plutôt dans une logique désordonnée pas très logique. On redécouvre les couleurs et les odeurs du marché de Tel Aviv, on s’arrête pour entrer dans une synagogue, une église, on arrive sans s’y attendre face au célèbre mur des lamentations. Les hommes à gauche, les femmes à droite. De mon côté, en passant quelques minutes près du mur, j’ai vraiment été scotché par l’ambiance qui y règne. La force du lieu est saisissante. Dans le coin au fond, un jeune adolescent, s’isole et récite ses prières et ses voeux. Là bas, un jeune homme, 25 ans tout au plus, assis sur une chaise, main contre la pierre du mur, s’adonne à la même pratique. J’en compte par dizaine, tous dans un état presque second. C’est puissant à voir, on se fait tout petit et tranquille.
On reprend notre découverte de la ville, on aperçoit le dome du rocher (comment le manquer ?), on va à l’église du Saint Sépulcre, bien que pleine de touristes, l’intérieur est fascinant et vraiment à voir. En temps normal lorsqu’on voyage c’est plutôt Samantha la fan de vieilles pierres, histoire et petites ruelles et moi plutôt la nature mais là il faut avouer que la magie « Jérusalem » a opéré sur nous deux. On avait envie de voyager en Israël depuis pas mal de temps et même si nous aurions aimé y rester plus longtemps, cet aperçu nous a donné envie d’y revenir et s’y attarder davantage. On poursuit la visite au gré de nos envies parmi les ruelles et les marchands. Nous continuons à nous émerveiller face au charme indéniable de cette ville. On en manque pas une miette malgré le peu de temps qu’il nous reste. Cette ville tient toutes ses promesses et me donne déjà envie de revenir en découvrir plus. Moi qui ne suis pas musée et visite guidée, j’avoue avoir qu’une envie c’est y retourner pour une visite ultra poussée pour en découvrir plus sur l’histoire des lieux, les rôles qu’ils ont eu et quelles sont leurs places dans notre Histoire et celle des religions.

Voyager en Israël : et pourquoi pas ?

Le voyage touche à sa fin, après ces quelques jours fabuleux au milieu d’une Israël insoupçonnée, il est l’heure pour notre petit groupe de 4 de reprendre un vol (très) matinal, direction l’aéroport de Paris, des souvenirs plein la tête. Je ne suis en général pas un adepte de voyager avec un guide car j’aime faire les choses par moi même, mais pour voyager en Israël, je ne peux que vous encourager que très fortement à prendre un guide avec vous. Il y-a une telle histoire et tant d’anecdotes et faits historiques que ça serait passer à côté d’une grande partie du voyage que de s’en priver tant nous en avons appris durant ces quelques jours.
Pour prolonger le voyage, je vous invite à découvrir les articles de mes compagnons de voyages : Marine, Samantha et Gérard.

 


Merci à l’Office de Tourisme ainsi qu’à Article Onze pour l’invitation lors de ce voyage.


FINLANDE | Voyager en Laponie à l’automne

Voyager en Laponie faisait parti de ces voyages qui me faisaient rêver depuis longtemps. Le mode de vie dont on entend tant parler dans les pays nordiques, les aurores boréales, la mythique Laponie, le village du Père Noël… les images et les clichés se font et se défont sans vraiment savoir quoi en attendre.

En septembre dernier, je partais voyager en Laponie Finlandaise pour découvrir les premières couleurs de l’automne, une période aussi appelée « Ruska ». Riche de cette expérience et après un tel coup de coeur pour cette région, je vous livre mon récit de voyage et des idées de choses à faire, à vivre et à voir si vous décider de partir voyager en Laponie.

J’ai fait mon sac et paqueté plus de matériel photo que de vêtements. Je me suis mis en route pour ce périple direction l’aéroport de Kittilä, delà du cercle polaire arctique, via une escale à Helsinki.

La nuit à peine tombée, je pose le pied sur le tarmac de l’aéroport et m’apprête à vivre à fond ce voyage en Laponie Finlandaise. Assis derrière la vitre, je vois les lampadaires défiler et m’éblouir le long de la route qui serpente au milieu d’une forêt de bouleaux. Les troncs fins et écorchés avec leurs écorces branlantes me plongent d’office dans l’univers lapon que je m’apprête à explorer au cours des jours qui arrivent.

Depuis mon siège, je me prends à scruter la cime des arbres qui défilent en espérant apercevoir ma première aurore boréale. En vain. Mais je continue, inlassablement, à me rattacher à ma patience  et croire en ma chance.

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Je m’installe dans ma chambre, découvre le sauna personnalisé et ne soupçonne pas encore à quel point je vais tomber amoureux de ce moyen de détente. Avant de venir, j’avais repéré sur une carte qu’il y-avait un grand lac qui pourrait être un sujet idéal si les aurores boréales pointaient le bout de leur nez. Je prépare mon sac, mes vêtements les plus chaud et de quoi m’hydrater et pars à pieds pendant quelques dizaines de minutes à la lueur de ma frontale déambuler sur les bords du lac Aklassompolo.
À peine sorti de ma chambre, j’aperçois une tâche blanche mouvante dans le ciel. Je n’ose pas y croire et me dis que ça y-est ce jour tant attendu est peut être arrivé. Le spectacle de la et des nuits qui s’en suivent vous pouvez le voir sur cet article et celui là… tout ce que je peux dire c’est que ce voyage en Laponie Finlandaise n’aurait pas pu commencer de plus belle façon.
JOUR 01 : Randonnée et kayak en Laponie Finlandaise.

Réveil au petit matin, les yeux collés mais encore émerveillés par le spectacle de la nuit d’avant. Le temps d’avaler un petit déjeuner, j’enfile mon sac à dos et pars découvrir la région d’Äkäslompolo à côté d’Ylläs. Un pas, puis deux puis trois et cette première journée complète de voyage en Laponie Finlandaise est lancée. On ramasse quelques baies sauvages, on déambule au milieu de ces forêts aperçues la veille derrière ma vitre. La flore arbore encore fièrement la rosée du petit matin et les ruisseaux s’écoulent au milieu des parterres de mousse qui commencent à rougir en ces premiers jours d’automnes. Le feuillage jauni et orangé des bouleaux tranche nettement avec le bleu du ciel qui nous accompagne tout au long de cette journée.

Pas de grosse montagne ici, seulement des collines, qui laissent rêveur le VTTiste en moi. Le guide m’explique qu’en 2017, la Finlande ouvre une partie de ses parcs aux pratiquants du VTT, fat bike,etc… ce qui me donne instantanément l’envie de revenir pour me balader sur les singletracks de la région. Bien que l’altitude soit faible, on voit très bien les couches sur la montagne, avec le bas rempli de bosquets, d’arbres et de baies, puis plus on monte plus on trouve des gros blocs de roches et plus la végatation disparait pour laisser place au bois mort et à la caillasse. Le sommet est pelé et arrivée là haut nous permet de surplomber toutes les plaines avoisinantes avec une vue imprenable sur le lac Kesänki sur lequel on ira pagayer un peu plus tard. La vue est à couper le souffle et l’air est d’une pureté rare. Que c’est bon d’être ici.

Faire du canoë en Laponie Finlandaise

 J’attendais cette activité avec impatience. Après être redescendu des monts où nous randonnions le matin même, on fait un petit arrêt pour manger dans une cahutte de bois dont les Finlandais rafolent : saucisse sur le bout du pic à faire cuir dans le feu qui trône au centre de la cabane, saumon fumé et chocolat local en dessert. C’est l’estomac rassasié que nous nous mettons en route vers le lac Kesänki, pour s’adonner une sortie canoë en faisant le tour du lac. Voyager en Laponie c’est aussi ça, pas seulement le chien de traineau et les aurores boréales. Le pays regorge de centaines de lacs et c’est vraiment l’un des lieux et moments les plus relaxants qui soit quand on part voyager en Laponie.

On part à deux avec Eva de Visit Finland, pour débuter notre chevauchée autour du lac Kesänki sur notre beau canot. La forêt qui embrasse le lac se pare déjà de ses couleurs d’or, il n’y-a aucun bruit, pas même un oiseau et c’est déroutant, seul le son de la pagaie qui plonge et le souffle de la coque qui fend les eaux viennent interrompre ce silence de plomb mais ô combien appaisant. Après avoir découvert le lac vu d’en haut, c’est bon d’être à fleur d’eau et à l’orée des bois pour se sentir en immersion avec ce paysage si captivant.

JOUR 02 : Visite d’une ferme de rennes et glamping dans un dome sous les aurores boréales.

Après une nouvelle nuit sous les aurores boréales, réveil au petit matin pour aller approcher les rennes, en découvrir plus sur la culture same puis découvrir les « auroras domes » pour faire du glamping dans un cadre de rêve. On rencontre Py-ry, la manager des lieux pour un rapide tour du propriétaire avant d’aller rejoindre le coeur de la ferme. À deux pas du lac et entouré de cette forêt qui jaunit et rougit au fil des jours, c’est ici l’occasion d’approcher les rennes. J’en avais déjà vu lors de mon périple hivernal en Norvège il y-a quelques années, mais les voir ici à nouveau fait vraiment quelque chose. Bien qu’aujourd’hui, tous les rennes appartiennent à des propriétaires des terres, ils peuvent toujours se promener et vivre où bon leur semble. Il faut l’avouer, je préférerais quand même m’échapper en pleine nature pour les observer libres et sauvages. La période de migration doit être absolument magique d’ailleurs.

Après les rennes, on découvre une maison-musée qui explique les coutumes sames, et la tradition des gardiens de troupeaux de rennes… un vrai bond dans le temps et dans leur culture. Entre fabrication d’outils, de vêtements à partir de peaux et légendes, technique de rassemblement, de comptage… moi qui ne suis pas un grand fan des musées, c’était assez fascinant d’en apprendre plus sur ce métier.

Enfin, pour clôturer cette nouvelle belle journée, on se rapproche du lac pour découvrir pour la première fois ces « aurora domes » en plein jour. Leur particularité ? Vous permettre de dormir dans un dome sous les aurores boréales. Rien que ça. Je ne vais pas m’attarder plus longuement dessus si ce n’est que l’ambiance calme et apaisante nous enveloppe, les gestionnaires des lieux offrent même des séjours « déconnexion » sans réseau, sans smartphone ni internet et il faut avouer, que dans ce cadre là, je veux bien tout oublier et juste me laisser aller au gré des clapotis du lac contre la structure du dome, au crépitement du feu à la nuit tombée et au souffle du vent le soir sous les aurores boréales. Ce n’était pas prévu au départ mais j’ai finalement eu la chance de pouvoir dormir dans l’un de ces domes et ce fut assurément l’une des nuits les plus magiques que j’ai pu vivre.

JOUR 03 : Journée rafting, sauna et jacuzzi.

Après cette nuit magique dans le dome sous les aurores boréales, voyager en Laponie m’aura rappelé pourquoi j’aime tant cette région au dessus du cercle polaire et les beaux souvenirs s’entassent déjà, à l’aube de ce troisième jour. Ce matin, l’eau est fraîche dans la rivière à la frontière entre la Finlande et la Suède, dans quelques heures nous irons la goûter entre deux sessions de saunas mais d’abord il est l’heure d’enfiler le ciré et les bottes. (Je ressemble à un vrai playmobil!) On fait parti des plus téméraires pour une session rafting. Bon en réalité, c’était vraiment accessible et très facile, mais j’aime toujours autant cette sensation sur les rapides avec le bateau qui se déforme sous le choc avec les vagues. Le smile est rivé sur mon visage du haut en bas de la descente de quelques kilomètres.

Quelques heures après, nous voilà revenus pour un programme des plus intenses pour tester le sauna et le jacuzzi extérieur. Dur. J’ai eu une vraie révélation et un énorme coup de coeur pour le sauna. C’était la première fois que je testais un sauna digne de ce nom, et en temps normal, je ne suis pas un grand fan de chaleur extrême mais là, j’ai vraiment adoré. Cette sensation de sortir propre, d’avoir la peau qui transpire et respire et de me jeter dans le lac ou la rivière glacée avant de courir se remettre dans le sauna. Quelques minutes au creux du hamac dans le jardin d’Aurora Estate au bord de ce lac Ylläsjärvi immaculé pour clore la journée avant un bon repas, il n’en fallait pas plus pour me combler.

JOUR 04 : Rencontrer les huskies & chiens de traineau

Dernier jour après ce court séjour à voyager en Laponie, direction le plus grand chenil de huskies au monde. Plus de 400 chiens sont hebergés, nourris, blanchis, calinés et entrainés pour les courses de chiens de traineau. Lors de la visite (45min env.) on apprend comment fonctionnent les compositions des meutes, comment vivent les huskies et comment ils sont entrainés. Le highlight reste évidemment la partie avec les chiots, mais ça j’ai pas besoin de le préciser 🙂

INFOS PRATIQUES POUR VOYAGER EN LAPONIE FINLANDAISE
Comment aller et voyager en Laponie Finlandaise ?

L’aéroport le plus proche est celui de Kittilä, situé à environ 80km d’Ylläs. Il y-a des vols au départ de Paris, Lyon et autres grandes villes avec une escale à Helsinki.

Le mieux reste ensuite de louer une voiture pour rejoindre ce coin là et profiter pleinement de la Laponie. Vous pouvez aussi prendre un bus depuis l’aéroport (15€ l’aller / adulte sur réservation.) de/à Äkäslompolo et Ylläs.

La monnaie locale est aussi l’euro €. La carte de crédit est très largement acceptée.

N’hésitez pas à relire mes conseils pour photographier les aurores boréales avant de partir pour ne pas manquer les images le jour J.

Quelles activités faire en Laponie Finlandaise ?

SAUNA, DÉTENTE

Aurora Estate

Tirroniementie 4C
95980 YLLÄSJÄRVI

020 734 0800


FAIRE DU KAYAK ET RANDONNER

Ylläs Guide

Guide : Ilkka Mäki
+358 (0)40 565 2573


VOIR LES RENNES, RENCONTRER LES HUSKIES ET FAIRE DU RAFTING

HARRINIVA HOTELS & SAFARIS

Harrinivantie 35
99300 MUONIO – LAPLAND
FINLAND

Où dormir en Laponie Finlandaise ?

YLLÄS

Lapland Hotel Äkäshotelli
Äkäsentie 10
95970 Äkäslompolo
+358(0) 16 553 000

GLAMPING DANS UN DOME SOUS LES AURORES BOREALES

HARRINIVA HOTELS & SAFARIS

Harrinivantie 35
99300 MUONIO – LAPLAND
FINLAND

Ce carnet de voyage en Laponie Finlandaise touche à sa fin, j’espère qu’il vous aura plu et donner envie de voyager en Laponie et en Finlande. Un immense merci à Visit Finland, Visit Yllas et TMC Echos de m’avoir invité et permis de découvrir la Laponie sous les premières couleurs de l’automne… c’est sûr j’y retournerai. Ce voyage m’a mis l’eau à la bouche pour découvrir la Laponie en hiver. 🙂


Où voir et comment photographier les aurores boréales en Finlande ?

Depuis de nombreuses d’années, j’avais un rêve : voir et photographier les aurores boréales. J’en rêvais, j’en étais obsédé et je savais qu’un jour j’irai et en prendrai plein les yeux, la seule question était : quand ?

En septembre dernier, l’Office de Tourisme de la Finlande m’a invité en Laponie au delà du cercle Arctique pour 1 semaine à découvrir les premières couleurs de l’automne : ruska. Avant de partir, je savais que j’avais une petite chance d’en voir car la bonne période pour voir et photographier les aurores boréales débute en août et je partais début septembre. Malgré tout à cette période, elles ne sont pas souvent spectaculaires par rapport à celles de l’hiver. J’ai acheté un trépied avant de partir en me disant que c’était peut être l’emporter pour rien mais si ça devait arriver… j’étais prêt. Il faut croire que mon moment était venu et que mon rêve devait se réaliser en Finlande puisque j’ai eu droit à 4 nuits absolument magiques avec des aurores boréales complètement folles au dessus de moi, pendant des heures… Je ne savais plus où donner de la tête. La plus mémorable en plus la première nuit où j’ai vu ma toute première aurore boréale, était assurément cette nuit passée à dormir dans un dome sous les aurores boréales. Relisez mon article pour savoir de quoi je parle.

Un peu d’histoire

En finnois, « aurore boréale » se dit « Revontuli » ce qui signifie la queue du renard. Les aurores seraient donc dûes à un renard qui balaie la neige avec sa queue.

Les aurores boréales sont un phénomène scientifique d’éruption solaire et si vous voulez en savoir plus, je vous recommande la lecture de cet article.
Souvent de teintes blanches, les photos ont tendance à toujours mieux rendre qu’à l’oeil nu lorsqu’on cherche à voir et photographier les aurores boréales. On peut toutefois les voir de plusieurs teintes : blanches, vertes, bleues, rosées, violettes parfois… Je dois avouer que pour ma part, je les ai vraiment vue bleues / vertes au dessus de ma tête avec quelques touches violettes / rosées parfois, quasiment chaque soir avec une intensité incroyable et une vitesse de mouvement parfois impressionnante. Ce n’est pas un mythe, elles dansent réellement.
À chaque nouvelle éruption, j’émettais un cri d’excitation et n’en revenais pas de ce qui se passait au dessus de moi. Je photographie les étoiles depuis pas mal d’années mais les aurores boréales étaient vraiment quelque chose d’hors norme pour moi. Le spectacle ne m’a pas déçu !

Quelle période pour voir et photographier les aurores boréales ?

La bonne période pour voir les aurores boréales est de fin septembre jusqu’à mars environ. Les mois les plus actifs sont souvent les plus froids : octobre, novembre, décembre, janvier, février, mais on peut quand même en voir, plus rarement, en dehors de ces mois là, comme ce fut mon cas. Les aurores boréales étant uniquement dictées par la nature et la météo, impossible de prévoir plusieurs mois à l’avance quand elles frapperont.
J’ai guetté l’activité solaire chaque jour avant et pendant le voyage le site de l’Université de Fairbanks en Alaska, qui trace l’activité des aurores boréales partout dans le monde. Il est simple, pas farfelu, mais ça me suffisait pour savoir si oui ou non, j’aurais une chance de les voir.

Où voir et photographier les aurores boréales ?

Toute la région au nord du cercle polaire arctique est sujette à voir des aurores boréales, je les avais manqué en hiver en Norvège il y-a 3 ans, et c’est en Finlande que je les aurais vues en premier.
Lors de mon séjour, j’étais concentré sur la Laponie Finlandaise, dans la région d’Yllas (prononcer Ul-las). C’est le paradis pour les amoureux de nature et sports outdoor comme moi.  Pas de grandes et hautes montagnes là bas, mais des forêts incroyables, des lacs par centaines, et des possibilités infinies pour des activités comme la randonnée, kayak, VTT, fat bike, raquettes, chien de traineau, motoneige…
Le must reste de sortir à pieds pour aller explorer soi même et chasser les aurores boréales seul. Vous pouvez aussi passer des guides ou des entreprises dont c’est le métier, mais méfiez vous car ça peut vite être l’usine et perdre de son charme comparé au fait d’y aller seul. Dans tous les cas, ne vous perdez pas.

Quel matériel pour voir et photographier les aurores boréales ?

Les aurores boréales sont visibles uniquement de nuits et souvent par des températures froides voire négatives, il est important de bien s’équiper pour ne pas avoir froid. On passe des heures sous les aurores boréales entre excitation et extase mais souvent en bougeant peu et il est important de faire attention à ce que le corps reste au chaud.

Pour ça, je vous conseille des vêtements chauds taillés pour l’hiver : première couche thermique, une polaire, une doudoune + coupe vent ou une gros manteau d’hiver. Les gants, bonnet, écharpes sont indispensables, et vous pouvez même emporter dans le sac des chaufferettes pour apporter un peu de chaleur de temps en temps. Prévoir quelques snacks et de l’eau pour se nourrir et s’hydrater, le froid vide les batteries aussi du corps humain.

Pour photographier les aurores boréales, il est important de bien se préparer avant le départ :

Trépied

Prévoir un bon trépied stable est impératif car il faudra faire une pose longue et il est crucial que l’appareil photo ne bouge pas.  Si vous avez un trépied métallique, je vous conseille de mettre un tube de mousse sur la partie haute des pieds car elle ne conduit pas le froid comme le métal et vous évitera de vraiment vous geler les doigts en déplaçant le trépied. Ça parait anecdotique, mais le jour J, vous allez comprendre ce que je dis.

Appareil photo (avec mode Manuel)

Il vous faut impérativement un appareil photo avec un mode Manuel : reflex, hybride, bridge, compact expert et même… GoPro. Pour les appareils type reflex et hybrides, ils sont ceux à privilégier grâce à leur bonne montée en ISO (peu de grain dans les images – dépendent du boitier que vous possédez), de la possibilité de mettre des objectifs grand angles et lumineux pour des résultats optimums. Si vous avez un bridge ou un compact avec un mode manuel, vous pourrez aussi en faire, il y-aura peut être un peu plus de grain sur l’image, mais vous pourrez photographier les aurores boréales si vous avez ce mode.
Les modèles de GoPro HERO4, HERO5 et suivants (hors Session), bénéficient d’un mode « Photo nocturne » / « Nightlapse » que vous pourrez activer pour faire ces photos. Pensez à prendre une ou plusieurs cartes mémoires de bonne capacité, on déclenche beaucoup une fois que les aurores se mettent à danser. On se lance ?

Batteries de rechanges

Le froid vide les batteries beaucoup plus vite qu’à température tempérée, prenez toujours le soin de prévoir plusieurs batteries de rechange pour pouvoir photographier les aurores boréales pendant des heures.

Comment photographier les aurores boréales ?

Une fois sur place, on s’y prend un peu comme pour photographier les étoiles et la voie lactée comme je l’ai déjà expliqué.

Trouver le spot

Une forêt, un lac… tout endroit loin de pollution lumineuse (lampadaire, enseigne néons, passage de voitures…) et avec un premier plan sympa permet de faire des images et être créatifs. Le soir venu, je partais donc à pied, trépied sur le dos pour m’éloigner de toute pollution lumineuse, à la lueur de la frontale, pour trouver un bon spot pour faire des images. Lors de mon séjour en Laponie Finlandaise, j’ai surtout pu voir et photographier les aurores boréales sur le bord de différents lacs. C’est impressionnant de les voir se refléter dans l’eau et jouer avec l’effet miroir.

Préparation

Une fois bien équipé et avec le bon matériel, installez votre trépied de manière stable et dans un endroit où ce n’est pas risqué pour vous (on est de nuit à ce moment là donc bien repérer où on s’installe et si on peut marcher librement autour.)

Réglages

Passez votre appareil en mode Manuel et mettez vous avec votre objectif grand angle (35mm et inférieur. Je shoote principalement entre 14 et 24mm.) et choisissez une grande ouverture type f/2.8 et inférieur, mais je recommande de rester autour de f/2.8 car des ouvertures à f/1.4 ou f/1.8 sont plus difficiles à gérer pour la mise au point à l’infini sur du paysage.
Pensez à désactiver l’autofocus pour pouvoir faire la mise au point manuelle vers l’infini.
Une fois à f/2.8, réglez votre vitesse d’obturation à 15 secondes environ. Il faudra plusieurs essais pour peaufiner vos réglages en fonction de l’intensité de l’aurore et des conditions de lumières (pleine nuit, début de nuit, lune ou non ?). J’ai pu photographier les aurores boréales avec des poses de 8 secondes comme avec des poses de 25 secondes.
Montez les ISO entre 800ISO et 3200ISO (à ajuster aussi en fonction de la resistance au grain de votre appareil et des conditions de lumière.) On peut allonger la vitesse pour baisser un peu les ISO et réduire le grain dans l’image. Essayez de rester dans des vitesses comprises entre 8 et 25 secondes en général.
Enfin, pour éviter de faire trembler l’appareil sur le trépied au moment du déclenchement, activez le retardateur avec un temps d’attente de 2 ou 10 secondes pour que les vibrations que vous émettrez au moment d’appuyer sur le déclencheur aient le temps de se résorber avant de commencer à prendre l’image.

Si je pouvais revivre ça une nouvelle fois, je signe tout de suite, mais en incluant plus d’humain comme j’aime le faire dans mes photos habituelles. J’ai pu partager ce moment avec Joachim, vidéaste pour Condé Nast Traveler en Espagne et nous étions comme deux gosses, chaque soir. Quel moment vécu et partagé alors que nous ne nous connaissions que depuis quelques heures. Un sacré souvenir qu’on oubliera jamais.

C’est étrange et fort de se dire que ces soirs là, on a partagé ces moments ensemble, on ne sait pas si on se reverra un jour mais on a ça en commun. On vit dans deux pays différents et pourtant, chacun de nous est marqué pour toujours par cette expérience unique.

Vous avez les cartes en main, à vous de jouer. Le jour où vous irez dans l’une de ces régions, vous verrez c’est irréel et magique. Le coup de coeur pour la Finlande fut indéniable et il me tarde de vous en dire plus sur le reste de ce périple. Pour moi, ça reste certainement les plus belles nuits de ma vie, malgré des bivouacs incroyables déjà vécus.

Un rêve devenu réalité, et quel rêve.
Un grand merci à Visit Finland pour cette invitation en Laponie. Comme d’habitude : lorsque je suis invité, je reste malgré tout entièrement libre de mes images et de mes propos.

Dormir dans un dome sous les aurores boréales en Finlande

En septembre dernier, je me suis envolé en Finlande et ai vécu l’une des expériences les plus marquantes de toute ma vie puisque j’ai pu dormir dans un dome sous les aurores boréales. Avant de vous conter l’ensemble de mon séjour à la saison Ruska, les premières couleurs de l’automne, je voulais partager avec vous ce moment unique, inattendu et littéralement merveilleux.
Ce n’était pas prévu, je devais dormir dans un hotel en bord de rivière après avoir rencontré avec les rennes et fait du rafting, et finalement le soir venu, nous nous sommes secrètement éclipsés avec Joachim, mon comparse du voyage. Lors de ce voyage organisé par Visit Finland, nous avions découvert plus tôt dans la journée cet endroit idyllique, calme et apaisant. En voyant notre coup de coeur indéniable et ayant un dome libre pour la nuit, Pyry, la gérante, nous a ouvert les portes de l’un des auroras domes pour une expérience unique, à vivre une fois dans sa vie : dormir dans un dome sous les aurores boréales.
AURORA DOME, qu’est-ce que c’est ?

L’Harriniva Hotel possède deux domes. Ils sont situés en bout de ponton en bois sur les rives du lac Torras-Sieppi en Laponie Finlandaise. C’est un endroit parfait pour une cure loin du bruit et de la sur-connexion, en allant là bas, on coupe tout et on se laisse vivre au rythme de la nature. Ne vous attendez donc pas à être entassés ou à voir les bords du lac surpeuplé, l’endroit est assez reculé et ça permet de mieux se ressourcer.

Les aurora domes sont équipés d’un lit double, un poêle à bois pour chauffer un peu le dome car la température peut vite descendre la nuit. L’intérieur du dome est décoré avec goût, à la scandinave, et c’est le genre d’endroit dont on tombe sous le charme dès la porte poussée. Une partie transparente dans la toile donne sur le lac, gelé et enneigé en hiver, et permet de profiter sans avoir à sortir de sous la couette pour admirer les aurores boréales depuis son lit.Pas mal non ? Une nuit de rêve je vous dis !

D’un point de vue plus pratique, les commodités se situent à une centaine de mètres derrière le dome dans un bâtiment dédié à côté d’autres cabines plus classiques avec 4 murs où d’autres visiteurs peuvent venir pour séjourner, mais les domes eux bénéficient bien d’une situation privilégiée sur leurs pontons de bois sur le lac, et renforcent la magie du lieu et de l’expérience.
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En plus des domes, Harriniva propose différentes activités pour s’occuper la journée : rafting, voir des rennes, découverte de la culture Same, chien de traineau, motoneige… Si vous partez là bas entre août et avril, vous aurez des chances de voir des aurores boréales comme ce fut mon cas.

En arrivant là bas, nous avions déjà vu plus d’aurores boréales pendant ce séjour que tout ce que nous aurions pu espérer. On croisait les doigts et espérions tellement qu’elles voudraient bien réapparaître dans le ciel mais cette fois au dessus des domes. Quoi de mieux que dormir sous les aurores boréales en guise d’au revoir avant notre départ ?

Pour ma part, j’ai passé une grosse partie de la nuit dehors à profiter du spectacle mais suis quand même allé me coucher en regardant encore les aurores danser avec la tête sur mon oreiller. Je me répète et je manque de superlatif, mais ce fut LE coup de coeur de ce voyage. LA bonne adresse à ne pas manquer pour une expérience d’une vie. Ça parait fou, magique, incroyable, on a envie de se pincer pour y croire. Et pourtant vivre ce moment aussi spectaculaire dans un dome, reste l’une des expériences les plus belles de ma vie. Je dis souvent que je vis des expériences marquantes ou dingues, mais là vraiment, dormir dans un dome sous les aurores boréales était vraiment inattendu et ça a rendu la surprise et le coup de coeur encore plus fort.
DORMIR DANS UN DOME SOUS LES AURORES BORÉALES : INFOS PRATIQUES.
Les auroras domes sont ouverts toute l’année et j’adorerais y revenir en plein hiver. J’y étais début septembre pour les premières couleurs de ruska (l’automne) et revivre cette expérience quand le lac est gelé et complètement enneigé doit être très différent et peut être même encore plus magique, si jamais c’était possible.
Avant d’y aller
Je vous invite à lire mon article pour savoir où voir et comment photographier les aurores boréales pour ne rater aucun cliché.
Adresse
HARRINIVA HOTELS & SAFARIS – Harrinivan Lomakeskus Oy
Harrinivantie 35 – 99300 MUONIO – LAPLAND – FINLAND
Accès

L’aéroport le plus proche est celui de Kittilä, situé à environ 80km de là. Le mieux reste ensuite de louer une voiture pour rejoindre ce coin là et profiter pleinement de la Laponie.

Tarifs
Prix : 200€ la nuit en été et 300€ la nuit en hiver.
À réserver à l’avance car ils affichent très vite complet.
Merci à Visit Finland pour avoir rendu voyage possible et de m’avoir permis de partir à la découverte de la Laponie Finlandaise.

Week-end sensation à La Plagne

Ça vous dirait un week-end sensation et évasion où on fait le plein d’adrénaline et de grand air ? Fin décembre, je me suis retrouvé pas si loin de chez moi mais quand même assez pour respirer à plein poumon, faire tout un lot de « premières fois » pour moi et vivre un week-end sensation riche en émotions aux portes du Parc de la Vanoise.

Il y-a quelques semaines Wonder Weekend m’a demandé si ça me tentait de partir pour un week-end sensation à La Plagne pour tourner une vidéo ? J’ai dit « Oui merci beaucoup, c’est par où ?» on a fait nos sacs, pris la voiture et 2h de route plus tard depuis Lyon, nous arrivions à bon port, prêts à savourer une première nuit de sommeil avant un week-end riche en activités à partager avec Samantha.

Week-end organisé en collaboration avec Wonderweekend.

Week-end sensation à La Plagne.

(à 2h de Lyon et accessible en bus ou avion depuis Paris.)

https://www.facebook.com/djisupertramp/videos/1244018118977070/

JOUR 1 | Super tyrolienne, glacier de la Plagne et bobsleigh sur la piste Olympique.

Réveil au petit matin, le jour se lève sur l’hotel La Tourmaline, on finit de se réveiller au son du crépitement du feu qui berce la salle de petit déjeuner, on fait chauffer une crêpe sur la grille de la cheminée, on prend des forces avec un petit dej’ de champion avant de gratter le givre de la voiture prendre la route pour faire quelques images et commencer ce week-end sensation : La Plagne here we come !

 

Après quelques virages face au lever de soleil sur le massif du Mont Blanc, on arrive à la station pour la première activité de la journée : la tyrolienne.

Au menu ce matin : 600m de traversée environ 85km/h de vitesse max pour une grosse trentaine de secondes de « vol » au dessus de la vallée, à travers les sapins.

On prend le télécabine pour grimper un peu et arriver à la plateforme pour s’élancer. Quelques consignes de pré-départ, le baudrier bouclé, on se tient sur ce petit tabouret, je lâche un petit « j’y vais mais j’ai peur » et m’assois dans le baudrier pour me laisser partir dans le vide. C’est parti pour 30 secondes d’émotion. Dès les premiers instants, on se rend compte à quel point la tyrolienne est stable et « controlée », le vent frais frissonne au creux de l’oreille, les yeux s’écarquillent avec le froid, le soleil et le vent et je prends le temps de réaliser que je suis suspendu au dessus du vide, mais à aucun moment on ne se sent en insécurité. Quelques « youhou » plus tard, je pose les pieds de l’autre côté de la station après un vol à un fil au dessus du vide. Juste énorme !

À peine dés-arnaché, c’est au tour de Samantha de s’élancer, je la vois arriver comme une fusée depuis Aime 2000 pour me foncer dessus à Plagne Centre. Le frein la fait s’élever dans les airs puis redescendre sur la plateforme, un sourire sur nos deux visages qui en dit long sur ce début de week-end sensation. Le temps de discuter un peu avec Cyril qui nous encadrait sur la descente et il est l’heure de partir pour le glacier de La Plagne.

 

 

Une grosse demi-heure de téléphérique nous attend pour nous remettre de nos premières émotions. On récupère nos pass piéton aux caisses à forfait au pied des pistes et on prend déjà de la hauteur. On profite de la vue aérienne qui s’offre à nous pour observer les sommets, les skieurs. Plus on monte, plus le paysage s’éclaircit et laisse place à la beauté de la nature qui nous entoure. La dernière partie de la montée a un (gros) ressaut avec un grand plongeon dans le vide avec la cabine avant de remonter jusqu’au glacier.

En arrivant en haut à 3000m d’altitude, on fait un peu tâches à pied au milieu des skieurs venus avant tout profiter de la neige d’altitude. On crapahute, on s’enfonce dans la neige, on se remplit les chaussures. Le soleil tape, il est midi, le ciel est immaculé : une météo parfaite pour profiter et bronzer, mais plus compliquée à gérer pour la photo. On se pose un peu là haut pour savourer la vue et faire quelques images, on regarde un parapentiste décoller : demain c’est mon tour !

On se remet doucement en route pour retourner à la station, on est attendus un peu plus bas pour notre coup de coeur de ce week-end sensation : le bobsleigh. (Même si en vrai, j’ai tout adoré !)

 

 

La journée a filé à toute allure, l’heure de la dernière activité du jour a sonné et on finit en beauté sur la piste olympique de bobsleigh des JO d’Albertville, piste d’entrainement de l’équipe de France de bob. On est vraiment curieux à l’idée de découvrir les sensations du bobraft.

Le bobraft est l’activité la plus accessible sur la piste puisqu’on peut être 4 personnes maximum dedans, pas besoin de pilote, le bob est articulé et suit le mouvement de la piste.

La luge permet de s’élancer seul sur la piste, on a pas testé, mais j’adorerais y retourner pour essayer ça doit être fou (et flippant) d’être seul et tout voir défiler à cette allure.

Le bobsleigh olympique là on entre dans une autre catégorie, puisque ça se passe dans un bob de compétition tel qu’on les voit à la TV, avec un pilote de la structure qui se charge du pilotage. Le bob monte à plus de 120km/h dans la descente et boucle la piste en moins d’1 minute. Je l’ai ajouté dans ma bucket-list après avoir vécu le bobraft !

Revenons à notre bobraft. Le début est calme et lent et on se dit « oh ça va c’est à la cool » et puis le premier virage arrive et là, on passe dans un nouveau monde où tout défile à une vitesse vraiment incroyable… et pourtant ce n’est « que » 80km/h. Je n’ose même pas imaginer si on faisait du bob olympique.

La sensation est folle. On a le smile du départ à l’arrivée, on enchaine les courbes, le bobraft remonte dans les virages sans jamais perdre de vitesse, on dévale la piste de glace comme une fusée inarrêtable. Ce n’est ni trop court ni trop long, on se fait secouer, ça défile, ça crisse sur la glace, ça cogne, c’est juste trop bon ! Quand on arrive en bas, on ressort du bob, on se regarde en lâchant un gros « wow » avec qu’une envie : recommencer. Quelle expérience ! C’est vraiment à faire une fois dans sa vie et venir ici sans faire du bob, ça serait comme aller à Sydney sans voir l’Opéra, c’est un must que je vous recommande vraiment !

 

 

On rejoint la voiture sous un coucher de soleil magique avant de redescendre les virages de la station jusqu’à La Tourmaline pour trouver un peu de repos mérité pour se remettre de nos émotions de ce premier jour. Aucun doute on est bien en plein week-end sensation ! En route, on s’arrête photographier la piste de bobsleigh qu’on vient de descendre de plus loin, il fait nuit, elle est éclairée et ça donne un joli zig zag de lumière à flan de montagne.

Après l’avoir repéré le soir de notre arrivée, je me précipite au sauna de l’hotel, je n’y suis pas retourné depuis mon séjour en Finlande, et c’était vraiment bon de renouer avec ça. Je suis définitivement fan des saunas, et comme en Laponie, j’ai très vite discuté avec un couple de passage ici pour le week-end. Le sauna ça rapproche. Après avoir évacué les toxines, direction le jacuzzi pour barboter. Je ressors de là, revigoré et me sens sain. Il est temps d’aller dévorer une tartiflette :D.

On descend à la salle à manger de l’hotel et retrouvons avec plaisir le feu de cheminée qui donne une ambiance ultra cosy à cette soirée dans cette pièce entre pierres et bois. Rien de mieux qu’un bon plat local et bien chaud pour se remémorer les bons moments de cette journée avant de nous laisser aller dans les bras de morphée.

 

JOUR 2 | Voltige en parapente

Nouveau réveil au petit matin, nouveau petit dej’ de champion entre crêpes, pain frais et viennoiseries. Un choix qui a failli me couter cher, n’ayant pas pensé que la voltige allait peut être donner du fil à retordre à mon estomac. On savoure un nouveau lever de soleil sur les monts voisins en montant à la station. On en profite pour faire quelques images. On grimpe au sommet des Grandes Rochettes et retrouvons Denis Verchère, pilote pro de parapente, wingsuiter, base jumper et pilote de voiles en tout genre au palmarès impressionnant. C’est passionnant de l’écouter raconter son  histoire, comment il a été l’un des précurseurs du parapente freestyle en France il y-a quelques dizaines d’années et d’en apprendre plus sur le parapente en général.
Ce matin, je suis comme un gosse, je m’apprête à réaliser un rêve qui me trotte dans la tête depuis des années. Je n’ai aucune appréhension et pleinement confiance en Denis. Le vent n’est pas au rendez-vous mais par chance, il finit par tourner et à nous donner des ailes pour décoller. C’est le moment de s’élancer, je laisse Samantha sur le pas de décollage et tracte Denis pour qu’on s’élance dans le vide. Je cours, cours, cours, on décolle, ça repose sur une petite bosse, je continue à courir, ça y-est on est en l’air. Wouhouuuu. C’que c’est bon. Moi qui vois toujours les montagnes grâce à mon drone, aujourd’hui, j’ai la chance de voir ça de mes propres yeux. C’est juste énorme ! La stabilité des premières minutes est déconcertante, c’est hyper agréable, on a le temps de profiter du vol et du panorama.
Et puis à peine le temps de dire ouf, que Denis s’emballe pour une descente en voltige vertigineuse à 20m/seconde. Il tire les sous-pentes à gauche, à droite, on tourne, on virevolte, j’ai la tête en haut, en bas, les pieds à l’envers et parfois à l’endroit, je me retrouve la face en direction du sol et repars dans l’autre sens avant d’avoir réalisé que j’étais à l’envers, pieds vers le ciel, tête vers le sol lancé à toute allure. Mon estomac ne sait plus où donner de la tête, ça secoue, mais les émotions sont dingues.
À quelques mètres du sol, on se stabilise, tout redevient normal, je relève les pieds et on vient se poser en bas d’une piste de ski. Je suis vivant, en bas, les pieds sur terre, la tête toujours en l’air. Ce que je viens de vivre était unique et au delà de ce que j’avais imaginé avec le parapente. J’aide Denis à démêler la voile avant que nos chemins ne se séparent. Je titube un peu, le cerveau et l’estomac toujours quelques mètres au dessus de ma tête en train de virvolter mais le sourire grand comme ça, entrain de savourer et essayer de comprendre ce qu’il vient de se passer.
Je grimpe dans la navette gratuite pour remonter à la station où je retrouve Samantha, plus heureux que jamais. Il est l’heure pour nous de reprendre la route, ce week-end sensation touche à sa fin, mais qu’il fut bon !

INFOS PRATIQUE

Comment aller à La Plagne ?

2h de route de Lyon, aussi accessible en train jusqu’à Aime puis des navettes en bus jusqu’à La Plagne.

Paris et autres grandes villes, le plus simple est l’avion jusqu’à Lyon, Genève, Grenoble ou Chambéry. Il y-a aussi un bus depuis Paris Bercy.

Où dormir ?

Hôtel La Tourmaline*** à Aime (30min de route de la station de la Plagne desservie par une navette depuis le village d’Aime) www.hotel-tourmaline.com

Quelles activités faire ?

Super Tyro

Super Tyro est une entreprise familiale toute neuve qui permet de relier deux bouts de la station en faisant le plein de sensation. 18€ / personne. 

Bobsleigh

Bobraft (ce que j’ai fait) vitesse : 80km/h pour 1min35 de descente env.) – 45€ / pers., Luge ou Bobsleigh olympique avec un pilote pro (120km/h pour 57min de descente env. www.bobsleigh.la-plagne.com

Parapente

Parapente avec Denis d’Air La Plagne, adorable et hyper intéressant à écouter parler de son expérience en wingsuit, parapente voltige, longue distance… www.parapente-la-plagne.com 

Il y-a aussi pas mal d’autres activités à faire pour compléter un week-end sensation (motoneige, grotte de glace, ski…), jetez un oeil sur le site de Wonder Weekend pour plus d’inspiration.

Impossible de ne pas rentrer heureux et dépaysé après ce week-end, pile ce qu’il fallait avant d’attaquer les fêtes de fin d’année. Entre baptême de tyrolienne, de bobraft et de parapente, ma quête constante d’émotions a été récompensée, un week-end sensation de folie, à vivre, à faire, à savourer et surtout à recommencer !

À très vite pour de nouvelles aventures !

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Partir en voyage en croisière en Egypte

En juin dernier, j’ai pu partir en voyage en croisière en Egypte, un rêve de gosse longtemps repoussé. Durant toute mon adolescence, mon métier rêvé n’était ni pompier ni acteur ou encore moins chanteur mais bel et bien égyptologue. Je rêvais d’aller gratter la pierre avec mon pinceau, je caressais l’espoir de découvrir des restes de cette civilisation fascinante du bout de ma brosse à dent, je connaissais par coeur les noms des dieux égyptiens et collectionnaient les heures passées à regarder des documentaires ou lire des livres à ce sujet.

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Les bivouacs.

Cet été j’ai renoué avec la montagne et les bivouacs. J’ai ressenti l’excitation la veille du départ à l’idée de repasser du temps isolé tout là haut, j’ai pesté à chaque pas contre la charge du sac trop rempli de matériel photo, comme à chaque fois mais comme à chaque fois, je continue d’emmener ce matériel pour immortaliser la montagne. J’ai ressenti les coups de mou au milieu de la montée, j’ai été encore et toujours émerveillé face à ce ciel étoilé, face aux glaciers éclairés par la pleine lune,. J’ai claqué des dents durant les nuits très fraiches, tellement fraiches qu’elles vous gèlent les chaussures, vous font ressortir les gants et le bonnet en plein moins de juillet.

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À la recherche de (micro)aventures sur et en dehors des sentiers, toujours un appareil photo à la main. 

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