Balade en fatbike sur la plage dans les Landes

Il y-a quelques semaines, je suis parti en famille dans les Landes, comme quand on était gosses. Ça faisait des années que je ne pars plus en vacances avec mes parents et ça fait du bien de voir ressurgir les bons souvenirs de mon enfance dès qu’on arrive à destination. En partant, on a pris les planches de surf comme quand j’étais ado et cette fois on a rajouté les fat bikes avec dans l’idée de se faire une balade en fat bike sur la plage.

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Pourquoi partir 1 an à l’étranger a été ma meilleure décision ?

Partir 1 an à l’étranger, faire un break et partir voyager pour une longue durée a toujours été quelque chose que je voyais comme négatif pour ma « carrière » quand j’étais ado. Finalement, 10 ans et 2 PVT plus tard, je crois que faire ces breaks ont été la meilleure chose qui ait pu m’arriver. Depuis mon retour d’Australie, je suis aujourd’hui un fervent défenseur de l’idée que chacun devient une meilleure personne après ce genre d’expérience à l’étranger, seul avec lui même à se débrouiller dans les bons comme dans les mauvais moments. Partir 1 an à l’étranger ou même quelques mois n’est pas rose tous les jours, mais en regardant en arrière quelques années après, les moments plus difficiles sont aujourd’hui de bonnes anecdotes à raconter et les beaux souvenirs sont pléthores.

Partir 1 an à l’étranger : mon expérience en Australie et au Canada

En 2011, je suis parti en Australie pour 6 mois de PVT. Au départ mon choix était sur le Canada et puis finalement, j’ai eu envie de chaleur et ai opté pour l’Australie. Lors de ma réflexion avant le départ, mon but était, plus que la destination, réussir mon pari avec moi même et partir 1 an à l’étranger. Je m’étais toujours trouvé comme pas très débrouillard et c’était un beau challenge que je me fixais et que je voulais réaliser. Je m’étais mis en tête de boucler mon année et avoir mon diplôme et partir dans la foulée. C’est ce que j’ai fait. Je suis parti avec une amie, on a atterri à Sydney des projets plein la tête et des envies plein les idées mais finalement, 3 semaines après avoir acheté un van ensemble, nous ne nous entendions plus. Elle m’a déposé quelques milliers de kilomètres plus loin à Adélaide en Australie du Sud, on s’est rendu nos parts du van et avons pris des chemins différents. C’est à ce moment précis que je me suis retrouvé seul, au bout du monde, sac sur le dos et planche de surf sous le bras avec pour ainsi dire : 0 plan. Du haut de mes 21 ans, je me retrouvais pour l’une des premières fois de ma vie à devoir me débrouiller tout seul et à être libre de faire ce que je voulais et de décider pleinement de ce qui allait se passer pour moi les semaines et mois qui suivraient.

Par chance, je me débrouillais bien en anglais et n’ai pas eu de mal à sympathiser rapidement ni n’ai trop galéré à trouver du travail quand il a fallu re-remplir un peu mon compte bancaire. Je pense que sans un bon niveau d’anglais, les choses se compliquent vraiment et on serait vite réduit à devoir prendre les jobs que personne ne veut et qui ne paient pas très bien pendant un PVT. Bon nombre de personnes dans mon entourage sont parties en Australie depuis que je suis rentré et tout ceux qui s’en sont sortis financièrement et dans leur quête de jobs étaient ceux qui avaient un bon niveau d’anglais. Si votre anglais pêche, l’immersion à l’étranger est à mon sens hyper importante pour vraiment progresser. Et pour ça rien de mieux qu’un voyage longue durée où on est livré à soi même pour se débrouiller. Je pense que la langue est primordiale pour ne pas être frustré et pouvoir se sortir de toutes les situations et profiter d’avantage de cette aventure. Pour ma part, en arrivant à l’auberge de jeunesse après m’être retrouvé tout seul à Adelaide, j’ai parcouru Gumtree, le Bon Coin local et ai trouvé en quelques heures de nouvelles têtes dont certaines m’auront suivies jusqu’à la fin de mon périple de plus de 15 000km autour du pays des kangourous. J’ai donc appris à connaître mes nouveaux compagnons de voyages (3 allemands, 1 hollandais) et quelques jours plus tard, nous n’avions d’autre choix que l’anglais pour communiquer et ça nous a tous permis de progresser pendant ce séjour.

On a acheté une voiture ensemble et avons taillé la route :  à l’Ouest toute. 6 ans plus tard, mon travail implique une communication quotidienne quasi exclusive en anglais, et même si j’avais des pré-dispositions en anglais avant mon départ, sans cette expérience en Australie, je ne suis pas sûr que j’aurais acquis un niveau suffisant pour en avoir un usage professionnel aujourd’hui. Mais au delà des langues ce voyage, m’a fait grandir, m’a fait ouvrir les yeux sur ce qui m’entourait et sur ce que je voulais être et ne pas être. J’ai lâché prise après 20 ans à vouloir tout contrôlé, à être timide et ça m’a transformé. Ce sentiment de liberté, j’y ai gouté sans m’en rendre compte au début de ce voyage. Je m’y suis fait et en ai fait un leitmotiv pour toute la suite de mon séjour. Si tout a été parfait 5 mois durant, le retour à la réalité et à la solitude lorsque les visas de mes compagnons de route ont expiré et pas le mien, a été assez dur à digérer. J’avais fait des plans sur la comète, ce voyage en Australie était mon premier hors Europe et ne devait être qu’un entrainement avant un PVT en Nouvelle Zélande et un retour en France par la terre depuis la Thaïlande. J’avais appelé ce projet de 2 ans et demi : « mon demi-tour du monde ». 

Finalement, tout a été balayé, en 1 semaine lorsque j’ai dit au revoir à mes camarades qui eux rentraient en Europe. J’ai adoré ces 6 mois en Australie, mais la claque du retour à la réalité, le compte en banque vide et devoir me remettre à travailler en étant exploité pour 6$ de l’heure, faute d’être dans un endroit paumé avec peu de possibilités, j’étais pas prêt à ce moment là. J’ai avalé les 2500km de route qui séparaient Cairns dans le Queensland de Sydney dans le New South Wales, avec la ferme intention de rentrer en France au plus vite. J’ai mis en vente ma voiture et l’ai vendu par chance un jour de juillet 2011. Ca faisait 20 jours que j’étais dans « Victoria Street », j’étais l’un des doyens de cette rue où tous les backpackers vendaient leur voiture. J’avais tout tenté, jusqu’à ne plus afficher de prix pour la voiture et juste une pancarte « Payez mon billet d’avion et elle est à vous. ». Ce jour là, un homme d’une trentaine d’années venait de tomber en panne à l’entrée de Sydney et se mariait quelques heures plus tard à 4h au sud de Sydney. Par chance, j’étais la première voiture de la rue au moment où il est arrivé, il m’a payé la voiture et est parti aussi vite qu’il est arrivé. 2 jours plus tard, j’étais de retour en France.

Ce périple a été incroyable, j’ai vu des paysages magnifiques, j’ai des souvenirs insouciants et magiques ancrés dans ma mémoire depuis ce PVT en Australie et c’est assurément « l’aventure » qui a changé ma vie. En 6 mois, j’ai plongé avec les grands requins blancs, me suis débrouillé à réparer mon van sur le bord de la route en plein milieu du désert, j’ai surfé sur plus de plages que dans toute ma vie, j’ai vécu un rêve éveillé à l’époque, une liberté totale, et rien ne me pouvais m’arrêter. Les bons moments et les péripéties font et défont un voyage, et c’est ce qui m’a permis de grandir et devenir un meilleur moi. Je n’ai pas de honte à le dire aujourd’hui, j’en suis fier. Ce n’était pas gagné en ce jour de juillet 2010, 1 an avant le départ, quand je me suis dit « et pourquoi pas ? » et finalement, presque 7 ans plus tard, je constate le chemin parcouru et ne peux qu’être heureux de voir où ça m’a mené.

Rentré un peu dépité de cette dernière semaine de galère australienne, j’ai vite retrouvé du travail en France pour refaire mon compte en banque. J’ai finalement mis de côté et économisé avec en tête de prendre ma revanche et réussir à repartir un jour en PVT et tenir une année entière. J’avais besoin de me le prouver. Depuis mon retour d’Australie, moi le récalcitrant à l’idée de quitter le confort de mon quotidien et de mettre en péril ma « carrière », ai complètement changé de point de vue. Le plaisir de vivre et de profiter des bons moments, vivre des expériences en France comme à l’étranger, est devenu mon leitmotiv et m’ont fait relégué mes voeux de carrière bien loin. Ne nous y trompons pas, j’adore mon job et je suis heureux de pouvoir gagner ma vie et subvenir à mes besoins, mais disons simplement que mes priorités ne sont plus aujourd’hui celles qu’elles étaient en sortant de mes études.

Depuis ce retour, j’ai aussi décider à nouveau de partir 1 an à l’étranger mais cette fois outre Atlantique, à Montréal où la langue n’était donc pas un problème. Je suis intimement persuadé qu’une expérience de plusieurs mois, dans un pays lointain, où papa maman ne peuvent pas aider, est une expérience que chaque personne devrait pouvoir vivre un jour. C’est un test incroyable sur soi même, le PVT permet de faciliter tout ça au niveau des démarches administratives et se passent dans des pays « safe » et où il est relativement facile de voyager. Lâcher prise et se retrouver livré à soi même sans pouvoir compter sur ses proches a été assurément la meilleure décision et expérience de vie qui pouvait m’arriver à ce moment là. Je peux allègrement dire qu’il y-a eu un Jeremy avant l’Australie et un Jeremy après l’Australie. Adieu la timidité, la non-débrouillardise, aujourd’hui, je me sens d’avantage épanoui, affirmé et capable de faire des choses. Ces 2 PVT ont renforcé quelque chose dont je manquais cruellement à l’époque : de la confiance en moi. Alors, à tous ceux qui en ont l’envie : « et pourquoi pas toi ? ». 

Partir 1 an à l’étranger, en conclusion : et pourquoi pas toi ?

Trouver un petit boulot, économiser et partir 1 an à l’étranger au bout du monde pour vivre de belles expériences, forger son caractère et découvrir de nouvelles choses. Mes deux PVT ont été très différents : l’Australie a été la plus libre, le cliché total (assumé) du roadtrip van / surf à l’Australienne tandis que le second à Montréal a été plus urbain et plus calme mais à un moment clé de ma vie avec Samantha. Ces deux expériences ont été incroyables, inoubliables et au combien primordiales pour définir un peu plus la personne que je suis aujourd’hui. La plus marquante reste forcément celle de l’Australie, j’ai eu l’impression d’une deuxième naissance et à l’époque, de partir pour l’expédition de ma vie comme si aujourd’hui je partais gravir l’Everest. Avec du recul, c’était vraiment facile de voyage en Australie, mais c’est justement pour ça, pour avancer, apprendre, se découvrir et découvrir les autres que ce voyage à l’école de la vie m’a été bénéfique.

Il n’y-a pas de petites ou grosses aventures, chaque expérience est bonne à prendre. Parfois elles ratent comme mon projet de demi tour du monde, parfois elles fonctionnent à l’image de ma revanche en réussissant à partir 1 an à l’étranger : en PVT à Montréal. Dans tous les cas, ce sont ces expériences qui nous font et nous défont, et construisent la personne que je suis aujourd’hui. Je prône haut et fort ma conviction qu’il est aujourd’hui plus facile que jamais de pouvoir partir et que c’est quelque chose à vivre au moins une fois. Je ne suis pas à l’inverse à recommander de tout plaquer, ne pas finir ses études ou tout lâcher sur un coup de tête, je pense qu’une telle décision doit être un minimum réfléchie pour éviter qu’elle ne tourne au fiasco complet.

Cette décision de partir 1 an à l’étranger reste et restera l’une des meilleures de ma vie, j’ai vécu des hauts et des bas, mais partir loin et longtemps m’a permis de grandir et me découvrir pour mieux revenir. 

P.S : pardon pour les photos, elles datent d’il y-a 6 ans, soyez indulgents. 😅


EGYPTE | Croisière sur le Nil : d’Edfou à Assouan et visite du Caire

Cette croisière sur le Nil se poursuit, d’Efou à Assouan à bord du Steam Ship Sudan. Suite et fin de ce carnet de voyage en Egypte au fil du plus long fleuve du monde. Si vous avez manqué la première partie du voyage, je vous invite à relire mon article de Louxor au temple de Ramsès III.

Croisière sur le Nil – JOUR 03 : d’Edfou à Kom Ômbo
La navigation s’est poursuivie pendant la nuit et nous accostons à Edfou. Nouveau départ matinal pour visiter les trésors de la région et ne pas trop souffrir de la chaleur. On se promène au gré de nos envies dans les petites ruelles de ce village en bord de fleuve, la journée a déjà bien commencé ici. Finalement après avoir échangé quelques sourires et fait quelques images, on se sent un peu en trop au milieu de ces scènes de vie et préférons laisser les habitants mener leur vie sans que des touristes avec leurs grosses baskets ne viennent interférer là dedans.
Avant de reprendre notre croisière sur le Nil, on part vers le célèbre temple d’Edfou, immense, majestueux, dédié au dieu à tête de faucon : Horus. Ce qui frappe, au delà de l’imposant portail d’entrée de cet édifice, c’est de voir que les visages représentants les dieux gravés dans la pierre ont touts été vandalisés à coup de burin. On pensait d’abord à une détérioration « moderne » mais nous apprendrons pendant la visite qu’il s’agissait en fait des Coptes qui ont martelé, un à un, les visages des représentations des dieux, qui étaient païennes selon eux.
Le lieu est impressionnant, on passe d’une salle à l’autre, d’un couloir étroit à l’allée principale. Certains coins sont baignés d’un puit de lumière quand d’autres nous plongent dans la pénombre et le mystère enfermé dans ces murs. C’est un vrai labyrinthe et je me sens l’âme d’Indiana Jones qui découvrirait un temple perdu par moment. On en prend plein les yeux au cours de cette découverte bercée par les légendes racontées par notre guide, Khaled. On se retire et saluons Horus et les autres afin de reprendre quartier à bord de « notre » bateau. En effet, le Steam Ship Sudan n’a pas du tout été privatisé mais il se trouve que nous sommes les seuls sur le bateau pour cette croisière sur le Nil, ce qui rajoute une dose de magie supplémentaire.
L’équipage met en marche le moteur à vapeur et la routine bien huilée pour quitter notre port d’attache et prendre la direction de Kom Ombo. Les scènes de vie et les paysages hors du commun défilent sous nos yeux. On rigole, on se tait, on discute mais surtout on savoure l’instant. Être sur cette croisière sur le Nil sur ce bateau est déjà un voyage à part entière et même si les visites que nous faisons sont magiques et passionnantes, il nous est à chaque fois difficile de quitter le navire, on voudrait étirer la navigation encore et encore. Quand la chaleur sur le pont supérieur se fait insoutenable, on rejoint nos cabines climatisées pour quelques minutes pour se rafraîchir avant de remonter à nouveau, savourer un boisson désaltérante ou un thé à la menthe.

On laisse le regard scruter les aspérités et les détails de ces paysages qui défilent et changent au rythme de notre remontée du Nil. C’est le moment pour nous d’enlever nos carapaces et profiter de ces bons moments, juste à nous, on apprend tous à mieux se connaitre et chacun venu blogueur, repartira avec de nouveaux amis trouvés quelque part sur le Nil. Nous tissons des liens très forts qui nous font encore, bientôt 1 an après ce périple, nous parler et nous voir. Cette croisière sur le Nil et plus particulièrement sur le Steam Ship Sudan fut ô combien spécial sur le plan humain en plus d’avoir été une sublime escapade et découverte. Nous mettons fin à cette quiétude sur le pont du bateau lorsque les étoiles ont fait leur apparition dans le ciel et que nous débarquons à Kom Ombo. C’est donc de nuit que nous partons visiter le temple éponyme. Nous sommes une fois de plus seuls à flâner entre les colonnes et les allées de ce temple érigé en l’honneur des Dieux Sobek et Horus. On apprendra d’ailleurs que c’est ici qu’a été découvert le premier calendrier astronomique, conçu en 2700 avant J.C. Fou !

Croisière sur le Nil – JOUR 04 : Assouan et le temple de Philae

Le bateau a poursuivi son trajet pendant la nuit et on sent Assouan pointer le bout de son nez. Il nous reste quelques heures à profiter et savourer ces bons moments sur le Steam Ship Sudan. On commence à bien connaitre les coursives, reconnaître le craquement du parquet et le son des clapotis de l’eau du Nil contre la coque de notre maison flottante de ces derniers jours. On dévale les escaliers du pont supérieur vers l’inférieur en laissant la main glisser sur la rampe fraîchement lustrée comme on dévale ses propres escaliers. On partage un sourire ou un fou rire avec un équipage qu’on sent sincèrement heureux de voir une bande de jeunes qui aiment se marrer sur le bateau. On passe d’un bord à l’autre pour scruter les rives tantôt sauvages tantôt aménagées. C’est calme et reposant de fixer l’horizon et le laisser défiler au rythme imposé par le capitaine. Le temps est comme suspendu et on aimerait qu’il ne redémarre jamais. Finalement, au bout de quelques heures, on finit par rejoindre Assouan, célèbre pour son barrage sur le Nil mais pas que. Nous abandonnons le bateau pour aller visiter le temple de Philae.

Il fut construit sur l’île de Philae en l’honneur de la déesse de la fertilité et mère d’Horus : Isis. On prend une petite embarcation en bois pour rejoindre l’île et cette petite virée aquatique de courte durée nous plonge directement dans l’ambiance. Le temple est comme souvent en Egypte, fascinant et imposant, chargé d’histoire et rempli de trésors à parcourir des yeux. Il faut savoir que le temple que l’on découvre d’abord depuis l’eau avant d’en fouler les grandes dalles de pierre, a été entièrement découpé et démonté en plus de 40 000 morceaux car l’ancienne île de Philae était inondée suite à la construction du barrage. Ce sont donc les même pierres et le temple reconstruit à l’identique mais sur une nouvelle île de Philae qu’on visite aujourd’hui. C’était le seul moyen de sauver le temple d’une érosion et d’une destruction assurée à cause des eaux.
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Le soir venu, on part se balader dans les environs d’Assouan aux portes du désert pour savourer l’un de nos derniers couchers de soleil égyptien, avant de venir profiter de notre courte dernière nuit de cette croisière sur le Nil qui restera désormais à quai pour de bon.

JOUR 05 : Fin de notre croisière sur le Nil, direction le Caire et ses pyramides
3h30. On s’extirpe du lit, le cœur lourd de devoir quitter cette parenthèse enchantée que l’on vient de vivre. On salue une dernière fois l’équipage qui nous a chouchouté tout au long de se périple, on les remercie pour cette quiétude et ces bons moments partagés tous ensemble en journée ou au moment des repas. C’est avec un pincement au cœur non dissimulé qu’on referme nos chambres respectives et quittons ce chaleureux Steam Ship Sudan et ses hommes et notre guide qui nous auront accueilli comme des pharaons tout au long de ce périple. Notre avion nous attend, direction le Caire : son Sphinx, ses pyramides et tant d’autres choses à découvrir.
Quelques heures plus tard, nous voilà dans le dédale de la capitale polluée du pays. Après ces quelques jours de douceur et de quiétude au fil du Nil, le retour à la réalité nous frappe en pleine face entre pollution, klaxons et poussière ambiante… Bienvenue au Caire ! Notre van s’enfonce dans cette jungle urbaine au trafic désorganisé pour finalement nous déposer au pied des mythiques Pyramides de Gizeh. Situées littéralement aux portes de la ville, nous savourons cette chance que de les voir se dresser là, face à nous malgré les 45°c qui nous tapent sur la tête. On se tient à face à ces immenses pyramides composés de milliers de blocs de pierres. Prouesse architecturale grandiose. On les a vu des centaines de fois en photos et pourtant, être là, face à elle n’a rien de comparable. Elles sont encore plus immenses que je les avais imaginé, plus massives, plus imposantes, plus majestueuses. Ce pays est un livre d’histoire sans fin à ciel ouvert et les pyramides en sont l’un des symboles les plus forts. Il faut se pincer pour réaliser où nous sommes.
Clou du spectacle avant d’aller rencontrer la statue sans nez la plus célèbre du monde : le Sphinx, on se faufilera à l’intérieur de la pyramide de Kheops, la plus grande des pyramides de Gizeh, jusqu’à la grande galerie. Ici pas de décoration ni de jolis bas reliefs, seulement un tombeau ouvert et des murs de granit bruts, frais et austères imposants dans cette bulle au milieu de cet immense « tas de pierres ». On n’est pas émerveillé par les couleurs ou les détails comme ça a pu être le cas dans certains temples mais par le fait de se dire qu’on se trouve au cœur d’une pyramide vieille de plus de 4500 ans. Et même si des millions de touristes de toutes les nationalités ont foulé ces pavés avant nous, c’est intimidant de se dire que plusieurs millénaires avant nous des hommes étaient là, en train de construire ces édifices fascinants.

On retrouve la canicule à la sortie de la pyramide pour aller rejoindre le Sphinx. Si c’est tout un symbole de le voir et se tenir à ses pieds, les alentours sont moins convaincants et impressionnants, c’est toute fois, vraiment quelque chose d’être ici et de se remémorer simplement les noms mythiques de tous ces temples et ces lieux que nous avons pu découvrir au cours de ce voyage en Egypte. Les quelques heures qu’il nous reste dans la ville du Caire, nous les passerons à visiter une partie de la ville avec notre guide du jour entre souks et petites échoppes. Ça fait vraiment bizarre de retrouver le brouhaha de cette jungle urbaine.

Cette croisière sur le Nil touche à sa fin, la peau tiraillée par la chaleur et le sable, les yeux et la tête remplis de souvenirs et de belles images. Il va falloir rentrer, digérer et ressasser encore et encore ce voyage, cette parenthèse idyllique au fil du Nil. Dire au revoir à ces nouveaux amis forgés au rythme du fleuve, et se dire que tous ces moments vécus et partagés sont à nous et rien qu’à nous et que lorsqu’on voudra le revivre, il nous suffira juste de décrocher notre téléphone ou se revoir et se dire… dis tu te souviens, tu te souviens. On se regardera un brin nostalgique et un sourire au coin des lèvres, on fermera les yeux et on se reverra riants et insouciants à fendre les flots du plus long fleuve du monde en faisant craquer le parquet avec nos pieds, savourant un thé à la menthe au fil de l’eau et à s’émerveiller face aux trésors dont regorge ce pays.

Encore un énorme merci à Voyageurs du Monde pour cette magnifique parenthèse hors du temps et à mes compères de voyage : Anne et Kévin, Alice et Alexandre, Juliette et Gaetan, May et Anthony, Laëtitia et Samantha.


ECOSSE | Ouvrir le carnet de voyage de l’île de Skye

Si voyager en Écosse faisait partie de mes rêves de gosse, y faire un road trip sur l’île de Skye en était le graal. En septembre, je suis parti avec Alex, mon meilleur pote, pour 10 jours de road trip à découvrir ces paysages qu’on rêvait d’explorer ensemble depuis de nombreuses années. Les fans de VTT que nous sommes, suivaient les aventures de Danny MacAskill  depuis longtemps et marcher sur ses traces n’était plus une question de « et si on y allait ? » mais plutôt « quand est-ce qu’on y va ? ». On a longtemps émis l’idée d’y aller avec nos VTT, finalement on a décidé de les laisser à la maison pour avoir un premier aperçu de l’île et une chose est sûre, y retourner pour rouler ne nous déplairait pas.

On a longuement hésité entre passer moins de temps sur l’île de Skye et visiter un peu les Highlands ou rester uniquement sur Skye. On a finalement opté pour la deuxième option et donc décidé de louer une maison de famille dans un coin un peu perdu de l’île, à une dizaine de kilomètres au sud de Portree et de rayonner autour. Nous sommes partis 10 jours, fin septembre dernier, en sachant que la météo pourrait parfois être hostile, mais croisions les doigts pour que le soleil soit aussi de la partie. Si 2 jours de pluie battante nous ont cloués à la maison, nous avons été chanceux sur l’ensemble du reste du séjour. D’Old Man of Storr au Quiraing en passant par le Loch Coruisk, Neist Point ou Portree… on a écumé les petites routes de l’île où se croiser à deux voitures n’était parfois pas une option. Nous avons fait le choix l’île de Skye car on voulait une bonne dose de dépaysement dans une destination accessible et pas trop chaude à cette période de l’année. 2h après avoir décollé de Lyon, nous arrivions à Edimbourg pour récupérer notre voiture de location et mettre les voiles direction l’Ouest. On a pris la highway et filé aux portes des Highlands avec Glencoe en ligne de mire. On a traversé les paysages du film Skyfall (James Bond) et été éblouis par la lumière singulière qui frappe les reliefs de la région. On a pris notre temps, s’arrêtant çà et là, le temps d’un détour ou à un virage qui surplombait une vaste plaine. Les appareils photos sur le tableau de bord, le drone jamais bien loin et les yeux qui scrutent l’horizon, on a foncé tête baissée dans cette première aventure entre amis au milieu de paysages à couper le souffle. On a fini par prendre le ferry de Mallaig à Armadale pour quitter le continent et fouler la terre de l’île de Skye, notre but ultime.

On a pris quartier dans cette maison de famille pour 8 personnes… à deux et trouvé notre petite routine en allant faire nos courses à Portree et se laissant aller au gré de la météo et de nos envies. On s’est senti vivre sur l’île de Skye pendant 10 jours, une déconnexion totale sur notre petite presqu’île du bout du monde. On craint tous les deux la chaleur, choisir l’option de l’Ecosse était alors une évidence et si on a été un peu déçus de voir autant de monde à Glencoe, faute à un énorme évènement organisé pile lors de notre passage, ce périple nous a donné envie d’en découvrir encore plus sur l’Ecosse. De nombreux renseignements à retrouver sur le site de VisitScotland. On avait suivi les bons conseils de mes amis Elisa et Max et d’Hello I’m Wild qui avaient déjà visité l’île avant nous et qui ont été plein de bons conseils. Traverser tous ces paysages magiques depuis Edimbourg jusqu’à Skye à l’aller comme au retour ne nous a donné qu’une envie : y retourner pour découvrir le reste du pays. Pourquoi pas à la même période (juste après l’été pour éviter l’invasion de moucherons) ou même en hiver car les paysages doivent prendre une nouvelle dimension lorsque la neige s’en mêle. Si le coup de coeur pour l’île de Skye fut indéniable, l’envie de retourner découvrir d’autres régions est elle aussi grandissante. Elisa et Max avaient découvert l’île de Mull, Iona et Staffa, moins connues que Skye mais qui ont l’air tout aussi incroyable. Si notre but initial était vraiment Skye, il y a évidemment des tas d’autres régions à découvrir dans le pays, souvent moins connues et donc avec moins de monde… Le reportage « Un regard sur l’Ecosse » réalisé par une journaliste du Monde.fr est d’ailleurs une bonne ressource pour trouver de nouvelles idées pour sortir des sentiers battus pour voyager en Ecosse. Entre toutes ces images glanées lors de notre visite et celles de nos amis et des vidéos trouvées sur internet, tout était fait pour qu’on tombe amoureux de l’Ecosse et nous donner envie d’y retourner.

 Ce voyage sur l’île de Skye nous aura coupé le souffle. On s’attendait à en prendre plein les yeux mais la diversité des paysages en un si petit territoire est ce qui nous a le plus frappé. On est passés de l’eau turquoise de Coral Beach à ce qui reste certainement ma vue préférée de tout le voyage, la vue à flanc de montagne en surplombant le Loch Coruisk. Découvrir le Quiraing, Talisker Bay et Old Man of Storr presque tous seuls, à cause d’une météo peu clémente au départ, aura été en soi une expédition. Cette ambiance nous aura plongés dans l’univers presque mystique que nous étions venus chercher, en arpentant ces crêtes au milieu de la brume, où glisser n’était même pas envisageable. On a pris la pluie, le soleil, les bourrasques de vent et les embruns en pleine figure, on a parfois, littéralement bravé les éléments… c’est ce que nous étions venus chercher pendant ce voyage et force est de constater qu’on est rentrés de ce périple des souvenirs plein la tête et des images plein les cartes mémoires qu’il me tarde de vous montrer.

Ce carnet de voyage écossais est officiellement ouvert et la vidéo et le récit de ce voyage mémorable dans ce petit bout du monde à 2h de chez moi va pouvoir débuter.

Bon voyage !


Article sponsorisé écrit en partenariat avec Visit Scotland et Le Monde.


Voyage en Egypte : de Louxor au Temple de Ramsès III

Il est temps d’ouvrir le carnet de ce voyage en Egypte, cette croisière hors du temps au fil du Nil que j’ai vécu avec une bande d’amis blogueurs et Voyageurs du Monde. Notre bateau était le dernier bateau à vapeur à naviguer sur le Nil. Je vous l’avais d’ailleurs présenté en détail il y-a quelques temps dans un articlé dédié… ce coin de paradis, c’est le Steam Ship Sudan. Il est désormais temps d’aller découvrir les richesses de ce pays qui m’a fait rêver depuis tant d’années.

VOYAGE EN EGYPTE – JOUR 01 : LOUXOR 

Arrivés la veille au soir, nous découvrons au petit matin le plaisir de déambuler dans les jardins et nager dans la piscine du Winter Palace de Louxor. Comment mieux débuter ce voyage en Egypte ? On est tout de suite plongé dans l’ambiance de cette parenthèse intemporelle. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec nos partenaires de voyages qu’on ne connait que très peu et de partager les premières tranches de rigolade. On pique une tête pour se rafraîchir, on profite des parfums et des couleurs des jardins, on en prend plein les yeux avec la déco de l’hôtel. Cette première matinée est placée sous le signe du repos.
On range les affaires et partons récupérer les clés de nos cabines à bord de notre bateau pour les prochains jours : le Steam Ship Sudan. Un accueil chaleureux et haut en couleur en guise de bienvenue avant de découvrir les saveurs orientales mijotées par le chef. C’est en musique et danse traditionnelle qu’on découvre nos quartiers pour les prochains jours à bord de ce trésor flottant. On se familiarise avec l’équipage et on a déjà qu’une hâte : découvrir nos chambres dont on a tant rêvé et larguer les amarres. On foule tous ce parquet mythique, on savoure les mots de bienvenue d’Amir, le chef d’équipe du bateau, on scrute les détails à l’intérieur comme à l’extérieur, émerveillés par tant de beauté et de bienveillance lors de cet accueil.
Avant de débuter cette croisière sur le Nil, nous profitons d’être à Louxor pour découvrir un peu la ville, le temple de Karnak et le temple de Louxor au coucher du soleil. Nos premières statues de pharaons, nos premiers hiéroglyphes, c’est assez fou de ce tenir ici, au pied de ces colonnes, de ces stèles et de ces colosses alors que plusieurs millénaires nous séparent de ceux qui les ont érigé. C’est intimidant et fascinant à la fois.

LE COMPLEXE DE KARNAK

Situé sur la rive Est du Nil, le complexe religieux de Karnak s’étend sur plus de 2km et a été construit pendant plus de 2000 ans, c’était le complexe le plus étendu de l’Egypte antique. Autant dire qu’on avait de quoi visiter. Le guide a eu du mal à nous contenir autour de lui tant on était dissipés avec l’envie d’explorer et découvrir ce temple.

On se balade, on déambule avec l’allée centrale comme fil conducteur. Je me perds un peu dans les explications du guide entre mes photos et mes yeux qui ne savent plus où regarder. La chaleur commence à m’écraser et je décide de me tenir légèrement en marge de notre petit groupe pour faire quelques images, finalement, je m’aperçois que je ne suis pas tout seul à le faire. Bravo l’assiduité en ce début de voyage en Egypte. En me baladant, je croiserais le regard d’un des gardiens du temple qui me fait comprendre qu’en échange d’un peu d’argent je pourrais faire un portrait de lui. Je lui fais signe que non et refuse, ayant toujours refusé de payer pour une photo où je ne me sentirais de toute façon pas à l’aise dans cette pratique. Finalement le gardien, revient me poser la main sur l’épaule quelques minutes plus tard et m’embarque au milieu des colonnes. Il bredouille quelques mots d’anglais et moi, pas un seul d’arabe mais malgré tout, il me montre des alignements de hiéroglyphes entre le premier, deuxième et arrière plan dans la construction. C’est assez bluffant, scotchant et fou de voir à quel point les graveurs et architectes de l’époque prévoyaient absolument tout dans les moindres détails qui parfois, dépassent l’entendement. C’est fascinant de voir les alignements entre les illustrations pour donner un certain message à plusieurs dizaines de mètres entre eux. Finalement, la découverte se poursuit et je me retrouve tout seul avec le gardien à l’écart du groupe, un peu malgré moi mais malgré tout scotché par ce qu’il me montre.

Au bout d’une dizaine de minutes, je lui fais comprendre que je vais m’éclipser rejoindre le groupe. Il me fait signe de prendre une photo, je lui dis que je ne préfère pas s’il attend de l’argent, et me dit qu’il ne veut pas d’argent et finirai par repartir avec son portrait et son grand sourire quand il a découvert son visage sur l’écran de mon appareil. 🙂

LE TEMPLE DE LOUXOR

Le temple de Louxor est dédié à 3 divinités Amon, Khonsou et Mout. Il était relié au Temple d’Amon à Karnak par une ligne de 2,5km qui traversait toute la ville. Il est plus modeste que le complexe de Karnak avec ces 260m de long et 50m de haut, mais on le découvre sous les couleurs enflammées du coucher du soleil qui viennent embraser la roche du temple. Les contrastes et les teintes orangés transcendent le lieu, un puit de lumière ici, un rayon de lumière sur des hiéroglyphes par là puis les lumières qui viennent éclairer l’édifice à la nuit tombée. Le temple prend de sa superbe aussi vite que la lumière change.

À la nuit tombée, alors que les pierres sont encore chaudes mais que le noir commence à envelopper la ville, nous nous écartons pour aller déambuler dans les ruelles de la ville, entre épices, art et souk. On se sent téléportés et en train de nager en plein dépaysement.
Au bout de quelques heures, on finit par rejoindre nos cabines pour notre première nuit sur le Nil. Nous resterons à quai jusqu’au lendemain après-midi, pour poursuivre quelques visites le matin dans la région de Louxor… Même s’il nous tarde déjà à tous de commencer la navigation.

VOYAGE EN EGYPTE – JOUR 02 : DES COLOSSES DE MEMNON AU TEMPLE DE RAMSES III

5h du matin, Louxor s’éveille. Bercés par les clapots du Nil contre la coque du Steam Ship Sudan, le premier réveil de ce voyage en Egypte se fait sous la douceur des premiers rayons de soleil sur Louxor. Les montgolfières viennent parfaire la vue carte postale depuis la baie vitrée de notre cabine à l’avant du dernier bateau à vapeur à naviguer sur ce fleuve.
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LES COLOSSES DE MEMNON

On ne descend pas côté ville mais côté Nil pour prendre place à bord d’une barque pour rejoindre l’autre rive. La vitesse du bateau nous apporte juste ce qu’il faut de brise pour rafraîchir ce début de journée qui monte petit à petit en température. Le pied à nouveau sur la terre ferme, on prend alors la route pour aller voir l’un des monuments que j’attends le plus de ce voyage en Egypte : le temple de Ramsès III. Avant de découvrir cet édifice, on fait une halte (un peu au milieu de nulle part) pour saluer les colosses de Memnon qui se dressent au bord de la route et en plein milieu de champs de culture. Ces 2 statues d’une vingtaine de mètres chacune et taillées dans un seul bloc symbolisent l’entrée de l’Amenophium, le temple funéraire du roi Amenophis III. Seul hic, si l’on retrouve encore aujourd’hui des statues, stèles et autres objets enfouis dans le sol du site, les colosses de Memnon sont, eux, les seuls vestiges encore debout. Les pierres du temple ayant sûrement servies à construire d’autres édifices. Ce premier arrêt « vieille » pierre est le début d’une longue série. Les noms des rois, Dieux et autres édifices me replongent d’emblée dans l’imaginaire de l’égyptologue que je rêvais d’être à l’adolescence.

LE TEMPLE DE RAMSES III

Nous poursuivons notre route pour l’un des moments forts de cette première journée : la visite du temple de Ramsès III. L’arrivée au milieu des immenses parkings de bus nous rappellent qu’avant la révolution égyptienne de 2011, ce temple était pris d’assaut par des hordes de touristes. Je me souviens alors des photos argentiques que mes grands parents m’avaient montré au retour de leur voyage où l’édifice était noir de monde. Aujourd’hui, il n’en est rien, les touristes ont, malheureusement pour le pays, déserté la destination. Il nous semble comme privatisé tant il y-a peu de monde. C’est assez fou de pouvoir découvrir ces lieux chargés d’histoire aussi librement. On a le sentiment mitigé de savourer cet instant rare et en même temps, touché de savoir à quel point le tourisme dans le pays et ceux qui en vivent, souffrent de cette situation.
C’est fascinant et intimidant de se tenir là, debout, face à cet temple, plus de 3000 ans après la fin de sa construction. Situé à Medinet Habou sur la rive ouest du Nil, le temple dédié au pharaon Ramsès III mesure plus de 150m de long et regorge de petites portes, pièces cachées et de colonnes immenses. On se sent infiniment petit au milieu de ces blocs de pierre gravés de hiéroglyphes de toute part.
Après avoir salué une dernière fois le temple de Ramsès III, nous mettons les voiles vers un nouveau lieu, pilier de l’histoire égyptienne : les trois vallées. La vallée des Reines abrite les tombeaux des reines et de leurs filles, la vallée des Nobles accueille plus de 400 tombes de proches des pharaons et la vallée des Rois, quant à elle, est la nécropole des pharaons du Nouvel Empire.
La vallée des Reines comporte une petite centaine de tombeaux de reines et de leur filles issues des dix neuvième et vingtième dynasties. Seul une poignée de ces tombeaux sont accessibles aux touristes et on n’ose pas imaginer les trésors que certaines d’entre elles, non ouvertes au public, doivent abriter. Si nombres de ces tombeaux ont été pillés, il faut avouer que celles qu’on a eu la chance de visiter étaient époustouflantes de par leur état de conservation. Les couleurs des peintures et le niveau de détail après des millénaires à l’épreuve du temps, des pillages et des éléments, étaient vraiment incroyables.
Les estomacs commencent à s’agiter en ce début de voyage en Egypte, pressés de goûter à la délicieuse cuisine du chef. Nous rentrons au bateau, des souvenirs et des couleurs déjà plein la tête, pour se délecter du déjeuner et se laisser guider au fil du Nil direction Esna. J’ai passé des heures à scruter les rives du plus grand fleuve du monde. Le silence et le paysage incitent à la détente et au calme. Ce sont là les premières heures de navigation de ce voyage hors du temps. On est comme dans une bulle où l’on ne se soucie de rien, se laissant guider par l’embarcation sur les flots du Nil avec une belle bande de copains et un équipage aux petits soins. On s’affaire à bâbord pour scruter le passage du soleil derrière les montagnes environnantes avant de remonter sur le pont principal pour se laisser bercer et savourer ce moment, tous ensemble, insouciants et cheveux au vent.

La suite du récit de ce voyage en Egypte se continuera au fil de la navigation et des découvertes jusqu’à Assouan puis à la découverte du Caire, du Sphinx et ses pyramides très bientôt. Enfin, un gros coup de coeur pour la bande de blogueurs avec laquelle je suis parti : Anne et Kévin, Alice et Alexandre, Juliette et Gaetan, May et Anthony, Laëtitia et Samantha.


Un grand merci à l’agence Voyageurs du Monde pour ce voyage en Egypte vraiment magique.


Voyager en Israël

En octobre dernier, je suis parti voyager en Israël pour un long week-end pour fuir la grisaille et retrouver un peu de chaleur. Tel Aviv, Jérusalem, la mer Morte, le désert… Un pays qui me faisait rêver depuis mes premiers cours d’histoire. Je ne suis pas croyant mais l’histoire des religions est quelque chose qui m’a toujours fasciné. Bien que je n’ai pas un savoir incroyable à ce sujet, ça m’a toujours captivé. Lorsque l’office de tourisme m’a contacté pour me proposer d’aller voyager à Israël sur quelques jours, ce fut un grand oui. Je me suis documenté en amont pour savoir là où je mettais les pieds et suis parti bien décidé à avoir un aperçu de la destination. Est-ce que voyager en Israël se révèlera être comme dans mon imaginaire ?

Avant de voyager en Israël

En bref

Israël est à 4h30 de vol entre Paris et Tel Aviv.

Le déclage horaire est de +1h par rapport à la France.

L’argent local est le shekel : 1 Shekel israëlien = 0,26€ (à l’heure où j’écris ces lignes.)

8,6 millions d’habitants

Capitale : Jerusalem (mais elle n’est pas reconnue comme telle à l’international.)

 À l’aéroport 
Lors de notre arrivée à l’aéroport, arrivez au moins 3h à l’avance. Je ne respecte jamais ces délais habituellement mais là, c’est on ne peut plus nécessaire. Dès votre arrivée vous serez accueillis puis devrez patienter avant qu’on vous appelle, vous pose de nombreuses questions sur les raisons de votre voyage avant de vider l’ensemble de votre bagage cabine pour vérifier son contenu. C’est une procédure obligatoire et pour tout le monde, mais qui prend forcément du temps.
Sécurité
Lors de notre séjour en octobre 2016, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. On croise des gardes armées ça et là, mais rien de choquant et la gentillesse des locaux est là pour faire taire les a priori qu’on peut avoir.

Voyager en Israël : visiter Tel Aviv, entre vieille ville et quartiers branchés.

À peine arrivés à l’aéroport de Tel Aviv, nous filons direction l’hotel Crowne Plaza pour nous écrouler dans notre lit, bercés par les vagues de la Méditerranée. Réveil au petit matin, on se retrouve avec mes compagnons de voyage Samantha, Marine et Gérard pour une balade sur la plage devant l’hotel et la promenade le long de la mer. Quelle quiétude de voir le jour se lever, la chaleur méditerranéenne nous envelopper au fur et à mesure que le soleil s’élève dans le ciel. On est surpris et on hallucine d’être ici, avec ces airs de mini Los Angeles, tous ces gens dehors tôt le matin à faire leur sport à la plage, et ces hipsters aux quatre coins de la ville : ce n’était absolument pas cette vision d’une ville moderne que nous avions en venant à Tel Aviv. Quelle belle surprise à laquelle on ne s’attendait pas en venant voyager en Israël et encore plus à Tel Aviv !
Après cette belle balade, on avale un petit dej’ et on s’évade pour aller découvrir la ville historique: Old Jaffa. Vieilles pierres et ambiance méditerranéenne garanties, on se sent encore dans un autre endroit du pays. Tel Aviv est calme et hyperactive à la fois selon les endroits. La vieille ville nous apporte un peu de quiétude en surplombant la mer et en déambulants dans ses ruelles pavées pleines de charme. Les appareils photos déclenchent à tout bout de champs pour immortaliser la beauté du quartier. Peu de conseils à donner ici si ce n’est de flâner et prendre le temps de pousser la porte des boutiques et se laisser aller au fil des ruelles qui s’enchainent. Levez la tête pour admirer aussi les terrasses de certaines bâtisses et guettez les ouvertures dans les murs pour apercevoir le bleu azur de la mer par moment.
Nous finissons par quitter Old Jaffa pour rejoindre les quartiers plus modernes de Tel Aviv. En route, on s’arrête dans une ancienne gare réhabilitée avec des bars, lieux d’expos et pas mal de musique. Le coin où les jeunes israëliens branchés se retrouvent. La chaleur est déjà très présente, on en profite pour se rafraichir un peu avant de poursuivre notre découverte de la ville. Cette fois, on déambule à pieds entre les marchés, les rues commerçantes et les zones plus résidentielles. On s’attendait tous à découvrir une ville purement historique et finalement, cette ville assez européanisée nous réserve des tonnes de surprises. On piétine dans les allées bondées du marché couvert, on mangera le meilleur falafel de notre vie pour 2€, on entre et sort des boutiques et des marchands, on s’emerveille des couleurs et des parfums, on se prend Tel Aviv en pleine face pour notre plus grand plaisir. On se sent en sécurité et jamais inquiétés, on déambule à notre rythme sans jamais se soucier. Moi qui appréhendais quelque peu de venir « parce qu’on sait jamais ! », je suis tout de suite mis dans le bain et rassuré par l’ambiance et la gentillesse des gens. Les épices, les tissus, les produits cosmétiques bio au sel de mer morte, les falafels, les fruits et légumes… le marché et la ville toute entière tiennent nos sens en éveil. Je ne savais pas à quoi m’attendre en venant ici, la surprise est totale et positive. On s’accorde tous pour dire que c’était la meilleure entrée en matière possible pour appréhender la culture et la vie ici. Il nous tarde déjà de continuer à voyager en Israël et découvrir ce qui nous attend.

Voyager en Israël : le desert & la mer morte

Après ce bel aperçu de Tel Aviv, nous n’avons pas arrêté d’entendre que Jérusalem serait bien différente. Avant de nous en rendre compte par nos propres yeux, on fait d’abord un crochet par le désert de Néguev et la mer morte. Je ne vais pas trop m’étaler sur la mer morte car je n’ai pas du tout aimé. L’expérience est à vivre de se laisser flotter mais j’ai été frappé par la quantité de touristes qui pour la plupart n’en ont rien à faire de l’environnement fragile qu’est la mer morte. Les nombreux déchets et les enfilades de gros hotels pour riches russes m’ont répugné. Heureusement, le lever de soleil sur certaines portions un peu plus éloignées des hotels a un peu compensé la déception.
En revanche, j’ai eu un coup de coeur énorme pour le désert de Néguev lorsqu’on a roulé pour rejoindre la mer morte. Même si cette dernière fut décevante, le détour valait quand même la peine car la lumière et le paysage rouge et rocailleux qui nous a accueilli était tout simplement incroyable. On aurait aimé s’y perdre et rester une nuit à la belle étoile tant le lieu était magique et tant nous étions impressionnés face à lui. Les teintes changent au fur et à mesure que le soleil décline et même si la nuit pointe le bout de son nez, nous ne voulons pas partir, nous voulons savourer et en profiter jusqu’au bout de ces couleurs, de ce mélange de sable et de roche. Un paysage digne de mars au milieu duquel on a envie de se perdre et y passer des heures.
Le lendemain on poursuivra la découverte en partant tous les 4 en Jeep avec un chauffeur. Poussière assurée mais expérience validée ! On se fait secouer et on en prend plein le yeux dans le confort spartiate de la jeep multicolore et défoncée. On se faufile au fond d’un canyon, on trace sur une longue piste droite en faisant voler la poussière décollée du sol par les pneus du conducteur en furie. Le 4×4 vibre dans tous les sens et il finit par piler. On se croit au milieu de rien et finalement on s’aperçoit qu’on surplombe un immense canyon avec un panorama à 270°. La vue est à couper le souffle !
On se remet de nos émotions après cette balade en Jeep, direction la forteresse de Masada sous un soleil de plomb. Après avoir continué à longer la mer morte, le point le plus bas sur Terre, on arrive au pied de cette forteresse qui surplombe toute la vallée environnante. On emprunte le télécabine qui nous emmène au sommet et là on découvre un lieu complexe et avec une histoire vraiment riche.
La visite finie, nous prenons la direction de Jérusalem. Le guide nous offre un ultime détour au Wadi Qelt, aux portes de la ville. Un lien insoupçonné et au panorama une nouvelle fois : magique. On aperçoit la ville tout au fond en fronçant les sourcils. On savoure ce paysage à perte de vue, cabossé d’un nombre de dunes incalculable. Je crois au fond que c’est surtout le désert que j’étais venu chercher en me décidant à voyager en Israël et je dois bien reconnaître que j’en prends plein les yeux. L’immensité, la quiétude, les couleurs, une vraie sensation de calme et de liberté.

Voyager en Israël : à la découverte de la ville historique de Jerusalem

C’était l’une des autres raisons pour lesquelles j’avais envie de voyager en Israël. Un lieu chargé d’histoire, incontournable si on vient dans le pays. Jérusalem, la ville Sainte. Croyants ou non, je pense qu’il y-a vraiment de quoi satisfaire tout le monde. La vieille ville n’est pas immense mais y consacrer 2 jours pour pleinement prendre le temps de découvrir certains monuments me parait être un bon timing. Nous n’avions qu’une journée sur place donc ce fut une visite express mais néanmoins surprenante et qui donne envie de revenir y passer plus de temps. À Jérusalem, on côtoie les 3 principales religions, on passe du quartier juif au quartier musulman en passant par celui des chrétiens. Chaque nouveau quartier bouillonne et laisse place à une nouvelle culture, des nouvelles couleurs, des nouveaux rituels et de nouvelles surprises. On se laisse aller au gré de nos envies, avec le chemin de croix du Christ comme fil rouge de cette visite.
J’ai vraiment apprécié de débuter cette découverte de Jérusalem par une vue sur la ville depuis le Mont des Oliviers. Lieu qui a une importance différente dans chaque religion, je vous laisse faire votre travail de recherche sur internet en fonction de celle dont vous êtes le/la plus proche. Nous sommes arrivés juste à temps pour assister au coucher du soleil et c’était vraiment le meilleur moment. On a vu le soleil s’éclipser derrière la colline qui entoure la ville et baigner les monuments avec une lumière rougeâtre vraiment superbe.

Le lendemain, notre dernier jour complet à Israël, direction la vieille ville. Durant ces quelques heures, on marche beaucoup au gré des ruelles, des monuments plus célèbres, des lieux sacrés et des souks et petites échoppes. On suit le chemin de croix comme fil rouge à notre visite, mais plutôt dans une logique désordonnée pas très logique. On redécouvre les couleurs et les odeurs du marché de Tel Aviv, on s’arrête pour entrer dans une synagogue, une église, on arrive sans s’y attendre face au célèbre mur des lamentations. Les hommes à gauche, les femmes à droite. De mon côté, en passant quelques minutes près du mur, j’ai vraiment été scotché par l’ambiance qui y règne. La force du lieu est saisissante. Dans le coin au fond, un jeune adolescent, s’isole et récite ses prières et ses voeux. Là bas, un jeune homme, 25 ans tout au plus, assis sur une chaise, main contre la pierre du mur, s’adonne à la même pratique. J’en compte par dizaine, tous dans un état presque second. C’est puissant à voir, on se fait tout petit et tranquille.
On reprend notre découverte de la ville, on aperçoit le dome du rocher (comment le manquer ?), on va à l’église du Saint Sépulcre, bien que pleine de touristes, l’intérieur est fascinant et vraiment à voir. En temps normal lorsqu’on voyage c’est plutôt Samantha la fan de vieilles pierres, histoire et petites ruelles et moi plutôt la nature mais là il faut avouer que la magie « Jérusalem » a opéré sur nous deux. On avait envie de voyager en Israël depuis pas mal de temps et même si nous aurions aimé y rester plus longtemps, cet aperçu nous a donné envie d’y revenir et s’y attarder davantage. On poursuit la visite au gré de nos envies parmi les ruelles et les marchands. Nous continuons à nous émerveiller face au charme indéniable de cette ville. On en manque pas une miette malgré le peu de temps qu’il nous reste. Cette ville tient toutes ses promesses et me donne déjà envie de revenir en découvrir plus. Moi qui ne suis pas musée et visite guidée, j’avoue avoir qu’une envie c’est y retourner pour une visite ultra poussée pour en découvrir plus sur l’histoire des lieux, les rôles qu’ils ont eu et quelles sont leurs places dans notre Histoire et celle des religions.

Voyager en Israël : et pourquoi pas ?

Le voyage touche à sa fin, après ces quelques jours fabuleux au milieu d’une Israël insoupçonnée, il est l’heure pour notre petit groupe de 4 de reprendre un vol (très) matinal, direction l’aéroport de Paris, des souvenirs plein la tête. Je ne suis en général pas un adepte de voyager avec un guide car j’aime faire les choses par moi même, mais pour voyager en Israël, je ne peux que vous encourager que très fortement à prendre un guide avec vous. Il y-a une telle histoire et tant d’anecdotes et faits historiques que ça serait passer à côté d’une grande partie du voyage que de s’en priver tant nous en avons appris durant ces quelques jours.
Pour prolonger le voyage, je vous invite à découvrir les articles de mes compagnons de voyages : Marine, Samantha et Gérard.

 


Merci à l’Office de Tourisme ainsi qu’à Article Onze pour l’invitation lors de ce voyage.


FINLANDE | Voyager en Laponie à l’automne

Voyager en Laponie faisait parti de ces voyages qui me faisaient rêver depuis longtemps. Le mode de vie dont on entend tant parler dans les pays nordiques, les aurores boréales, la mythique Laponie, le village du Père Noël… les images et les clichés se font et se défont sans vraiment savoir quoi en attendre.

En septembre dernier, je partais voyager en Laponie Finlandaise pour découvrir les premières couleurs de l’automne, une période aussi appelée « Ruska ». Riche de cette expérience et après un tel coup de coeur pour cette région, je vous livre mon récit de voyage et des idées de choses à faire, à vivre et à voir si vous décider de partir voyager en Laponie.

J’ai fait mon sac et paqueté plus de matériel photo que de vêtements. Je me suis mis en route pour ce périple direction l’aéroport de Kittilä, delà du cercle polaire arctique, via une escale à Helsinki.

La nuit à peine tombée, je pose le pied sur le tarmac de l’aéroport et m’apprête à vivre à fond ce voyage en Laponie Finlandaise. Assis derrière la vitre, je vois les lampadaires défiler et m’éblouir le long de la route qui serpente au milieu d’une forêt de bouleaux. Les troncs fins et écorchés avec leurs écorces branlantes me plongent d’office dans l’univers lapon que je m’apprête à explorer au cours des jours qui arrivent.

Depuis mon siège, je me prends à scruter la cime des arbres qui défilent en espérant apercevoir ma première aurore boréale. En vain. Mais je continue, inlassablement, à me rattacher à ma patience  et croire en ma chance.

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Je m’installe dans ma chambre, découvre le sauna personnalisé et ne soupçonne pas encore à quel point je vais tomber amoureux de ce moyen de détente. Avant de venir, j’avais repéré sur une carte qu’il y-avait un grand lac qui pourrait être un sujet idéal si les aurores boréales pointaient le bout de leur nez. Je prépare mon sac, mes vêtements les plus chaud et de quoi m’hydrater et pars à pieds pendant quelques dizaines de minutes à la lueur de ma frontale déambuler sur les bords du lac Aklassompolo.
À peine sorti de ma chambre, j’aperçois une tâche blanche mouvante dans le ciel. Je n’ose pas y croire et me dis que ça y-est ce jour tant attendu est peut être arrivé. Le spectacle de la et des nuits qui s’en suivent vous pouvez le voir sur cet article et celui là… tout ce que je peux dire c’est que ce voyage en Laponie Finlandaise n’aurait pas pu commencer de plus belle façon.
JOUR 01 : Randonnée et kayak en Laponie Finlandaise.

Réveil au petit matin, les yeux collés mais encore émerveillés par le spectacle de la nuit d’avant. Le temps d’avaler un petit déjeuner, j’enfile mon sac à dos et pars découvrir la région d’Äkäslompolo à côté d’Ylläs. Un pas, puis deux puis trois et cette première journée complète de voyage en Laponie Finlandaise est lancée. On ramasse quelques baies sauvages, on déambule au milieu de ces forêts aperçues la veille derrière ma vitre. La flore arbore encore fièrement la rosée du petit matin et les ruisseaux s’écoulent au milieu des parterres de mousse qui commencent à rougir en ces premiers jours d’automnes. Le feuillage jauni et orangé des bouleaux tranche nettement avec le bleu du ciel qui nous accompagne tout au long de cette journée.

Pas de grosse montagne ici, seulement des collines, qui laissent rêveur le VTTiste en moi. Le guide m’explique qu’en 2017, la Finlande ouvre une partie de ses parcs aux pratiquants du VTT, fat bike,etc… ce qui me donne instantanément l’envie de revenir pour me balader sur les singletracks de la région. Bien que l’altitude soit faible, on voit très bien les couches sur la montagne, avec le bas rempli de bosquets, d’arbres et de baies, puis plus on monte plus on trouve des gros blocs de roches et plus la végatation disparait pour laisser place au bois mort et à la caillasse. Le sommet est pelé et arrivée là haut nous permet de surplomber toutes les plaines avoisinantes avec une vue imprenable sur le lac Kesänki sur lequel on ira pagayer un peu plus tard. La vue est à couper le souffle et l’air est d’une pureté rare. Que c’est bon d’être ici.

Faire du canoë en Laponie Finlandaise

 J’attendais cette activité avec impatience. Après être redescendu des monts où nous randonnions le matin même, on fait un petit arrêt pour manger dans une cahutte de bois dont les Finlandais rafolent : saucisse sur le bout du pic à faire cuir dans le feu qui trône au centre de la cabane, saumon fumé et chocolat local en dessert. C’est l’estomac rassasié que nous nous mettons en route vers le lac Kesänki, pour s’adonner une sortie canoë en faisant le tour du lac. Voyager en Laponie c’est aussi ça, pas seulement le chien de traineau et les aurores boréales. Le pays regorge de centaines de lacs et c’est vraiment l’un des lieux et moments les plus relaxants qui soit quand on part voyager en Laponie.

On part à deux avec Eva de Visit Finland, pour débuter notre chevauchée autour du lac Kesänki sur notre beau canot. La forêt qui embrasse le lac se pare déjà de ses couleurs d’or, il n’y-a aucun bruit, pas même un oiseau et c’est déroutant, seul le son de la pagaie qui plonge et le souffle de la coque qui fend les eaux viennent interrompre ce silence de plomb mais ô combien appaisant. Après avoir découvert le lac vu d’en haut, c’est bon d’être à fleur d’eau et à l’orée des bois pour se sentir en immersion avec ce paysage si captivant.

JOUR 02 : Visite d’une ferme de rennes et glamping dans un dome sous les aurores boréales.

Après une nouvelle nuit sous les aurores boréales, réveil au petit matin pour aller approcher les rennes, en découvrir plus sur la culture same puis découvrir les « auroras domes » pour faire du glamping dans un cadre de rêve. On rencontre Py-ry, la manager des lieux pour un rapide tour du propriétaire avant d’aller rejoindre le coeur de la ferme. À deux pas du lac et entouré de cette forêt qui jaunit et rougit au fil des jours, c’est ici l’occasion d’approcher les rennes. J’en avais déjà vu lors de mon périple hivernal en Norvège il y-a quelques années, mais les voir ici à nouveau fait vraiment quelque chose. Bien qu’aujourd’hui, tous les rennes appartiennent à des propriétaires des terres, ils peuvent toujours se promener et vivre où bon leur semble. Il faut l’avouer, je préférerais quand même m’échapper en pleine nature pour les observer libres et sauvages. La période de migration doit être absolument magique d’ailleurs.

Après les rennes, on découvre une maison-musée qui explique les coutumes sames, et la tradition des gardiens de troupeaux de rennes… un vrai bond dans le temps et dans leur culture. Entre fabrication d’outils, de vêtements à partir de peaux et légendes, technique de rassemblement, de comptage… moi qui ne suis pas un grand fan des musées, c’était assez fascinant d’en apprendre plus sur ce métier.

Enfin, pour clôturer cette nouvelle belle journée, on se rapproche du lac pour découvrir pour la première fois ces « aurora domes » en plein jour. Leur particularité ? Vous permettre de dormir dans un dome sous les aurores boréales. Rien que ça. Je ne vais pas m’attarder plus longuement dessus si ce n’est que l’ambiance calme et apaisante nous enveloppe, les gestionnaires des lieux offrent même des séjours « déconnexion » sans réseau, sans smartphone ni internet et il faut avouer, que dans ce cadre là, je veux bien tout oublier et juste me laisser aller au gré des clapotis du lac contre la structure du dome, au crépitement du feu à la nuit tombée et au souffle du vent le soir sous les aurores boréales. Ce n’était pas prévu au départ mais j’ai finalement eu la chance de pouvoir dormir dans l’un de ces domes et ce fut assurément l’une des nuits les plus magiques que j’ai pu vivre.

JOUR 03 : Journée rafting, sauna et jacuzzi.

Après cette nuit magique dans le dome sous les aurores boréales, voyager en Laponie m’aura rappelé pourquoi j’aime tant cette région au dessus du cercle polaire et les beaux souvenirs s’entassent déjà, à l’aube de ce troisième jour. Ce matin, l’eau est fraîche dans la rivière à la frontière entre la Finlande et la Suède, dans quelques heures nous irons la goûter entre deux sessions de saunas mais d’abord il est l’heure d’enfiler le ciré et les bottes. (Je ressemble à un vrai playmobil!) On fait parti des plus téméraires pour une session rafting. Bon en réalité, c’était vraiment accessible et très facile, mais j’aime toujours autant cette sensation sur les rapides avec le bateau qui se déforme sous le choc avec les vagues. Le smile est rivé sur mon visage du haut en bas de la descente de quelques kilomètres.

Quelques heures après, nous voilà revenus pour un programme des plus intenses pour tester le sauna et le jacuzzi extérieur. Dur. J’ai eu une vraie révélation et un énorme coup de coeur pour le sauna. C’était la première fois que je testais un sauna digne de ce nom, et en temps normal, je ne suis pas un grand fan de chaleur extrême mais là, j’ai vraiment adoré. Cette sensation de sortir propre, d’avoir la peau qui transpire et respire et de me jeter dans le lac ou la rivière glacée avant de courir se remettre dans le sauna. Quelques minutes au creux du hamac dans le jardin d’Aurora Estate au bord de ce lac Ylläsjärvi immaculé pour clore la journée avant un bon repas, il n’en fallait pas plus pour me combler.

JOUR 04 : Rencontrer les huskies & chiens de traineau

Dernier jour après ce court séjour à voyager en Laponie, direction le plus grand chenil de huskies au monde. Plus de 400 chiens sont hebergés, nourris, blanchis, calinés et entrainés pour les courses de chiens de traineau. Lors de la visite (45min env.) on apprend comment fonctionnent les compositions des meutes, comment vivent les huskies et comment ils sont entrainés. Le highlight reste évidemment la partie avec les chiots, mais ça j’ai pas besoin de le préciser 🙂

INFOS PRATIQUES POUR VOYAGER EN LAPONIE FINLANDAISE
Comment aller et voyager en Laponie Finlandaise ?

L’aéroport le plus proche est celui de Kittilä, situé à environ 80km d’Ylläs. Il y-a des vols au départ de Paris, Lyon et autres grandes villes avec une escale à Helsinki.

Le mieux reste ensuite de louer une voiture pour rejoindre ce coin là et profiter pleinement de la Laponie. Vous pouvez aussi prendre un bus depuis l’aéroport (15€ l’aller / adulte sur réservation.) de/à Äkäslompolo et Ylläs.

La monnaie locale est aussi l’euro €. La carte de crédit est très largement acceptée.

N’hésitez pas à relire mes conseils pour photographier les aurores boréales avant de partir pour ne pas manquer les images le jour J.

Quelles activités faire en Laponie Finlandaise ?

SAUNA, DÉTENTE

Aurora Estate

Tirroniementie 4C
95980 YLLÄSJÄRVI

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HARRINIVA HOTELS & SAFARIS

Harrinivantie 35
99300 MUONIO – LAPLAND
FINLAND

Où dormir en Laponie Finlandaise ?

YLLÄS

Lapland Hotel Äkäshotelli
Äkäsentie 10
95970 Äkäslompolo
+358(0) 16 553 000

GLAMPING DANS UN DOME SOUS LES AURORES BOREALES

HARRINIVA HOTELS & SAFARIS

Harrinivantie 35
99300 MUONIO – LAPLAND
FINLAND

Ce carnet de voyage en Laponie Finlandaise touche à sa fin, j’espère qu’il vous aura plu et donner envie de voyager en Laponie et en Finlande. Un immense merci à Visit Finland, Visit Yllas et TMC Echos de m’avoir invité et permis de découvrir la Laponie sous les premières couleurs de l’automne… c’est sûr j’y retournerai. Ce voyage m’a mis l’eau à la bouche pour découvrir la Laponie en hiver. 🙂


À la recherche de (micro)aventures sur et en dehors des sentiers, toujours un appareil photo à la main. 

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