Où voir et comment photographier les aurores boréales en Finlande ?

Depuis de nombreuses d’années, j’avais un rêve : voir et photographier les aurores boréales. J’en rêvais, j’en étais obsédé et je savais qu’un jour j’irai et en prendrai plein les yeux, la seule question était : quand ?

En septembre dernier, l’Office de Tourisme de la Finlande m’a invité en Laponie au delà du cercle Arctique pour 1 semaine à découvrir les premières couleurs de l’automne : ruska. Avant de partir, je savais que j’avais une petite chance d’en voir car la bonne période pour voir et photographier les aurores boréales débute en août et je partais début septembre. Malgré tout à cette période, elles ne sont pas souvent spectaculaires par rapport à celles de l’hiver. J’ai acheté un trépied avant de partir en me disant que c’était peut être l’emporter pour rien mais si ça devait arriver… j’étais prêt. Il faut croire que mon moment était venu et que mon rêve devait se réaliser en Finlande puisque j’ai eu droit à 4 nuits absolument magiques avec des aurores boréales complètement folles au dessus de moi, pendant des heures… Je ne savais plus où donner de la tête. La plus mémorable en plus la première nuit où j’ai vu ma toute première aurore boréale, était assurément cette nuit passée à dormir dans un dome sous les aurores boréales. Relisez mon article pour savoir de quoi je parle.

Un peu d’histoire

En finnois, « aurore boréale » se dit « Revontuli » ce qui signifie la queue du renard. Les aurores seraient donc dûes à un renard qui balaie la neige avec sa queue.

Les aurores boréales sont un phénomène scientifique d’éruption solaire et si vous voulez en savoir plus, je vous recommande la lecture de cet article.
Souvent de teintes blanches, les photos ont tendance à toujours mieux rendre qu’à l’oeil nu lorsqu’on cherche à voir et photographier les aurores boréales. On peut toutefois les voir de plusieurs teintes : blanches, vertes, bleues, rosées, violettes parfois… Je dois avouer que pour ma part, je les ai vraiment vue bleues / vertes au dessus de ma tête avec quelques touches violettes / rosées parfois, quasiment chaque soir avec une intensité incroyable et une vitesse de mouvement parfois impressionnante. Ce n’est pas un mythe, elles dansent réellement.
À chaque nouvelle éruption, j’émettais un cri d’excitation et n’en revenais pas de ce qui se passait au dessus de moi. Je photographie les étoiles depuis pas mal d’années mais les aurores boréales étaient vraiment quelque chose d’hors norme pour moi. Le spectacle ne m’a pas déçu !

Quelle période pour voir et photographier les aurores boréales ?

La bonne période pour voir les aurores boréales est de fin septembre jusqu’à mars environ. Les mois les plus actifs sont souvent les plus froids : octobre, novembre, décembre, janvier, février, mais on peut quand même en voir, plus rarement, en dehors de ces mois là, comme ce fut mon cas. Les aurores boréales étant uniquement dictées par la nature et la météo, impossible de prévoir plusieurs mois à l’avance quand elles frapperont.
J’ai guetté l’activité solaire chaque jour avant et pendant le voyage le site de l’Université de Fairbanks en Alaska, qui trace l’activité des aurores boréales partout dans le monde. Il est simple, pas farfelu, mais ça me suffisait pour savoir si oui ou non, j’aurais une chance de les voir.

Où voir et photographier les aurores boréales ?

Toute la région au nord du cercle polaire arctique est sujette à voir des aurores boréales, je les avais manqué en hiver en Norvège il y-a 3 ans, et c’est en Finlande que je les aurais vues en premier.
Lors de mon séjour, j’étais concentré sur la Laponie Finlandaise, dans la région d’Yllas (prononcer Ul-las). C’est le paradis pour les amoureux de nature et sports outdoor comme moi.  Pas de grandes et hautes montagnes là bas, mais des forêts incroyables, des lacs par centaines, et des possibilités infinies pour des activités comme la randonnée, kayak, VTT, fat bike, raquettes, chien de traineau, motoneige…
Le must reste de sortir à pieds pour aller explorer soi même et chasser les aurores boréales seul. Vous pouvez aussi passer des guides ou des entreprises dont c’est le métier, mais méfiez vous car ça peut vite être l’usine et perdre de son charme comparé au fait d’y aller seul. Dans tous les cas, ne vous perdez pas.

Quel matériel pour voir et photographier les aurores boréales ?

Les aurores boréales sont visibles uniquement de nuits et souvent par des températures froides voire négatives, il est important de bien s’équiper pour ne pas avoir froid. On passe des heures sous les aurores boréales entre excitation et extase mais souvent en bougeant peu et il est important de faire attention à ce que le corps reste au chaud.

Pour ça, je vous conseille des vêtements chauds taillés pour l’hiver : première couche thermique, une polaire, une doudoune + coupe vent ou une gros manteau d’hiver. Les gants, bonnet, écharpes sont indispensables, et vous pouvez même emporter dans le sac des chaufferettes pour apporter un peu de chaleur de temps en temps. Prévoir quelques snacks et de l’eau pour se nourrir et s’hydrater, le froid vide les batteries aussi du corps humain.

Pour photographier les aurores boréales, il est important de bien se préparer avant le départ :

Trépied

Prévoir un bon trépied stable est impératif car il faudra faire une pose longue et il est crucial que l’appareil photo ne bouge pas.  Si vous avez un trépied métallique, je vous conseille de mettre un tube de mousse sur la partie haute des pieds car elle ne conduit pas le froid comme le métal et vous évitera de vraiment vous geler les doigts en déplaçant le trépied. Ça parait anecdotique, mais le jour J, vous allez comprendre ce que je dis.

Appareil photo (avec mode Manuel)

Il vous faut impérativement un appareil photo avec un mode Manuel : reflex, hybride, bridge, compact expert et même… GoPro. Pour les appareils type reflex et hybrides, ils sont ceux à privilégier grâce à leur bonne montée en ISO (peu de grain dans les images – dépendent du boitier que vous possédez), de la possibilité de mettre des objectifs grand angles et lumineux pour des résultats optimums. Si vous avez un bridge ou un compact avec un mode manuel, vous pourrez aussi en faire, il y-aura peut être un peu plus de grain sur l’image, mais vous pourrez photographier les aurores boréales si vous avez ce mode.
Les modèles de GoPro HERO4, HERO5 et suivants (hors Session), bénéficient d’un mode « Photo nocturne » / « Nightlapse » que vous pourrez activer pour faire ces photos. Pensez à prendre une ou plusieurs cartes mémoires de bonne capacité, on déclenche beaucoup une fois que les aurores se mettent à danser. On se lance ?

Batteries de rechanges

Le froid vide les batteries beaucoup plus vite qu’à température tempérée, prenez toujours le soin de prévoir plusieurs batteries de rechange pour pouvoir photographier les aurores boréales pendant des heures.

Comment photographier les aurores boréales ?

Une fois sur place, on s’y prend un peu comme pour photographier les étoiles et la voie lactée comme je l’ai déjà expliqué.

Trouver le spot

Une forêt, un lac… tout endroit loin de pollution lumineuse (lampadaire, enseigne néons, passage de voitures…) et avec un premier plan sympa permet de faire des images et être créatifs. Le soir venu, je partais donc à pied, trépied sur le dos pour m’éloigner de toute pollution lumineuse, à la lueur de la frontale, pour trouver un bon spot pour faire des images. Lors de mon séjour en Laponie Finlandaise, j’ai surtout pu voir et photographier les aurores boréales sur le bord de différents lacs. C’est impressionnant de les voir se refléter dans l’eau et jouer avec l’effet miroir.

Préparation

Une fois bien équipé et avec le bon matériel, installez votre trépied de manière stable et dans un endroit où ce n’est pas risqué pour vous (on est de nuit à ce moment là donc bien repérer où on s’installe et si on peut marcher librement autour.)

Réglages

Passez votre appareil en mode Manuel et mettez vous avec votre objectif grand angle (35mm et inférieur. Je shoote principalement entre 14 et 24mm.) et choisissez une grande ouverture type f/2.8 et inférieur, mais je recommande de rester autour de f/2.8 car des ouvertures à f/1.4 ou f/1.8 sont plus difficiles à gérer pour la mise au point à l’infini sur du paysage.
Pensez à désactiver l’autofocus pour pouvoir faire la mise au point manuelle vers l’infini.
Une fois à f/2.8, réglez votre vitesse d’obturation à 15 secondes environ. Il faudra plusieurs essais pour peaufiner vos réglages en fonction de l’intensité de l’aurore et des conditions de lumières (pleine nuit, début de nuit, lune ou non ?). J’ai pu photographier les aurores boréales avec des poses de 8 secondes comme avec des poses de 25 secondes.
Montez les ISO entre 800ISO et 3200ISO (à ajuster aussi en fonction de la resistance au grain de votre appareil et des conditions de lumière.) On peut allonger la vitesse pour baisser un peu les ISO et réduire le grain dans l’image. Essayez de rester dans des vitesses comprises entre 8 et 25 secondes en général.
Enfin, pour éviter de faire trembler l’appareil sur le trépied au moment du déclenchement, activez le retardateur avec un temps d’attente de 2 ou 10 secondes pour que les vibrations que vous émettrez au moment d’appuyer sur le déclencheur aient le temps de se résorber avant de commencer à prendre l’image.

Si je pouvais revivre ça une nouvelle fois, je signe tout de suite, mais en incluant plus d’humain comme j’aime le faire dans mes photos habituelles. J’ai pu partager ce moment avec Joachim, vidéaste pour Condé Nast Traveler en Espagne et nous étions comme deux gosses, chaque soir. Quel moment vécu et partagé alors que nous ne nous connaissions que depuis quelques heures. Un sacré souvenir qu’on oubliera jamais.

C’est étrange et fort de se dire que ces soirs là, on a partagé ces moments ensemble, on ne sait pas si on se reverra un jour mais on a ça en commun. On vit dans deux pays différents et pourtant, chacun de nous est marqué pour toujours par cette expérience unique.

Vous avez les cartes en main, à vous de jouer. Le jour où vous irez dans l’une de ces régions, vous verrez c’est irréel et magique. Le coup de coeur pour la Finlande fut indéniable et il me tarde de vous en dire plus sur le reste de ce périple. Pour moi, ça reste certainement les plus belles nuits de ma vie, malgré des bivouacs incroyables déjà vécus.

Un rêve devenu réalité, et quel rêve.
Un grand merci à Visit Finland pour cette invitation en Laponie. Comme d’habitude : lorsque je suis invité, je reste malgré tout entièrement libre de mes images et de mes propos.

Dormir dans un dome sous les aurores boréales en Finlande

En septembre dernier, je me suis envolé en Finlande et ai vécu l’une des expériences les plus marquantes de toute ma vie puisque j’ai pu dormir dans un dome sous les aurores boréales. Avant de vous conter l’ensemble de mon séjour à la saison Ruska, les premières couleurs de l’automne, je voulais partager avec vous ce moment unique, inattendu et littéralement merveilleux.
Ce n’était pas prévu, je devais dormir dans un hotel en bord de rivière après avoir rencontré avec les rennes et fait du rafting, et finalement le soir venu, nous nous sommes secrètement éclipsés avec Joachim, mon comparse du voyage. Lors de ce voyage organisé par Visit Finland, nous avions découvert plus tôt dans la journée cet endroit idyllique, calme et apaisant. En voyant notre coup de coeur indéniable et ayant un dome libre pour la nuit, Pyry, la gérante, nous a ouvert les portes de l’un des auroras domes pour une expérience unique, à vivre une fois dans sa vie : dormir dans un dome sous les aurores boréales.
AURORA DOME, qu’est-ce que c’est ?

L’Harriniva Hotel possède deux domes. Ils sont situés en bout de ponton en bois sur les rives du lac Torras-Sieppi en Laponie Finlandaise. C’est un endroit parfait pour une cure loin du bruit et de la sur-connexion, en allant là bas, on coupe tout et on se laisse vivre au rythme de la nature. Ne vous attendez donc pas à être entassés ou à voir les bords du lac surpeuplé, l’endroit est assez reculé et ça permet de mieux se ressourcer.

Les aurora domes sont équipés d’un lit double, un poêle à bois pour chauffer un peu le dome car la température peut vite descendre la nuit. L’intérieur du dome est décoré avec goût, à la scandinave, et c’est le genre d’endroit dont on tombe sous le charme dès la porte poussée. Une partie transparente dans la toile donne sur le lac, gelé et enneigé en hiver, et permet de profiter sans avoir à sortir de sous la couette pour admirer les aurores boréales depuis son lit.Pas mal non ? Une nuit de rêve je vous dis !

D’un point de vue plus pratique, les commodités se situent à une centaine de mètres derrière le dome dans un bâtiment dédié à côté d’autres cabines plus classiques avec 4 murs où d’autres visiteurs peuvent venir pour séjourner, mais les domes eux bénéficient bien d’une situation privilégiée sur leurs pontons de bois sur le lac, et renforcent la magie du lieu et de l’expérience.
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En plus des domes, Harriniva propose différentes activités pour s’occuper la journée : rafting, voir des rennes, découverte de la culture Same, chien de traineau, motoneige… Si vous partez là bas entre août et avril, vous aurez des chances de voir des aurores boréales comme ce fut mon cas.

En arrivant là bas, nous avions déjà vu plus d’aurores boréales pendant ce séjour que tout ce que nous aurions pu espérer. On croisait les doigts et espérions tellement qu’elles voudraient bien réapparaître dans le ciel mais cette fois au dessus des domes. Quoi de mieux que dormir sous les aurores boréales en guise d’au revoir avant notre départ ?

Pour ma part, j’ai passé une grosse partie de la nuit dehors à profiter du spectacle mais suis quand même allé me coucher en regardant encore les aurores danser avec la tête sur mon oreiller. Je me répète et je manque de superlatif, mais ce fut LE coup de coeur de ce voyage. LA bonne adresse à ne pas manquer pour une expérience d’une vie. Ça parait fou, magique, incroyable, on a envie de se pincer pour y croire. Et pourtant vivre ce moment aussi spectaculaire dans un dome, reste l’une des expériences les plus belles de ma vie. Je dis souvent que je vis des expériences marquantes ou dingues, mais là vraiment, dormir dans un dome sous les aurores boréales était vraiment inattendu et ça a rendu la surprise et le coup de coeur encore plus fort.
DORMIR DANS UN DOME SOUS LES AURORES BORÉALES : INFOS PRATIQUES.
Les auroras domes sont ouverts toute l’année et j’adorerais y revenir en plein hiver. J’y étais début septembre pour les premières couleurs de ruska (l’automne) et revivre cette expérience quand le lac est gelé et complètement enneigé doit être très différent et peut être même encore plus magique, si jamais c’était possible.
Avant d’y aller
Je vous invite à lire mon article pour savoir où voir et comment photographier les aurores boréales pour ne rater aucun cliché.
Adresse
HARRINIVA HOTELS & SAFARIS – Harrinivan Lomakeskus Oy
Harrinivantie 35 – 99300 MUONIO – LAPLAND – FINLAND
Accès

L’aéroport le plus proche est celui de Kittilä, situé à environ 80km de là. Le mieux reste ensuite de louer une voiture pour rejoindre ce coin là et profiter pleinement de la Laponie.

Tarifs
Prix : 200€ la nuit en été et 300€ la nuit en hiver.
À réserver à l’avance car ils affichent très vite complet.
Merci à Visit Finland pour avoir rendu voyage possible et de m’avoir permis de partir à la découverte de la Laponie Finlandaise.

Week-end sensation à La Plagne

Ça vous dirait un week-end sensation et évasion où on fait le plein d’adrénaline et de grand air ? Fin décembre, je me suis retrouvé pas si loin de chez moi mais quand même assez pour respirer à plein poumon, faire tout un lot de « premières fois » pour moi et vivre un week-end sensation riche en émotions aux portes du Parc de la Vanoise.

Il y-a quelques semaines Wonder Weekend m’a demandé si ça me tentait de partir pour un week-end sensation à La Plagne pour tourner une vidéo ? J’ai dit « Oui merci beaucoup, c’est par où ?» on a fait nos sacs, pris la voiture et 2h de route plus tard depuis Lyon, nous arrivions à bon port, prêts à savourer une première nuit de sommeil avant un week-end riche en activités à partager avec Samantha.

Week-end organisé en collaboration avec Wonderweekend.

Week-end sensation à La Plagne.

(à 2h de Lyon et accessible en bus ou avion depuis Paris.)

https://www.facebook.com/djisupertramp/videos/1244018118977070/

JOUR 1 | Super tyrolienne, glacier de la Plagne et bobsleigh sur la piste Olympique.

Réveil au petit matin, le jour se lève sur l’hotel La Tourmaline, on finit de se réveiller au son du crépitement du feu qui berce la salle de petit déjeuner, on fait chauffer une crêpe sur la grille de la cheminée, on prend des forces avec un petit dej’ de champion avant de gratter le givre de la voiture prendre la route pour faire quelques images et commencer ce week-end sensation : La Plagne here we come !

 

Après quelques virages face au lever de soleil sur le massif du Mont Blanc, on arrive à la station pour la première activité de la journée : la tyrolienne.

Au menu ce matin : 600m de traversée environ 85km/h de vitesse max pour une grosse trentaine de secondes de « vol » au dessus de la vallée, à travers les sapins.

On prend le télécabine pour grimper un peu et arriver à la plateforme pour s’élancer. Quelques consignes de pré-départ, le baudrier bouclé, on se tient sur ce petit tabouret, je lâche un petit « j’y vais mais j’ai peur » et m’assois dans le baudrier pour me laisser partir dans le vide. C’est parti pour 30 secondes d’émotion. Dès les premiers instants, on se rend compte à quel point la tyrolienne est stable et « controlée », le vent frais frissonne au creux de l’oreille, les yeux s’écarquillent avec le froid, le soleil et le vent et je prends le temps de réaliser que je suis suspendu au dessus du vide, mais à aucun moment on ne se sent en insécurité. Quelques « youhou » plus tard, je pose les pieds de l’autre côté de la station après un vol à un fil au dessus du vide. Juste énorme !

À peine dés-arnaché, c’est au tour de Samantha de s’élancer, je la vois arriver comme une fusée depuis Aime 2000 pour me foncer dessus à Plagne Centre. Le frein la fait s’élever dans les airs puis redescendre sur la plateforme, un sourire sur nos deux visages qui en dit long sur ce début de week-end sensation. Le temps de discuter un peu avec Cyril qui nous encadrait sur la descente et il est l’heure de partir pour le glacier de La Plagne.

 

 

Une grosse demi-heure de téléphérique nous attend pour nous remettre de nos premières émotions. On récupère nos pass piéton aux caisses à forfait au pied des pistes et on prend déjà de la hauteur. On profite de la vue aérienne qui s’offre à nous pour observer les sommets, les skieurs. Plus on monte, plus le paysage s’éclaircit et laisse place à la beauté de la nature qui nous entoure. La dernière partie de la montée a un (gros) ressaut avec un grand plongeon dans le vide avec la cabine avant de remonter jusqu’au glacier.

En arrivant en haut à 3000m d’altitude, on fait un peu tâches à pied au milieu des skieurs venus avant tout profiter de la neige d’altitude. On crapahute, on s’enfonce dans la neige, on se remplit les chaussures. Le soleil tape, il est midi, le ciel est immaculé : une météo parfaite pour profiter et bronzer, mais plus compliquée à gérer pour la photo. On se pose un peu là haut pour savourer la vue et faire quelques images, on regarde un parapentiste décoller : demain c’est mon tour !

On se remet doucement en route pour retourner à la station, on est attendus un peu plus bas pour notre coup de coeur de ce week-end sensation : le bobsleigh. (Même si en vrai, j’ai tout adoré !)

 

 

La journée a filé à toute allure, l’heure de la dernière activité du jour a sonné et on finit en beauté sur la piste olympique de bobsleigh des JO d’Albertville, piste d’entrainement de l’équipe de France de bob. On est vraiment curieux à l’idée de découvrir les sensations du bobraft.

Le bobraft est l’activité la plus accessible sur la piste puisqu’on peut être 4 personnes maximum dedans, pas besoin de pilote, le bob est articulé et suit le mouvement de la piste.

La luge permet de s’élancer seul sur la piste, on a pas testé, mais j’adorerais y retourner pour essayer ça doit être fou (et flippant) d’être seul et tout voir défiler à cette allure.

Le bobsleigh olympique là on entre dans une autre catégorie, puisque ça se passe dans un bob de compétition tel qu’on les voit à la TV, avec un pilote de la structure qui se charge du pilotage. Le bob monte à plus de 120km/h dans la descente et boucle la piste en moins d’1 minute. Je l’ai ajouté dans ma bucket-list après avoir vécu le bobraft !

Revenons à notre bobraft. Le début est calme et lent et on se dit « oh ça va c’est à la cool » et puis le premier virage arrive et là, on passe dans un nouveau monde où tout défile à une vitesse vraiment incroyable… et pourtant ce n’est « que » 80km/h. Je n’ose même pas imaginer si on faisait du bob olympique.

La sensation est folle. On a le smile du départ à l’arrivée, on enchaine les courbes, le bobraft remonte dans les virages sans jamais perdre de vitesse, on dévale la piste de glace comme une fusée inarrêtable. Ce n’est ni trop court ni trop long, on se fait secouer, ça défile, ça crisse sur la glace, ça cogne, c’est juste trop bon ! Quand on arrive en bas, on ressort du bob, on se regarde en lâchant un gros « wow » avec qu’une envie : recommencer. Quelle expérience ! C’est vraiment à faire une fois dans sa vie et venir ici sans faire du bob, ça serait comme aller à Sydney sans voir l’Opéra, c’est un must que je vous recommande vraiment !

 

 

On rejoint la voiture sous un coucher de soleil magique avant de redescendre les virages de la station jusqu’à La Tourmaline pour trouver un peu de repos mérité pour se remettre de nos émotions de ce premier jour. Aucun doute on est bien en plein week-end sensation ! En route, on s’arrête photographier la piste de bobsleigh qu’on vient de descendre de plus loin, il fait nuit, elle est éclairée et ça donne un joli zig zag de lumière à flan de montagne.

Après l’avoir repéré le soir de notre arrivée, je me précipite au sauna de l’hotel, je n’y suis pas retourné depuis mon séjour en Finlande, et c’était vraiment bon de renouer avec ça. Je suis définitivement fan des saunas, et comme en Laponie, j’ai très vite discuté avec un couple de passage ici pour le week-end. Le sauna ça rapproche. Après avoir évacué les toxines, direction le jacuzzi pour barboter. Je ressors de là, revigoré et me sens sain. Il est temps d’aller dévorer une tartiflette :D.

On descend à la salle à manger de l’hotel et retrouvons avec plaisir le feu de cheminée qui donne une ambiance ultra cosy à cette soirée dans cette pièce entre pierres et bois. Rien de mieux qu’un bon plat local et bien chaud pour se remémorer les bons moments de cette journée avant de nous laisser aller dans les bras de morphée.

 

JOUR 2 | Voltige en parapente

Nouveau réveil au petit matin, nouveau petit dej’ de champion entre crêpes, pain frais et viennoiseries. Un choix qui a failli me couter cher, n’ayant pas pensé que la voltige allait peut être donner du fil à retordre à mon estomac. On savoure un nouveau lever de soleil sur les monts voisins en montant à la station. On en profite pour faire quelques images. On grimpe au sommet des Grandes Rochettes et retrouvons Denis Verchère, pilote pro de parapente, wingsuiter, base jumper et pilote de voiles en tout genre au palmarès impressionnant. C’est passionnant de l’écouter raconter son  histoire, comment il a été l’un des précurseurs du parapente freestyle en France il y-a quelques dizaines d’années et d’en apprendre plus sur le parapente en général.
Ce matin, je suis comme un gosse, je m’apprête à réaliser un rêve qui me trotte dans la tête depuis des années. Je n’ai aucune appréhension et pleinement confiance en Denis. Le vent n’est pas au rendez-vous mais par chance, il finit par tourner et à nous donner des ailes pour décoller. C’est le moment de s’élancer, je laisse Samantha sur le pas de décollage et tracte Denis pour qu’on s’élance dans le vide. Je cours, cours, cours, on décolle, ça repose sur une petite bosse, je continue à courir, ça y-est on est en l’air. Wouhouuuu. C’que c’est bon. Moi qui vois toujours les montagnes grâce à mon drone, aujourd’hui, j’ai la chance de voir ça de mes propres yeux. C’est juste énorme ! La stabilité des premières minutes est déconcertante, c’est hyper agréable, on a le temps de profiter du vol et du panorama.
Et puis à peine le temps de dire ouf, que Denis s’emballe pour une descente en voltige vertigineuse à 20m/seconde. Il tire les sous-pentes à gauche, à droite, on tourne, on virevolte, j’ai la tête en haut, en bas, les pieds à l’envers et parfois à l’endroit, je me retrouve la face en direction du sol et repars dans l’autre sens avant d’avoir réalisé que j’étais à l’envers, pieds vers le ciel, tête vers le sol lancé à toute allure. Mon estomac ne sait plus où donner de la tête, ça secoue, mais les émotions sont dingues.
À quelques mètres du sol, on se stabilise, tout redevient normal, je relève les pieds et on vient se poser en bas d’une piste de ski. Je suis vivant, en bas, les pieds sur terre, la tête toujours en l’air. Ce que je viens de vivre était unique et au delà de ce que j’avais imaginé avec le parapente. J’aide Denis à démêler la voile avant que nos chemins ne se séparent. Je titube un peu, le cerveau et l’estomac toujours quelques mètres au dessus de ma tête en train de virvolter mais le sourire grand comme ça, entrain de savourer et essayer de comprendre ce qu’il vient de se passer.
Je grimpe dans la navette gratuite pour remonter à la station où je retrouve Samantha, plus heureux que jamais. Il est l’heure pour nous de reprendre la route, ce week-end sensation touche à sa fin, mais qu’il fut bon !

INFOS PRATIQUE

Comment aller à La Plagne ?

2h de route de Lyon, aussi accessible en train jusqu’à Aime puis des navettes en bus jusqu’à La Plagne.

Paris et autres grandes villes, le plus simple est l’avion jusqu’à Lyon, Genève, Grenoble ou Chambéry. Il y-a aussi un bus depuis Paris Bercy.

Où dormir ?

Hôtel La Tourmaline*** à Aime (30min de route de la station de la Plagne desservie par une navette depuis le village d’Aime) www.hotel-tourmaline.com

Quelles activités faire ?

Super Tyro

Super Tyro est une entreprise familiale toute neuve qui permet de relier deux bouts de la station en faisant le plein de sensation. 18€ / personne. 

Bobsleigh

Bobraft (ce que j’ai fait) vitesse : 80km/h pour 1min35 de descente env.) – 45€ / pers., Luge ou Bobsleigh olympique avec un pilote pro (120km/h pour 57min de descente env. www.bobsleigh.la-plagne.com

Parapente

Parapente avec Denis d’Air La Plagne, adorable et hyper intéressant à écouter parler de son expérience en wingsuit, parapente voltige, longue distance… www.parapente-la-plagne.com 

Il y-a aussi pas mal d’autres activités à faire pour compléter un week-end sensation (motoneige, grotte de glace, ski…), jetez un oeil sur le site de Wonder Weekend pour plus d’inspiration.

Impossible de ne pas rentrer heureux et dépaysé après ce week-end, pile ce qu’il fallait avant d’attaquer les fêtes de fin d’année. Entre baptême de tyrolienne, de bobraft et de parapente, ma quête constante d’émotions a été récompensée, un week-end sensation de folie, à vivre, à faire, à savourer et surtout à recommencer !

À très vite pour de nouvelles aventures !

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Partir en voyage en croisière en Egypte

En juin dernier, j’ai pu partir en voyage en croisière en Egypte, un rêve de gosse longtemps repoussé. Durant toute mon adolescence, mon métier rêvé n’était ni pompier ni acteur ou encore moins chanteur mais bel et bien égyptologue. Je rêvais d’aller gratter la pierre avec mon pinceau, je caressais l’espoir de découvrir des restes de cette civilisation fascinante du bout de ma brosse à dent, je connaissais par coeur les noms des dieux égyptiens et collectionnaient les heures passées à regarder des documentaires ou lire des livres à ce sujet.

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Les bivouacs.

Cet été j’ai renoué avec la montagne et les bivouacs. J’ai ressenti l’excitation la veille du départ à l’idée de repasser du temps isolé tout là haut, j’ai pesté à chaque pas contre la charge du sac trop rempli de matériel photo, comme à chaque fois mais comme à chaque fois, je continue d’emmener ce matériel pour immortaliser la montagne. J’ai ressenti les coups de mou au milieu de la montée, j’ai été encore et toujours émerveillé face à ce ciel étoilé, face aux glaciers éclairés par la pleine lune,. J’ai claqué des dents durant les nuits très fraiches, tellement fraiches qu’elles vous gèlent les chaussures, vous font ressortir les gants et le bonnet en plein moins de juillet.

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Préambule à un voyage sur le Nil

Préambule à un voyage sur le Nil. Le sac n’est pas encore bouclé, le matos n’est pas totalement prêt et pourtant, demain, je m’envole pour un voyage dont j’ai toujours rêvé : l’Egypte. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai voulu être Egyptologue, la mythologie, le rêve du désert et son histoire incroyable m’ont toujours fasciné. Au fil des ans, les voyages se sont succédés et pourtant je n’avais toujours pas mis les pieds en Egypte. Je ne suis pas Egyptologue non plus et pourtant demain, je m’en vais découvrir ce pays qui m’a toujours fait rêvé.Read More


Dormir dans une cabane aux USA dans les Cascades.

Depuis notre premier road trip, dormir dans une cabane aux États Unis était devenu une obsession. Lors de notre second road trip américain, après avoir découvert North Cascades National Park, l’un des moments forts de ce voyage allait se passer quelques centaines de kilomètres plus bas, toujours dans l’état de Washington, entre Skykomish et Steven’s Pass. Après une longue journée de route depuis le nord des North Cascades, nous sommes redescendus vers les Central Cascades pour rejoindre notre havre de paix pour les deux prochaines nuits, une cabane en A-Frame (triangulaire) nichée au coeur d’une forêt du Pacific Northwest.

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À la recherche de (micro)aventures sur et en dehors des sentiers, toujours un appareil photo à la main. 

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