Week-end outdoor et VTT aux Ménuires

Le week-end dernier, je suis parti pour un week-end VTT aux Ménuires, invité par la station savoyarde pour venir la découvrir en version été. C’est un secret pour personne, je suis un amoureux de la nature et j’essaie de passer un maximum de temps en montagne. Je suis parti avec Alex, mon meilleur pote depuis la fin des années collège, avec qui j’ai connu mes premières sorties VTT il y-a plus de 10 ans. Le rendez-vous était donné à 8h en ce vendredi matin. Alex passe me récupérer, on charge les duffle bags, le matos photo et les protections dans le coffre et on s’échappe de Lyon pour 3 jours au vert. 2h30 de route plus tard, nous voilà au pied de la Croisette, la place centrale de la station, prêt à profiter de ce week-end VTT aux Ménuires.

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Préparer et partir en road trip aux USA

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Préparer et partir en road trip aux USA c’est s’apprêter à être émerveillé par les paysages à chaque nouveau virage. Un road trip aux USA c’est goûter au plaisir de la route et découvrir un pays dont on entend tant parler et qui regorge de lieux incroyables qui vont vous éblouir. Après avoir passé 6 mois à parcourir l’Australie en van, je me suis laissé tenté par les USA pour poursuivre ma passion pour les road trips. Après plus de 15 000 miles cumulés sur les routes américaines que ce soit en longeant la côte Ouest de Seattle à la Californie, en découvrant les états du Washington et de l’Oregon, ou en roulant à travers le Montana, l’Idaho, et le Wyoming. Aujourd’hui, j’ai décidé de partager mes conseils et mon retour d’expérience pour bien se préparer et partir en road trip aux USA. C’est depuis devenu mon mode de voyage préféré, chaque nouveau départ, la même excitation. Prendre le temps de rouler sans but, s’arrêter sur le bord de la route pour admirer le paysage, faire des photos et toucher du bout du doigt le mot liberté, à l’américaine !

On a vu des orques, dormi dans une cabane triangulaire dans le Washington, suivi la Salmon river et poursuivi les ghosts town de la grande époque des USA et bien d’autres choses. Voici quelques conseils accumulés au fil des miles, mon expérience de la route pour vous aider à préparer votre prochain road trip. 

[/vc_column_text][vc_column_text]SOMMAIRE

L’article étant assez long, voici un sommaire pour aller directement vers la partie qui vous intéresse.[/vc_column_text][vc_row_inner row_type= »row » type= »full_width » use_row_as_full_screen_section_slide= »no » text_align= »left » css_animation= » » box_shadow_on_row= »no »][vc_column_inner width= »1/3″][vc_column_text]

PREPARER LE ROAD TRIP


 

 


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SE DEBROUILLER SUR PLACE


 

 

 

 


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INFOS PRATIQUES INDISPENSABLES


 

 

 

 


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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : COMMENT PLANIFIER SON VOYAGE ET SON ITINERAIRE ?

 


L’itinéraire

Si vous avez envie de partir en road trip, il est probable que vous ayez déjà une idée de la destination suite à des images vues ou des échos d’autres voyageurs. Pour planifier mes roadtrips, en général, j’ai déjà l’idée de la région à cibler. Je suis fan du nord ouest américain pour ses forêts épaisses, l’ambiance mystique de la brume au petit matin, la diversité des paysages autour de la montagne, pour ses nombreuses rivières et lacs, mais je dois avouer l’aridité de l’Arizona, la côte californienne et plus généralement l’ensemble des USA me font de l’oeil. Pour se décider, les images jouent un grand rôle dans ma décision, que ce soit, Instagram, les vidéos ou encore Pinterest par exemple. Une fois la région ciblée, j’essaie de tracer une itinéraire approximatif sur Google Maps pour avoir un ordre d’idée de la distance et du temps de route qu’il impliquerait.

À partir de là, un guide voyage peut être top pour donner des infos sur des coins à voir, Roadtrippers est aussi un site vraiment pratique pour planifier ce type de voyage. On trace son trajet et le site se charge de nous renseigner à propos des lieux à voir autour d’un certain périmètre de notre trajet. Il permet aussi d’évaluer le temps de trajet global et par étape, et la consommation estimée d’essence. Très pratique pour estimer le budget carburant à l’avance et si l’itinéraire qu’on a en tête est réalisable dans le temps que l’on a sur place, attention à ne pas prévoir trop de temps de conduite quand même pour avoir le temps de profiter sur place et ne pas vous retrouver à avoir été trop gourmands et être frustrés de ne pas pouvoir plus en profiter.

À noter que les détours occupent une grande partie des voyages et ne doivent pas être négligés pendant les préparatifs. L’itinéraire s’affinera au fur et à mesure que les préparatifs avanceront et préparez-vous à le chambouler sur la route. Néanmoins, il est d’usage pendant les préparatifs de toujours rajouter une marge à la distance estimée, pour tomber dans la bonne fourchette. Les petits détours de quelques kilomètres se transforment vite en grandes distances. Par exemple, lors qu’on prévoit un road trip d’environ 3000km sur Roadtrippers ou Google Maps, je rajoute d’office 1000km au budget à ce qu’on a en tête. Ça c’est toujours confirmé jusqu’à présent puisque toutes nos estimations avec la marge ont systématiquement été proches de la réalité. Ça peut paraître beaucoup, mais finalement ça va très vite !

Les billets d’avion

Une fois qu’on a ciblé la région, on peut s’atteler à la réservation des billets d’avion. N’hésitez pas à comparer les tarifs d’un aéroport à l’autre, souvent un road trip peut être fait dans un sens mais aussi dans l’autre et si la différence de tarif est vraiment importante, ça peut valoir le coup de le re-penser légèrement. Par exemple, pour nos voyages dans le Nord Ouest américain, on a souvent comparé les tarifs entre l’arrivée d’un vol vers Seattle, San Francisco et même Vancouver (Canada), Vancouver étant à seulement 150km de Seattle. Finalement, pour chacun de nos périples, Seattle s’est toujours avéré être le moins cher mais, n’hésitez pas à comparer.

Les formalités d’entrée

En plus de l’habituel passeport en cours de validité, pour avoir le droit d’entrer sur le territoire américain, il vous faut également l’ESTA. C’est un formulaire à remplir en ligne qui délivre un visa valable 3 ans à partir de la date de demande. Il coûte 14$ et permet de rester 90 jours maximum par voyage sur le sol américain.

Attention aux arnaques, de nombreux sites cherchent à escroquer pour gagner de l’argent en facturant plus cher, voici le site officiel du gouvernement de l’ESTA.

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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : LOUER SA VOITURE / VAN DE LOCATION

 


Partir en road trip aux USA, c’est toucher du bout du doigt le rêve américain, goûter à la liberté qu’offre la route, s’arrêter où on veut, aller là où bon nous semble, être libre de voyager comme on l’entend. Voyager en voiture / van et dormir dedans ajoute une dimension supplémentaire au voyage et permet de dormir face à des vues incroyables, se garer à la lumière des phrares et découvrir le paysage au petit matin au petit déjeuner au lever du soleil, assis dans le coffre du van. Ah et la bonne nouvelle, c’est que l’essence n’est pas chère aux USA.

Louer une voiture / van

Ça y-est, l’excitation monte, vous avez pris vos billets et donc la date du voyage est fixée ! L’étape suivant consiste à réserver la voiture ou le van de location. Tout d’abord, sachez que le coût ne sera pas le même si vous prenez la voiture dans une agence d’une ville A et la rendez dans une ville B.Vérifiez les conditions d’une compagnie de location à l’autre, les écarts peuvent être décisifs dans un choix final. Par ailleurs, une agence ne peut jamais s’engager sur un modèle exact, c’est toujours pour une catégorie de véhicule, quoi qu’il en soit, assurez-vous d’opter pour un kilométrage illimité, c’est très souvent le cas, mais pensez à vérifier que c’est bien le cas sur le contrat de location. Pour la location de voiture, prenez le temps de comparer les tarifs chez tous les loueurs, les différences peuvent être assez hallucinantes parfois. Les plus répandus aux USA sont Alamo, National, Avis, Hertz, Dollar ou encore Budget, vous pouvez comparer sur leurs sites mais souvent les meilleurs tarifs se trouvent sur les comparateurs de voitures de location.

Pour le type de voiture, plusieurs choix s’offrent à vous :

  • Voiture de location (type compacte / berline) et nuit en motel / tente ou en louant chez l’habitant.

L’avantage est que le coût de la location est inférieur au 2 options suivantes en revanche, le coût de l’hébergement en motel ou via location chez l’habitant se retrouve plus élevé. Si vous prévoyez de dormir en tente en plein été, ça peut être le bon plan économique en dormant dans les parcs nationaux et state parks.

  • Voiture de location (type familiale / van) et nuit dans la voiture.

C’est ce que nous faisons à chaque fois en voyage. La location coute un peu plus cher qu’une compacte ou berline, en revanche, on bénéficie du confort de la grosse voiture familiale américaine type Chrysler Town & Country ou Dodge Grand Caravan pour conduire mais aussi, pour son côté spacieux pour le rangement et la nuit. La Town & Country et la Grand Caravan sont les deux mêmes modèles avec simplement une carrosserie et une marque différente, sinon ce sont les même chassis et les mêmes intérieurs. Leur grand avantage est qu’on peut coucher les sièges arrières pour qu’ils s’enfoncent dans le plancher de la voiture et ainsi être à plat pour dormir. Toutefois, il faudra s’équiper d’un matelas et sac de couchage pour dormir, mais pas de panique, c’est bien moins compliqué que ça n’y parait. Je détaille tout juste en dessous.

  • Van de location tout équipé / camping cars.

Certaines sociétés proposent une offre toute inclus avec des vans ou camping cars de location qui intègrent le van, avec un lit déjà aménagé à l’arrière et une petite cuisine et quelques accessoires pour le road trip. La solution est plus onéreuse mais a le mérite d’être pratique et de ne pas avoir à se soucier de la logistique pour s’installer et dormir dans sa voiture.

Peu importe la solution, la saison à laquelle vous allez voyager sera cruciale pour savoir à quel point dormir dans la voiture sera ou non une bonne expérience. Pour une première fois, je vous conseille de privilégier les beaux jours pour ne pas avoir froid la nuit. Juin à septembre ne devrait pas poser de problème, mais encore une fois, les USA étant un pays vaste, pensez à vérifier les températures à la période où vous voyagerez. Quoi qu’il en soit opter pour une ou quelques nuits en motel, n’est pas très onéreux, est un plus pour un petit break confort avec une vraie douche et un vrai lit de temps en temps au milieu d’un road trip.

Si vous ne vous sentez pas de dormir en van / voiture, ça ne veut pas dire que le road trip ne vous convient pas. Au contraire, on trouve pléthore de motel / hotel sur la route, pour quand même profiter de la liberté qu’apporte la voiture mais avec le confort d’un bon lit la nuit.

Quelles options choisir et refuser à la location?

Une fois que vous avez choisi votre voiture, vient la proposition de toutes les options possibles et imaginables, que ce soit directement au comptoir de l’agence ou sur les sites internets. Assurance, GPS, plein du véhicule, siège auto, etc….

L’Assurance

Les mots sont un peu barbares mais ce n’est pas si compliqué. Les deux première sont obligatoires :

CDW / LDW – Collision Damage Waiver / Loss Damage Waiver : il s’agit de l’assurance collision et dommages sur le véhicule. Elle est indispensable, même si on croit qu’il nous arrivera rien, un demi tour un peu précipité en pleine nuit sur une petite route et le phare arrière qui vient embrasser le muret en pierre est très vite arrivé. Je ne l’avais pas prise et bien, bye bye les 150€.

LI / TPL – Liability Insurance / Third Party Liability : c’est la responsabilité civile de chez nous pour faire court. Pensez à vérifier le plafond de la couverture sinon une option est proposée pour augmenter – je vous la recommande chaudement. En cas d’accident avec des blessés ou en cas de passage devant la justice, les frais deviennent astronomiques et c’est cette assurance qui couvrirait.

Les autres assurances sont plus optionnelles et pour la plupart pour la protection de vos effets personnels en cas de vol par exemple. Pensez à vérifier aussi les détails de la couverture de votre carte bancaire si vous possédez une carte premium type VISA Premier ou Mastercard Gold. Je l’utilise énormément et c’est mon assurance de choix en voyage. Pour ma part, elle couvre une vaste majorité de mes besoins. Toutefois, je conseille quand même l’option du rachat de franchise au moment de la location, car souvent le coût de la franchise est divisé par 3 voire 5 grâce à cette option selon les loueurs et c’est non négligeable en cas de besoin de réparation du véhicule.

Option second conducteur

On est tenté d’en noter qu’un seul comme conducteur principal et de laisser le volant à l’autre de temps en temps, mais je vous recommande vraiment d’ajouter un deuxième conducteur sur le contrat de location. Les miles défilent vite sur un road trip et un coup de fatigue peut vite arriver, c’est toujours appréciable de pouvoir se partager la conduite. C’est à vous de voir.

Rendre la voiture de location avec le réservoir vide ou plein ?

D’un point de vue économique, préférez la rendre réservoir plein. Que vous louiez en centre ville ou à l’aéroport, on trouve très souvent des stations services autour de ces lieux, il est donc très facile de s’arrêter 5 / 10 minutes avant de rendre la voiture pour faire le plein. L’option réservoir vide est assez chère par rapport au prix du carburant dans une station service normale mais permet de ne pas se soucier de l’essence le dernier jour (quoi qu’il faille essayer d’arriver avec le réservoir le plus vide possible, ce qui n’est pas évident). Je vous conseille vivement de la rendre le réservoir plein, ça ne vous prendra que 5 minutes avant de la rendre mais vous ferez des économies par rapport à l’option.

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   R o a d  B o o k   

(Infos en vrac pour préparer et partir en road trip aux USA au volant d’une voiture)

Si vous voulez voyager entre deux pays – exemple : USA et Canada, pensez à vérifier que le contrat de location vous permet de faire entrer la voiture dans l’autre pays.

La nuit, peu importe la température, laissez un demi centimètre de fenêtre ouverte pour que l’air se renouvèle dans la voiture pour assurer une bonne circulation de l’air mais n’ouvrez pas trop, pour éviter toute visite incongrue pendant la nuit.

Arrivé à la pompe, vous ne savez pas si vous devez mettre du Unleaded ou du Diesel. La plupart des voitures de locations (même les grosses) sont en Unleaded (l’équivalent du Sans Plomb de chez nous), mais dans le doute, pensez à demander à l’agence de location avant de prendre la route. Sinon, l’info est souvent écrite dans la trappe à essence.

Dans certains états comme l’Oregon, on ne fait pas le plein soi même, on doit attendre qu’une personne vienne le faire pour nous. C’est la loi, ne cherchez pas à le faire vous même, la personne vous demandera si vous voulez faire le plein « fill up the tank » ou si vous voulez mettre un certain montant.

Conduire aux USA, c’est facile. Respectez les limitations et suivez votre bon sens, mais il n’y-a pas de difficulté particulière. En plus, la quasi totalité des véhicules de location sont équipés d’une boite automatique et du « cruise control » (limitateur de vitesse) : idéal pour conduire zen sur les longues lignes droites des highways.


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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : AMÉNAGER UNE VOITURE DE LOCATION POUR DORMIR DEDANS

 


Si certains voyageurs aménagent un van avec toutes les commodités pour voyager avec à l’année, cette option ne convient pas pour une majorité d’entre nous puisque ça implique d’acheter le van.

Voici donc quelques conseils pour aménager facilement et à moindre frais une voiture de location sans faire de changement qui vous couterait la caution de la location. Evidemment quand on fait le choix de ce type de voyage, il en faut pas s’attendre au confort d’un vrai lit, mais on arrive tout de même à trouver son petit confort et surtout la liberté qu’apporte le fait de dormir où on le souhaite, fait bien vite oublier le confort sommaire d’une nuit en voiture.

Tout commence dès le départ, où il est préférable de partir avec des bagages souples type sacs à dos ou Duffle Bags plutôt que des valises qui seront rigides et occuperont beaucoup de place dans la voiture. Comme on l’a vu plus haut, pour prétendre pouvoir dormir dans une voiture de location sans devoir tout démonter, il faut privilégier une grande voiture familiale. Nous sommes toujours partis avec une Chrysler Town & Country ou une Dodge Grand Caravan. La surface intérieure du « lit » fait environ 1,25m de large par 1,80m de long (entre le coffre et les sièges arrières non repliables.) dans ces modèles.

Ce n’est pas assez large pour mettre un matelas pneumatique double et trop large pour un matelas pneumatique simple qui fait généralement 90cm de large. L’idéal serait donc un matelas pneumatique d’1m20 de large qui assurerait un confort optimal avec souvent plus de 15cm d’épaisseur et un vrai confort. Le revers de la médaille, c’est qu’il sera un peu plus encombrant et plus lourd qu’un matelas de randonnée, mais le confort sera nécessairement meilleur. Autre solution : les matelas de randonnée ! C’est ce que nous avons fait pendant 2 semaines dans le Montana et l’Idaho. Ils ont l’avantage d’être légers (< 500g) et très compacts et donc n’impactent en rien le poids limite de votre bagage en soute avec la compagnie aérienne. Ils sont très faciles à transporter en avion et c’est un vrai plus, la contrepartie, c’est un confort un peu plus spartiate comparé à un matelas pneumatique. Il faudra voir ce que vous préférez : portabilité et poids ou le confort.

A noter : Si vous mesurez plus d’1,80m, il faudra en revanche, envisager une taille de voiture au dessus, ou démonter la première rangée de sièges arrières (quelques boulons à dévisser, rien de très compliqué) qui ne peuvent pas se ranger dans le sol, pour les plaquer le plus possible contre les sièges avant et ainsi gagner facilement 20 à 30cm. Si vous le faites, pensez à les re-fixer avant de rendre la voiture à l’agence de location.

En dehors de la première rangée de sièges arrières, qui eux se replient sur eux mêmes mais ne s’enfoncent pas dans le plancher, les autres rangées de sièges se replient et s’enfoncent dans le plancher pour former un sol complètement plat sur lequel on pourra venir installer le lit pour le voyage. On dispose d’abord une couverture toute simple ou couverture de survie comme couche isolante (les deux sont très faciles à trouver dans des magasins comme Walmart ou Target et ne coûtent presque rien.) sur laquelle on viendra ensuite installer le(s) matelas. Une fois les matelas installés et gonflés, on déroule les sacs de couchage, on préfèrera chacun dormir dans son sac de couchage si les températures sont fraîches ou alors les zipper ensemble pour les températures plus douces si vous êtes deux.

Plus que les courses et… en route !

Les sacs sont chargés dans la voiture, et vous avez déjà sommairement installé votre espace intérieur. Avant de tailler la route et vivre votre rêve, une première pause s’impose ! Votre mission ? Faire des courses ! Eh oui, vivre sur la route, c’est aussi tâcher d’être autonome sur l’eau et la nourriture au maximum. Même si on aimerait s’arrêter goûter un burger chez Dusty’s ou faire un break dans un petit resto de bord de route de temps en temps, avoir de quoi manger plusieurs repas et de l’eau est primordial. Pour faire les courses, les plus grands supermarchés aux États Unis sont Walmart, Target et Safeway. On trouve toujours au moins l’un des trois dans une ville de taille moyenne. Et sinon de nombreux commerçants indépendants ou enseignes plus petites sont présentes le long de la route quand vous croiserez une petite ville ou une station service.

Pour l’eau, on vous conseille de prendre un bidon d’eau rétractable de 5L qui est très compact et léger à emmener mais hyper pratique ! Et de remplir des gourdes pendant le trajet. Les gourdes ont l’avantage de tenir dans les portes gobelets de la voiture et d’être moins risquées qu’une bouteille avec le bouchon ouvert ou qu’une tasse. Il est primordial de toujours, toujours avoir de l’eau, c’est une denrée qui devient vite rare si on commence à se perdre ou si on veut rester un peu plus longtemps que prévu dans un endroit comme un parc national.

Pour la nourriture, optez pour des produits qui se conservent bien sans être mis au frais. Notre repas type quand on veut se préparer nous, en road trip, ce sont des miettes de thon en conserve, du maïs, des galettes de blé / maïs pour faire des fajitas par exemple et des tomates cerises. Globalement, achetez ce que vous voulez mais qui se conserve bien à température ambiante. Voici quelques exemples : tomates cerises, conserves de thon, céréales, biscuits secs, pâtes, noodles, thé, lait en poudre (pas si mauvais finalement) et du cacao pour se faire du chocolat chaud grâce au réchaud : le petit luxe qui passe bien ! Et si vous voulez être plus local : essayez le beef jerky et les saucisses fumées séchées : une tuerie !

Pas besoin de faire un gros plein de courses, mais avoir de quoi couvrir quelques repas s’avère nécessaire. Globalement, vous croiserez quasi toujours un endroit où acheter de la nourriture, au pire il y-a les stations services. Mais si vous décidez de passer plusieurs jours dans un parc national par exemple, pensez à planifier la nourriture en amont car vous n’ aurez pas un énorme Walmart au milieu de Yellowstone ou Glacier National Park. (Et heureusement !)

Pensez aussi à acheter quelques petites babioles comme un briquet, une bonbonne de gaz pour le réchaud (car vous ne pourrez pas prendre l’avion avec l’une des vôtres), des lingettes pour se laver les mains, se débarbouiller, etc… De toute façon, si vous oubliez quelque chose, vous vous en rendrez très vite compte et vous trouverez toujours un endroit pour acheter ce qu’il vous manque aux États Unis.

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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : OÙ ET COMMENT DORMIR ?


Pour une expérience insolite…

Dormir dans une cabane A-Frame au fin fond de la forêt du Washington ou dans un lieu unique, AirBnb et autres sites en regorgent si on cherche bien. Je vous invite à lire mon article ici pour trouver toutes les infos pour savoir où et comment dormir dans une cabane aux USA.


En motels et hotels…

Lorsqu’on s’arrête dormir en motel, on fonctionne souvent par rapport à la proximité de là où on se trouve. Si on est vraiment fatigués et qu’on ne sait pas où aller, on utilisera un comparateur d’hotel pour trouver l’hébergement qui nous convient. Mais il y-a des motels de partout aux USA, des plus ou moins glauques, mais c’est aussi ça qui fait le charme des USA.

En voiture…

Ça y-est la voiture est aménagée dans les grandes lignes, vous avez fait les courses : que le road trip commence !

Mettez le cap vers votre première destination, si vous avez opté pour un motel ou hotel, dans ce cas c’est simple, vous n’avez qu’à y aller 🙂 Si vous avez opté pour le camping ou de dormir en voiture, que vous ayez déjà repéré un lieu où dormir à l’avance ou que vous y alliez au feeling, on finit toujours par trouver un endroit où dormir ! Si vous optez pour l’option dormir dans un parc type state park ou national park, n’oubliez pas de prévoir du cash au cas où la CB ne soit pas acceptée, même si c’est rare, ça peut arriver dans les petits parcs. Pour une nuit en state park comptez de 10$ à 20$ la nuit en moyenne, selon l’emplacement et la saison à laquelle vous voyagez. Pour les parcs nationaux, les tarifs fluctuent vraiment, le mieux étant d’anticiper et de regarder les tarifs sur le site des parcs américains.

Si un soir vous vous retrouvez à proximité d’une ville et n’avez pas de solution pour dormir, les parkings des supermarchés Walmart sont ouverts 24h / 24 et acceptent qu’on passe la nuit. Ce n’est pas le spot de parking rêvé mais si vous ne voulez pas dormir en hotel / motel, c’est une bonne solution à connaître.

En plus des State Parks et National Parks, il y-a aussi des espaces pour pouvoir dormir en pleine nature, freecampsites est un bon site pour repérer ces endroits gratuits mais pas toujours à jour, donc prévoyez d’en repérer plusieurs dans un même périmètre. Hipcamp est aussi une très bonne ressource – type AirBnb du camping, pour des lieux un peu plus insolites pour dormir en cabane dans les arbres par exemple ou trouver des spots de campings dans des lieux privés ou publics.

Vous avez trouvé votre spot de rêve pour établir votre camp pour la nuit ? Génial, vous êtes sur le point de goûter au bonheur de dormir dans un endroit reculé et pas dans une ville ou dans un hotel. La LI-BER-TÉ je vous dis !

Assurez vous que la voiture est bien à plat. Ca peut paraitre bête, mais il n’y-a rien de plus désagréable que de sentir que la voiture est en pente ou en dévers.
Petite astuce : téléchargez une app avec un niveau à bulle dans votre smartphone, comme celle-ci. Utilisez un support téléphone qui se fixe sur une grille d’aération, placez-y votre smartphone avec l’app de niveau à bulle d’allumée et déplacez la voiture jusqu’à ce que vous soyez le plus à plat possible. Ça ne prend que 2 minutes, mais ça changera beaucoup dans votre confort pour la nuit !

Une fois que vous coupez le contact, profitez de votre dîner en regardant les orques le long de la côte ou admirez du coucher de soleil sur le lac face à vous. Vous devez être exténués de votre journée de voyage et il est tant d’aller au lit ! Votre plancher est bien à plat et le lit déjà sommairement installé, il ne reste plus qu’à vous mettre au lit. Le petit rituel du soir et du matin se met très vite en place, une fois qu’on a trouvé un endroit où dormir, on prépare l’arrière de la voiture en basculant les sacs sur les sièges avant pour libérer l’espace arrière, en ne gardant à l’arrière que le nécessaire pour la nuit et le petit matin, et tout ça avant qu’il fasse nuit. Ne laissez pas vos chaussures dehors même en plein été, et surtout ne laissez pas de nourriture à l’extérieur de la voiture, sans quoi ça sera la visite assurée de plus ou moins gros animaux pendant la nuit.


   L ‘ A N E C D O T E   

Je reverrais toujours la tête de Samantha en allumant la frontale et en voyant un raton laveur en train de faire du toboggan sur le pare brise de la voiture en pleine nuit avec un sac de nourriture oublié sur le toit de notre voiture dans un state park du Washington. 🙂 Ce n’est pas bien méchant, mais il aurait pu abimer la voiture de location par exemple !

En version, grosse frayeur, en Australie, avec cette erreur de l’un de mes compagnons de voyage, d’avoir laissé trainé des épis de maïs dehors, un alligator s’est fait un plaisir de venir les déguster pendant 30min en début de nuit : coup de stress ! Donc ne laissez pas de nourriture à l’extérieur de la voiture !


Pendant la nuit, gardez toujours les clés de la voiture vers vous, pensez à la fermer à clé, cachez au maximum les objets de valeurs. Coincez votre serviette de toilette dans le joint autour du pare-brise arrière ou sur les vitres latérales pour vous protéger des éventuels regards extérieurs et du soleil au petit matin.

Au réveil, on ouvre tout en grand pour aérer la voiture et se débarrasser de la condensation. C’est l’occasion de prendre son petit dej’ et de faire un brin de rangement, re-remplir les bouteilles d’eau, basculer les sacs de l’avant vers l’arrière et mettre les voiles pour une nouvelle journée sur la route. On the road again !

Si vous vous réveillez sous la pluie, entrouvrez légèrement les fenêtres et faites tourner la ventilation à fond pendant quelques minutes. Pensez à aérer la voiture dès que la pluie se sera arrêtée.

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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : VIVRE EN AUTONOMIE PENDANT QUELQUES JOURS

 


L’un des autres avantages de partir en voyage en voiture est qu’on a jamais à porter toutes ses affaires, sauf à l’aéroport. Partant du principe, où je voyage avec un drone et pas mal de matériel photo, c’est un vrai plus d’avoir un sac dédié à ce matériel pour tout garder organisé. Il faut aussi prévoir de quoi charger sur la route et être autonome au niveau courant. On évitera à tout prix de charger des appareils sur la batterie de la voiture quand celle-ci n’est pas en marche. Outre les très connus chargeurs allume-cigare, nous avons opté pour une solution très efficace pour garder tous les appareils chargés : un convertisseur électrique. C’est un appareil qu’on branche sur la prise allume cigare de la voiture et qui convertit le courant électrique et offre une ou plusieurs sorties en prise de courant normale et souvent quelques ports USB. On l’utilisera uniquement quand la voiture est en marche et on pensera à l’éteindre à chaque fois qu’on gare la voiture pour éviter de pomper la batterie.

Pour ma part, je pars systématiquement avec ce convertisseur de courant, un adaptateur de prise USA > France et une multiprises pour charger plusieurs appareils à la fois. Optez pour un convertisseur assez puissant et évitez les 100W par exemple qui n’auront pas la capacité de charger plusieurs appareils de manière performante. On a opté pour un 450W, il me permet de charger en roulant : mon iPhone, une batterie de drone et mes batteries de reflex. En plus de ça, j’ai toujours une batterie externe USB avec une grande autonomie (7 cycles de charges) qui me permet de charger mon téléphone, mes batteries de reflex / GoPro et globalement, tout ce qui peut se charger via un cable USB, si, on a peu roulé pendant une journée et quand même avoir de la batterie.

Outre le courant électrique, avoir des vivres pour plusieurs repas est primordial comme je l’ai expliqué plus haut. Avoir 5L d’eau et de la nourriture n’est pas un luxe, c’est juste nécessaire car vous ne saurez jamais ce que vous trouverez plus loin. Si la route que vous prévoyiez de prendre est fermée et déviée ou si finalement la ville que vous attendiez s’avère beaucoup plus petite que ce que vous attendiez, vous devez pouvoir faire face à la situation. Ça ne veut pas dire, trop prévoir, je pense que le bon sens l’emporte toujours dans ce genre de situation.

Si vous dormez en motel ou hotel, vous n’aurez pas de problème de douche. Toutefois si vous dormez dans des parcs, souvent vous aurez accès aux sanitaires douche / wc des parcs mais selon les endroits, il peut ne pas en avoir. Ce n’est pas rare en roadtrip de se retrouver à ne pas pouvoir se laver pendant 2 jours de suite, mais ça fait partie de l’aventure n’est-ce pas ? Et puis ça renforce un couple ! 🙂 Quand vous ne trouvez pas de douche car vous avez dormi dans un endroit qui n’en possédait pas, pensez à demander aux piscines municipales, en l’échange de quelques dollars, vous pourrez très souvent prendre votre douche dans les douches de la piscine. Sinon posez la question à la réception d’un motel, ou du prochain State Park que vous croiserez.

Quand vous croisez un supermarché comme Safeway, Walmart ou Target, ils ont tous des toilettes et vous pouvez très aisément y rentrer même sans acheter de produit pour aller aux toilettes.

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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : CARTE 3G, WiFi PUBLICS… COMMENT ACCÉDER À INTERNET PENDANT LE VOYAGE ?

 


Le WiFi gratuit est partout aux USA : Starbucks, McDo, Target, Walmart, Safeway et j’en passe. Si pour notre premier roadtrip, on avait décidé d’acheter une carte sim 3G, on s’est très vite aperçus qu’elle ne captait pas souvent hors des villes et que finalement on utilisant plus souvent les WiFi publics des grandes enseignes. Pour les autres voyages, on a décidé de n’utiliser que ces réseaux WiFi et ça fonctionne très bien. En dormant en motel, pensez à vérifier qu’il possède une connexion WiFi et le tour est joué. Au delà, des mails et réseaux sociaux, la connexion WiFi est relativement indispensable pour planifier tous les 2 ou 3 jours, les jours qui suivent sur le road trip. Vérifier que les routes sont toujours ouvertes si vous voyagez hors saison, la météo, etc… En novembre 2015, alors que nous prévoyions d’aller passer quelques jours à Yellowstone National Park et Grand Teton NP, nous avons appris dans un visitor center de l’Idaho, que les routes menants aux deux parcs étaient fermées. On a pu vérifié l’info quelques heures plus tard dans un motel du Montana et trouver une solution pour re-planifier la suite de notre itinéraire.

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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : LES APPS SMARTPHONES ET LES INDISPENSABLES POUR LE VOYAGE

 


INFOS EN VRAC

  • Roadtrippers est un incontournable pour préparer et partir en road trip aux USA, on peut tracer son itinéraire dans les grandes lignes, suivre son itinéraire pendant le voyage depuis son smartphone, faire des modifications et profiter de son côté guide de voyage intégré hyper pratique.
  • HERE c’est une application comme Google Maps mais qui permet de synchroniser des itinéraires en hors ligne si vous n’avez pas de connexion internet 3G.
  • Gas Buddy pour trouver les tarifs d’essence les moins chers.
  • Star Walk 2 pour se repérer dans le ciel étoilé, retrouver les constellations, la voie lactée et bien d’autres, pour cadrer ses photos de nuit correctement au milieu de l’arrière pays américain.

 

MATÉRIEL À PRÉVOIR (en plus de vos affaires habituelles)

  • Lampe frontale, comme celle ci par exemple, qui a une très bonne autonomie, est abordable et très pratique à transporter partout. C’est indispensable d’en avoir une ne serait-ce que pour s’éclairer pour aller aux toilettes en pleine nuit, fouiller dans un coin de la voiture parce qu’on a perdu les clés sous le siège…. On peut aussi l’accrocher à la poignée au plafond au dessus des vitres pour la transformer en petite lumière d’intérieure le soir.

 

 

  • Serviettes microfibres, elles sont très compactes et sèchent très rapidement, c’est un must quand on a pas la possibilité de les étendre pendant des heures comme à la maison. Elles sont abordables et se trouvent dans n’importe quel magasin de sport. Très utiles aussi pour se cacher des regards extérieurs pour la nuit dans la voiture.

 

  • Convertisseur électrique, comme ce modèle par exemple. Celui c’est un MUST. On a opté depuis plus de 2 ans maintenant pour un convertisseur électrique et ça nous change la vie. Le convertisseur permet de transformer le courant qui arrive par la prise allume cigare pour le réguler à la bonne puissance pour vos appareils électriques le tout avec une sortie en prise classique. Dès qu’on décide de préparer et partir en road trip aux USA, c’est le premier accessoire qu’on ajoute à notre liste. Il nous permet de charger nos smartphones, ordinateurs portables, drone, appareils photos et tout les appareils électriques pendant qu’on roule. On en trouve à tous les prix mais il vaut mieux prévoir une puissance assez élevée (évitez les 100W qui ne chargeront pas grand chose en dehors de vos téléphones). On a opté pour un 400W et je n’ai aucun problème pour charger mon ordinateur portable en même temps que mon drone et mon appareil photo. Aujourd’hui, la plupart arrête de consommer de l’énergie de la voiture dès que le moteur est coupé mais dans le doute, assurez vous de bien le débrancher quand vous éteigner le contact pour éviter de vous retrouver avec une batterie de voiture à plat.

 

  • GPS : Celui là aussi est un must. On est fans de cartes papiers mais malgré tout, je ne me vois plus partir sans le GPS. Les apps smartphones peuvent fonctionner suivant où vous êtes mais je préfère le confort d’un GPS, on est assuré qu’il captera un signal de partout et de nous amener à destination. Le GPS me parait indispensable en ville d’ailleurs. Les routes américaines en ville peuvent être un vrai labyrinthe, on tend toujours à avoir un petit stress à la sortie de l’agence de location pour vite s’évader et sortir de la ville et pouvoir compter sur le GPS pour ça c’est vraiment top. En dehors des villes, pour trouver une station service ou un supermarché aux alentours, ça aide aussi. Bref, je recommande vivement d’en acheter un avant le départ avec une carte amérique du nord intégrée (vous pourrez toujours acheter les cartes européennes à votre retour pour l’utiliser en France et en Europe. De mon côté, j’utilise un TomTom avec un écran 5″ pour un vrai confort de lecture sur la route. C’est un investissement avant le départ mais quand on voit que les agences de locations facturent autour de 70$ la semaine de location de GPS, le calcul est vite fait, on part rarement moins de 10 jours / 2 semaines en road trip aux USA donc le calcul est très vite fait.

 

N’oubliez pas de charger de la musique dans votre smartphone ou d’utiliser un service de streaming de musique hors ligne, bouclez votre ceinture, gardez l’appareil photo à portée de main, les pieds sur le tableau de bord et on the road again!

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PARTIR EN ROAD TRIP AUX USA : QUEL BUDGET ?

 


Établir un budget au moment de préparer et partir en road trip aux USA n’est pas toujours simple, tout dépend le type de voyage pour lequel vous optez et votre niveau d’exigence en terme de confort et restauration. Voici une fourchette par activités / prestations / produits pratiqués aux USA pour vous aider à préparer votre budget.

Transport

Voiture de location : comptez minimum 30$ / jour de location pour une voiture compacte, si vous optez pour un véhicule type familiale comme décrit plus haut pour dormir dedans, comptez plutôt autour de 70$ par jour.

Essence : 150$ environ pour 2000 km avec une voiture familiale.

Hébergement

Camping (voiture de location / tente) : en moyenne 20$ / nuit dans les State Parks, 40$ / nuit dans les Parcs Nationaux en général. Vous pouvez vérifier les tarifs sur le site du gouvernement des National Parks et State Parks.

Motel : 60 $ la chambre par nuit environ.

Hotel : + de 100$ la chambre par nuit

Nourriture

Burger / Fast foods : Menu autour de 8 / 10$ (burger / frites / boissons)

Plats préparés aux supermarchés : 10$ environ (Souvent de la nourriture asiatique. Gros coup de coeur pour le « Shanghai Meal » (beignets, riz cantonnais, nems, boeuf,….) de Safeway qui coûte 9,90$ et on peut manger à 3 ou 4 personnes dessus.)

Brasserie / auberge : 20 / 30$ par personne

Budget total sur place : compter un budget minimum de 70$ / jour / personne et plutôt autour de 120$ / 130$ / jour / personne pour être un peu plus libre pour la nourriture, loisirs, entrées dans les parcs, etc…

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ON THE ROAD NOW!

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Balade en fatbike sur la plage dans les Landes

Il y-a quelques semaines, je suis parti en famille dans les Landes, comme quand on était gosses. Ça faisait des années que je ne pars plus en vacances avec mes parents et ça fait du bien de voir ressurgir les bons souvenirs de mon enfance dès qu’on arrive à destination. En partant, on a pris les planches de surf comme quand j’étais ado et cette fois on a rajouté les fat bikes avec dans l’idée de se faire une balade en fat bike sur la plage.

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Pourquoi partir 1 an à l’étranger a été ma meilleure décision ?

Partir 1 an à l’étranger, faire un break et partir voyager pour une longue durée a toujours été quelque chose que je voyais comme négatif pour ma « carrière » quand j’étais ado. Finalement, 10 ans et 2 PVT plus tard, je crois que faire ces breaks ont été la meilleure chose qui ait pu m’arriver. Depuis mon retour d’Australie, je suis aujourd’hui un fervent défenseur de l’idée que chacun devient une meilleure personne après ce genre d’expérience à l’étranger, seul avec lui même à se débrouiller dans les bons comme dans les mauvais moments. Partir 1 an à l’étranger ou même quelques mois n’est pas rose tous les jours, mais en regardant en arrière quelques années après, les moments plus difficiles sont aujourd’hui de bonnes anecdotes à raconter et les beaux souvenirs sont pléthores.

Partir 1 an à l’étranger : mon expérience en Australie et au Canada

En 2011, je suis parti en Australie pour 6 mois de PVT. Au départ mon choix était sur le Canada et puis finalement, j’ai eu envie de chaleur et ai opté pour l’Australie. Lors de ma réflexion avant le départ, mon but était, plus que la destination, réussir mon pari avec moi même et partir 1 an à l’étranger. Je m’étais toujours trouvé comme pas très débrouillard et c’était un beau challenge que je me fixais et que je voulais réaliser. Je m’étais mis en tête de boucler mon année et avoir mon diplôme et partir dans la foulée. C’est ce que j’ai fait. Je suis parti avec une amie, on a atterri à Sydney des projets plein la tête et des envies plein les idées mais finalement, 3 semaines après avoir acheté un van ensemble, nous ne nous entendions plus. Elle m’a déposé quelques milliers de kilomètres plus loin à Adélaide en Australie du Sud, on s’est rendu nos parts du van et avons pris des chemins différents. C’est à ce moment précis que je me suis retrouvé seul, au bout du monde, sac sur le dos et planche de surf sous le bras avec pour ainsi dire : 0 plan. Du haut de mes 21 ans, je me retrouvais pour l’une des premières fois de ma vie à devoir me débrouiller tout seul et à être libre de faire ce que je voulais et de décider pleinement de ce qui allait se passer pour moi les semaines et mois qui suivraient.

Par chance, je me débrouillais bien en anglais et n’ai pas eu de mal à sympathiser rapidement ni n’ai trop galéré à trouver du travail quand il a fallu re-remplir un peu mon compte bancaire. Je pense que sans un bon niveau d’anglais, les choses se compliquent vraiment et on serait vite réduit à devoir prendre les jobs que personne ne veut et qui ne paient pas très bien pendant un PVT. Bon nombre de personnes dans mon entourage sont parties en Australie depuis que je suis rentré et tout ceux qui s’en sont sortis financièrement et dans leur quête de jobs étaient ceux qui avaient un bon niveau d’anglais. Si votre anglais pêche, l’immersion à l’étranger est à mon sens hyper importante pour vraiment progresser. Et pour ça rien de mieux qu’un voyage longue durée où on est livré à soi même pour se débrouiller. Je pense que la langue est primordiale pour ne pas être frustré et pouvoir se sortir de toutes les situations et profiter d’avantage de cette aventure. Pour ma part, en arrivant à l’auberge de jeunesse après m’être retrouvé tout seul à Adelaide, j’ai parcouru Gumtree, le Bon Coin local et ai trouvé en quelques heures de nouvelles têtes dont certaines m’auront suivies jusqu’à la fin de mon périple de plus de 15 000km autour du pays des kangourous. J’ai donc appris à connaître mes nouveaux compagnons de voyages (3 allemands, 1 hollandais) et quelques jours plus tard, nous n’avions d’autre choix que l’anglais pour communiquer et ça nous a tous permis de progresser pendant ce séjour.

On a acheté une voiture ensemble et avons taillé la route :  à l’Ouest toute. 6 ans plus tard, mon travail implique une communication quotidienne quasi exclusive en anglais, et même si j’avais des pré-dispositions en anglais avant mon départ, sans cette expérience en Australie, je ne suis pas sûr que j’aurais acquis un niveau suffisant pour en avoir un usage professionnel aujourd’hui. Mais au delà des langues ce voyage, m’a fait grandir, m’a fait ouvrir les yeux sur ce qui m’entourait et sur ce que je voulais être et ne pas être. J’ai lâché prise après 20 ans à vouloir tout contrôlé, à être timide et ça m’a transformé. Ce sentiment de liberté, j’y ai gouté sans m’en rendre compte au début de ce voyage. Je m’y suis fait et en ai fait un leitmotiv pour toute la suite de mon séjour. Si tout a été parfait 5 mois durant, le retour à la réalité et à la solitude lorsque les visas de mes compagnons de route ont expiré et pas le mien, a été assez dur à digérer. J’avais fait des plans sur la comète, ce voyage en Australie était mon premier hors Europe et ne devait être qu’un entrainement avant un PVT en Nouvelle Zélande et un retour en France par la terre depuis la Thaïlande. J’avais appelé ce projet de 2 ans et demi : « mon demi-tour du monde ». 

Finalement, tout a été balayé, en 1 semaine lorsque j’ai dit au revoir à mes camarades qui eux rentraient en Europe. J’ai adoré ces 6 mois en Australie, mais la claque du retour à la réalité, le compte en banque vide et devoir me remettre à travailler en étant exploité pour 6$ de l’heure, faute d’être dans un endroit paumé avec peu de possibilités, j’étais pas prêt à ce moment là. J’ai avalé les 2500km de route qui séparaient Cairns dans le Queensland de Sydney dans le New South Wales, avec la ferme intention de rentrer en France au plus vite. J’ai mis en vente ma voiture et l’ai vendu par chance un jour de juillet 2011. Ca faisait 20 jours que j’étais dans « Victoria Street », j’étais l’un des doyens de cette rue où tous les backpackers vendaient leur voiture. J’avais tout tenté, jusqu’à ne plus afficher de prix pour la voiture et juste une pancarte « Payez mon billet d’avion et elle est à vous. ». Ce jour là, un homme d’une trentaine d’années venait de tomber en panne à l’entrée de Sydney et se mariait quelques heures plus tard à 4h au sud de Sydney. Par chance, j’étais la première voiture de la rue au moment où il est arrivé, il m’a payé la voiture et est parti aussi vite qu’il est arrivé. 2 jours plus tard, j’étais de retour en France.

Ce périple a été incroyable, j’ai vu des paysages magnifiques, j’ai des souvenirs insouciants et magiques ancrés dans ma mémoire depuis ce PVT en Australie et c’est assurément « l’aventure » qui a changé ma vie. En 6 mois, j’ai plongé avec les grands requins blancs, me suis débrouillé à réparer mon van sur le bord de la route en plein milieu du désert, j’ai surfé sur plus de plages que dans toute ma vie, j’ai vécu un rêve éveillé à l’époque, une liberté totale, et rien ne me pouvais m’arrêter. Les bons moments et les péripéties font et défont un voyage, et c’est ce qui m’a permis de grandir et devenir un meilleur moi. Je n’ai pas de honte à le dire aujourd’hui, j’en suis fier. Ce n’était pas gagné en ce jour de juillet 2010, 1 an avant le départ, quand je me suis dit « et pourquoi pas ? » et finalement, presque 7 ans plus tard, je constate le chemin parcouru et ne peux qu’être heureux de voir où ça m’a mené.

Rentré un peu dépité de cette dernière semaine de galère australienne, j’ai vite retrouvé du travail en France pour refaire mon compte en banque. J’ai finalement mis de côté et économisé avec en tête de prendre ma revanche et réussir à repartir un jour en PVT et tenir une année entière. J’avais besoin de me le prouver. Depuis mon retour d’Australie, moi le récalcitrant à l’idée de quitter le confort de mon quotidien et de mettre en péril ma « carrière », ai complètement changé de point de vue. Le plaisir de vivre et de profiter des bons moments, vivre des expériences en France comme à l’étranger, est devenu mon leitmotiv et m’ont fait relégué mes voeux de carrière bien loin. Ne nous y trompons pas, j’adore mon job et je suis heureux de pouvoir gagner ma vie et subvenir à mes besoins, mais disons simplement que mes priorités ne sont plus aujourd’hui celles qu’elles étaient en sortant de mes études.

Depuis ce retour, j’ai aussi décider à nouveau de partir 1 an à l’étranger mais cette fois outre Atlantique, à Montréal où la langue n’était donc pas un problème. Je suis intimement persuadé qu’une expérience de plusieurs mois, dans un pays lointain, où papa maman ne peuvent pas aider, est une expérience que chaque personne devrait pouvoir vivre un jour. C’est un test incroyable sur soi même, le PVT permet de faciliter tout ça au niveau des démarches administratives et se passent dans des pays « safe » et où il est relativement facile de voyager. Lâcher prise et se retrouver livré à soi même sans pouvoir compter sur ses proches a été assurément la meilleure décision et expérience de vie qui pouvait m’arriver à ce moment là. Je peux allègrement dire qu’il y-a eu un Jeremy avant l’Australie et un Jeremy après l’Australie. Adieu la timidité, la non-débrouillardise, aujourd’hui, je me sens d’avantage épanoui, affirmé et capable de faire des choses. Ces 2 PVT ont renforcé quelque chose dont je manquais cruellement à l’époque : de la confiance en moi. Alors, à tous ceux qui en ont l’envie : « et pourquoi pas toi ? ». 

Partir 1 an à l’étranger, en conclusion : et pourquoi pas toi ?

Trouver un petit boulot, économiser et partir 1 an à l’étranger au bout du monde pour vivre de belles expériences, forger son caractère et découvrir de nouvelles choses. Mes deux PVT ont été très différents : l’Australie a été la plus libre, le cliché total (assumé) du roadtrip van / surf à l’Australienne tandis que le second à Montréal a été plus urbain et plus calme mais à un moment clé de ma vie avec Samantha. Ces deux expériences ont été incroyables, inoubliables et au combien primordiales pour définir un peu plus la personne que je suis aujourd’hui. La plus marquante reste forcément celle de l’Australie, j’ai eu l’impression d’une deuxième naissance et à l’époque, de partir pour l’expédition de ma vie comme si aujourd’hui je partais gravir l’Everest. Avec du recul, c’était vraiment facile de voyage en Australie, mais c’est justement pour ça, pour avancer, apprendre, se découvrir et découvrir les autres que ce voyage à l’école de la vie m’a été bénéfique.

Il n’y-a pas de petites ou grosses aventures, chaque expérience est bonne à prendre. Parfois elles ratent comme mon projet de demi tour du monde, parfois elles fonctionnent à l’image de ma revanche en réussissant à partir 1 an à l’étranger : en PVT à Montréal. Dans tous les cas, ce sont ces expériences qui nous font et nous défont, et construisent la personne que je suis aujourd’hui. Je prône haut et fort ma conviction qu’il est aujourd’hui plus facile que jamais de pouvoir partir et que c’est quelque chose à vivre au moins une fois. Je ne suis pas à l’inverse à recommander de tout plaquer, ne pas finir ses études ou tout lâcher sur un coup de tête, je pense qu’une telle décision doit être un minimum réfléchie pour éviter qu’elle ne tourne au fiasco complet.

Cette décision de partir 1 an à l’étranger reste et restera l’une des meilleures de ma vie, j’ai vécu des hauts et des bas, mais partir loin et longtemps m’a permis de grandir et me découvrir pour mieux revenir. 

P.S : pardon pour les photos, elles datent d’il y-a 6 ans, soyez indulgents. 😅


EGYPTE | Croisière sur le Nil : d’Edfou à Assouan et visite du Caire

Cette croisière sur le Nil se poursuit, d’Efou à Assouan à bord du Steam Ship Sudan. Suite et fin de ce carnet de voyage en Egypte au fil du plus long fleuve du monde. Si vous avez manqué la première partie du voyage, je vous invite à relire mon article de Louxor au temple de Ramsès III.

Croisière sur le Nil – JOUR 03 : d’Edfou à Kom Ômbo
La navigation s’est poursuivie pendant la nuit et nous accostons à Edfou. Nouveau départ matinal pour visiter les trésors de la région et ne pas trop souffrir de la chaleur. On se promène au gré de nos envies dans les petites ruelles de ce village en bord de fleuve, la journée a déjà bien commencé ici. Finalement après avoir échangé quelques sourires et fait quelques images, on se sent un peu en trop au milieu de ces scènes de vie et préférons laisser les habitants mener leur vie sans que des touristes avec leurs grosses baskets ne viennent interférer là dedans.
Avant de reprendre notre croisière sur le Nil, on part vers le célèbre temple d’Edfou, immense, majestueux, dédié au dieu à tête de faucon : Horus. Ce qui frappe, au delà de l’imposant portail d’entrée de cet édifice, c’est de voir que les visages représentants les dieux gravés dans la pierre ont touts été vandalisés à coup de burin. On pensait d’abord à une détérioration « moderne » mais nous apprendrons pendant la visite qu’il s’agissait en fait des Coptes qui ont martelé, un à un, les visages des représentations des dieux, qui étaient païennes selon eux.
Le lieu est impressionnant, on passe d’une salle à l’autre, d’un couloir étroit à l’allée principale. Certains coins sont baignés d’un puit de lumière quand d’autres nous plongent dans la pénombre et le mystère enfermé dans ces murs. C’est un vrai labyrinthe et je me sens l’âme d’Indiana Jones qui découvrirait un temple perdu par moment. On en prend plein les yeux au cours de cette découverte bercée par les légendes racontées par notre guide, Khaled. On se retire et saluons Horus et les autres afin de reprendre quartier à bord de « notre » bateau. En effet, le Steam Ship Sudan n’a pas du tout été privatisé mais il se trouve que nous sommes les seuls sur le bateau pour cette croisière sur le Nil, ce qui rajoute une dose de magie supplémentaire.
L’équipage met en marche le moteur à vapeur et la routine bien huilée pour quitter notre port d’attache et prendre la direction de Kom Ombo. Les scènes de vie et les paysages hors du commun défilent sous nos yeux. On rigole, on se tait, on discute mais surtout on savoure l’instant. Être sur cette croisière sur le Nil sur ce bateau est déjà un voyage à part entière et même si les visites que nous faisons sont magiques et passionnantes, il nous est à chaque fois difficile de quitter le navire, on voudrait étirer la navigation encore et encore. Quand la chaleur sur le pont supérieur se fait insoutenable, on rejoint nos cabines climatisées pour quelques minutes pour se rafraîchir avant de remonter à nouveau, savourer un boisson désaltérante ou un thé à la menthe.

On laisse le regard scruter les aspérités et les détails de ces paysages qui défilent et changent au rythme de notre remontée du Nil. C’est le moment pour nous d’enlever nos carapaces et profiter de ces bons moments, juste à nous, on apprend tous à mieux se connaitre et chacun venu blogueur, repartira avec de nouveaux amis trouvés quelque part sur le Nil. Nous tissons des liens très forts qui nous font encore, bientôt 1 an après ce périple, nous parler et nous voir. Cette croisière sur le Nil et plus particulièrement sur le Steam Ship Sudan fut ô combien spécial sur le plan humain en plus d’avoir été une sublime escapade et découverte. Nous mettons fin à cette quiétude sur le pont du bateau lorsque les étoiles ont fait leur apparition dans le ciel et que nous débarquons à Kom Ombo. C’est donc de nuit que nous partons visiter le temple éponyme. Nous sommes une fois de plus seuls à flâner entre les colonnes et les allées de ce temple érigé en l’honneur des Dieux Sobek et Horus. On apprendra d’ailleurs que c’est ici qu’a été découvert le premier calendrier astronomique, conçu en 2700 avant J.C. Fou !

Croisière sur le Nil – JOUR 04 : Assouan et le temple de Philae

Le bateau a poursuivi son trajet pendant la nuit et on sent Assouan pointer le bout de son nez. Il nous reste quelques heures à profiter et savourer ces bons moments sur le Steam Ship Sudan. On commence à bien connaitre les coursives, reconnaître le craquement du parquet et le son des clapotis de l’eau du Nil contre la coque de notre maison flottante de ces derniers jours. On dévale les escaliers du pont supérieur vers l’inférieur en laissant la main glisser sur la rampe fraîchement lustrée comme on dévale ses propres escaliers. On partage un sourire ou un fou rire avec un équipage qu’on sent sincèrement heureux de voir une bande de jeunes qui aiment se marrer sur le bateau. On passe d’un bord à l’autre pour scruter les rives tantôt sauvages tantôt aménagées. C’est calme et reposant de fixer l’horizon et le laisser défiler au rythme imposé par le capitaine. Le temps est comme suspendu et on aimerait qu’il ne redémarre jamais. Finalement, au bout de quelques heures, on finit par rejoindre Assouan, célèbre pour son barrage sur le Nil mais pas que. Nous abandonnons le bateau pour aller visiter le temple de Philae.

Il fut construit sur l’île de Philae en l’honneur de la déesse de la fertilité et mère d’Horus : Isis. On prend une petite embarcation en bois pour rejoindre l’île et cette petite virée aquatique de courte durée nous plonge directement dans l’ambiance. Le temple est comme souvent en Egypte, fascinant et imposant, chargé d’histoire et rempli de trésors à parcourir des yeux. Il faut savoir que le temple que l’on découvre d’abord depuis l’eau avant d’en fouler les grandes dalles de pierre, a été entièrement découpé et démonté en plus de 40 000 morceaux car l’ancienne île de Philae était inondée suite à la construction du barrage. Ce sont donc les même pierres et le temple reconstruit à l’identique mais sur une nouvelle île de Philae qu’on visite aujourd’hui. C’était le seul moyen de sauver le temple d’une érosion et d’une destruction assurée à cause des eaux.
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Le soir venu, on part se balader dans les environs d’Assouan aux portes du désert pour savourer l’un de nos derniers couchers de soleil égyptien, avant de venir profiter de notre courte dernière nuit de cette croisière sur le Nil qui restera désormais à quai pour de bon.

JOUR 05 : Fin de notre croisière sur le Nil, direction le Caire et ses pyramides
3h30. On s’extirpe du lit, le cœur lourd de devoir quitter cette parenthèse enchantée que l’on vient de vivre. On salue une dernière fois l’équipage qui nous a chouchouté tout au long de se périple, on les remercie pour cette quiétude et ces bons moments partagés tous ensemble en journée ou au moment des repas. C’est avec un pincement au cœur non dissimulé qu’on referme nos chambres respectives et quittons ce chaleureux Steam Ship Sudan et ses hommes et notre guide qui nous auront accueilli comme des pharaons tout au long de ce périple. Notre avion nous attend, direction le Caire : son Sphinx, ses pyramides et tant d’autres choses à découvrir.
Quelques heures plus tard, nous voilà dans le dédale de la capitale polluée du pays. Après ces quelques jours de douceur et de quiétude au fil du Nil, le retour à la réalité nous frappe en pleine face entre pollution, klaxons et poussière ambiante… Bienvenue au Caire ! Notre van s’enfonce dans cette jungle urbaine au trafic désorganisé pour finalement nous déposer au pied des mythiques Pyramides de Gizeh. Situées littéralement aux portes de la ville, nous savourons cette chance que de les voir se dresser là, face à nous malgré les 45°c qui nous tapent sur la tête. On se tient à face à ces immenses pyramides composés de milliers de blocs de pierres. Prouesse architecturale grandiose. On les a vu des centaines de fois en photos et pourtant, être là, face à elle n’a rien de comparable. Elles sont encore plus immenses que je les avais imaginé, plus massives, plus imposantes, plus majestueuses. Ce pays est un livre d’histoire sans fin à ciel ouvert et les pyramides en sont l’un des symboles les plus forts. Il faut se pincer pour réaliser où nous sommes.
Clou du spectacle avant d’aller rencontrer la statue sans nez la plus célèbre du monde : le Sphinx, on se faufilera à l’intérieur de la pyramide de Kheops, la plus grande des pyramides de Gizeh, jusqu’à la grande galerie. Ici pas de décoration ni de jolis bas reliefs, seulement un tombeau ouvert et des murs de granit bruts, frais et austères imposants dans cette bulle au milieu de cet immense « tas de pierres ». On n’est pas émerveillé par les couleurs ou les détails comme ça a pu être le cas dans certains temples mais par le fait de se dire qu’on se trouve au cœur d’une pyramide vieille de plus de 4500 ans. Et même si des millions de touristes de toutes les nationalités ont foulé ces pavés avant nous, c’est intimidant de se dire que plusieurs millénaires avant nous des hommes étaient là, en train de construire ces édifices fascinants.

On retrouve la canicule à la sortie de la pyramide pour aller rejoindre le Sphinx. Si c’est tout un symbole de le voir et se tenir à ses pieds, les alentours sont moins convaincants et impressionnants, c’est toute fois, vraiment quelque chose d’être ici et de se remémorer simplement les noms mythiques de tous ces temples et ces lieux que nous avons pu découvrir au cours de ce voyage en Egypte. Les quelques heures qu’il nous reste dans la ville du Caire, nous les passerons à visiter une partie de la ville avec notre guide du jour entre souks et petites échoppes. Ça fait vraiment bizarre de retrouver le brouhaha de cette jungle urbaine.

Cette croisière sur le Nil touche à sa fin, la peau tiraillée par la chaleur et le sable, les yeux et la tête remplis de souvenirs et de belles images. Il va falloir rentrer, digérer et ressasser encore et encore ce voyage, cette parenthèse idyllique au fil du Nil. Dire au revoir à ces nouveaux amis forgés au rythme du fleuve, et se dire que tous ces moments vécus et partagés sont à nous et rien qu’à nous et que lorsqu’on voudra le revivre, il nous suffira juste de décrocher notre téléphone ou se revoir et se dire… dis tu te souviens, tu te souviens. On se regardera un brin nostalgique et un sourire au coin des lèvres, on fermera les yeux et on se reverra riants et insouciants à fendre les flots du plus long fleuve du monde en faisant craquer le parquet avec nos pieds, savourant un thé à la menthe au fil de l’eau et à s’émerveiller face aux trésors dont regorge ce pays.

Encore un énorme merci à Voyageurs du Monde pour cette magnifique parenthèse hors du temps et à mes compères de voyage : Anne et Kévin, Alice et Alexandre, Juliette et Gaetan, May et Anthony, Laëtitia et Samantha.


ECOSSE | Ouvrir le carnet de voyage de l’île de Skye

Si voyager en Écosse faisait partie de mes rêves de gosse, y faire un road trip sur l’île de Skye en était le graal. En septembre, je suis parti avec Alex, mon meilleur pote, pour 10 jours de road trip à découvrir ces paysages qu’on rêvait d’explorer ensemble depuis de nombreuses années. Les fans de VTT que nous sommes, suivaient les aventures de Danny MacAskill  depuis longtemps et marcher sur ses traces n’était plus une question de « et si on y allait ? » mais plutôt « quand est-ce qu’on y va ? ». On a longtemps émis l’idée d’y aller avec nos VTT, finalement on a décidé de les laisser à la maison pour avoir un premier aperçu de l’île et une chose est sûre, y retourner pour rouler ne nous déplairait pas.

On a longuement hésité entre passer moins de temps sur l’île de Skye et visiter un peu les Highlands ou rester uniquement sur Skye. On a finalement opté pour la deuxième option et donc décidé de louer une maison de famille dans un coin un peu perdu de l’île, à une dizaine de kilomètres au sud de Portree et de rayonner autour. Nous sommes partis 10 jours, fin septembre dernier, en sachant que la météo pourrait parfois être hostile, mais croisions les doigts pour que le soleil soit aussi de la partie. Si 2 jours de pluie battante nous ont cloués à la maison, nous avons été chanceux sur l’ensemble du reste du séjour. D’Old Man of Storr au Quiraing en passant par le Loch Coruisk, Neist Point ou Portree… on a écumé les petites routes de l’île où se croiser à deux voitures n’était parfois pas une option. Nous avons fait le choix l’île de Skye car on voulait une bonne dose de dépaysement dans une destination accessible et pas trop chaude à cette période de l’année. 2h après avoir décollé de Lyon, nous arrivions à Edimbourg pour récupérer notre voiture de location et mettre les voiles direction l’Ouest. On a pris la highway et filé aux portes des Highlands avec Glencoe en ligne de mire. On a traversé les paysages du film Skyfall (James Bond) et été éblouis par la lumière singulière qui frappe les reliefs de la région. On a pris notre temps, s’arrêtant çà et là, le temps d’un détour ou à un virage qui surplombait une vaste plaine. Les appareils photos sur le tableau de bord, le drone jamais bien loin et les yeux qui scrutent l’horizon, on a foncé tête baissée dans cette première aventure entre amis au milieu de paysages à couper le souffle. On a fini par prendre le ferry de Mallaig à Armadale pour quitter le continent et fouler la terre de l’île de Skye, notre but ultime.

On a pris quartier dans cette maison de famille pour 8 personnes… à deux et trouvé notre petite routine en allant faire nos courses à Portree et se laissant aller au gré de la météo et de nos envies. On s’est senti vivre sur l’île de Skye pendant 10 jours, une déconnexion totale sur notre petite presqu’île du bout du monde. On craint tous les deux la chaleur, choisir l’option de l’Ecosse était alors une évidence et si on a été un peu déçus de voir autant de monde à Glencoe, faute à un énorme évènement organisé pile lors de notre passage, ce périple nous a donné envie d’en découvrir encore plus sur l’Ecosse. De nombreux renseignements à retrouver sur le site de VisitScotland. On avait suivi les bons conseils de mes amis Elisa et Max et d’Hello I’m Wild qui avaient déjà visité l’île avant nous et qui ont été plein de bons conseils. Traverser tous ces paysages magiques depuis Edimbourg jusqu’à Skye à l’aller comme au retour ne nous a donné qu’une envie : y retourner pour découvrir le reste du pays. Pourquoi pas à la même période (juste après l’été pour éviter l’invasion de moucherons) ou même en hiver car les paysages doivent prendre une nouvelle dimension lorsque la neige s’en mêle. Si le coup de coeur pour l’île de Skye fut indéniable, l’envie de retourner découvrir d’autres régions est elle aussi grandissante. Elisa et Max avaient découvert l’île de Mull, Iona et Staffa, moins connues que Skye mais qui ont l’air tout aussi incroyable. Si notre but initial était vraiment Skye, il y a évidemment des tas d’autres régions à découvrir dans le pays, souvent moins connues et donc avec moins de monde… Le reportage « Un regard sur l’Ecosse » réalisé par une journaliste du Monde.fr est d’ailleurs une bonne ressource pour trouver de nouvelles idées pour sortir des sentiers battus pour voyager en Ecosse. Entre toutes ces images glanées lors de notre visite et celles de nos amis et des vidéos trouvées sur internet, tout était fait pour qu’on tombe amoureux de l’Ecosse et nous donner envie d’y retourner.

 Ce voyage sur l’île de Skye nous aura coupé le souffle. On s’attendait à en prendre plein les yeux mais la diversité des paysages en un si petit territoire est ce qui nous a le plus frappé. On est passés de l’eau turquoise de Coral Beach à ce qui reste certainement ma vue préférée de tout le voyage, la vue à flanc de montagne en surplombant le Loch Coruisk. Découvrir le Quiraing, Talisker Bay et Old Man of Storr presque tous seuls, à cause d’une météo peu clémente au départ, aura été en soi une expédition. Cette ambiance nous aura plongés dans l’univers presque mystique que nous étions venus chercher, en arpentant ces crêtes au milieu de la brume, où glisser n’était même pas envisageable. On a pris la pluie, le soleil, les bourrasques de vent et les embruns en pleine figure, on a parfois, littéralement bravé les éléments… c’est ce que nous étions venus chercher pendant ce voyage et force est de constater qu’on est rentrés de ce périple des souvenirs plein la tête et des images plein les cartes mémoires qu’il me tarde de vous montrer.

Ce carnet de voyage écossais est officiellement ouvert et la vidéo et le récit de ce voyage mémorable dans ce petit bout du monde à 2h de chez moi va pouvoir débuter.

Bon voyage !


Article sponsorisé écrit en partenariat avec Visit Scotland et Le Monde.


Voyage en Egypte : de Louxor au Temple de Ramsès III

Il est temps d’ouvrir le carnet de ce voyage en Egypte, cette croisière hors du temps au fil du Nil que j’ai vécu avec une bande d’amis blogueurs et Voyageurs du Monde. Notre bateau était le dernier bateau à vapeur à naviguer sur le Nil. Je vous l’avais d’ailleurs présenté en détail il y-a quelques temps dans un articlé dédié… ce coin de paradis, c’est le Steam Ship Sudan. Il est désormais temps d’aller découvrir les richesses de ce pays qui m’a fait rêver depuis tant d’années.

VOYAGE EN EGYPTE – JOUR 01 : LOUXOR 

Arrivés la veille au soir, nous découvrons au petit matin le plaisir de déambuler dans les jardins et nager dans la piscine du Winter Palace de Louxor. Comment mieux débuter ce voyage en Egypte ? On est tout de suite plongé dans l’ambiance de cette parenthèse intemporelle. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec nos partenaires de voyages qu’on ne connait que très peu et de partager les premières tranches de rigolade. On pique une tête pour se rafraîchir, on profite des parfums et des couleurs des jardins, on en prend plein les yeux avec la déco de l’hôtel. Cette première matinée est placée sous le signe du repos.
On range les affaires et partons récupérer les clés de nos cabines à bord de notre bateau pour les prochains jours : le Steam Ship Sudan. Un accueil chaleureux et haut en couleur en guise de bienvenue avant de découvrir les saveurs orientales mijotées par le chef. C’est en musique et danse traditionnelle qu’on découvre nos quartiers pour les prochains jours à bord de ce trésor flottant. On se familiarise avec l’équipage et on a déjà qu’une hâte : découvrir nos chambres dont on a tant rêvé et larguer les amarres. On foule tous ce parquet mythique, on savoure les mots de bienvenue d’Amir, le chef d’équipe du bateau, on scrute les détails à l’intérieur comme à l’extérieur, émerveillés par tant de beauté et de bienveillance lors de cet accueil.
Avant de débuter cette croisière sur le Nil, nous profitons d’être à Louxor pour découvrir un peu la ville, le temple de Karnak et le temple de Louxor au coucher du soleil. Nos premières statues de pharaons, nos premiers hiéroglyphes, c’est assez fou de ce tenir ici, au pied de ces colonnes, de ces stèles et de ces colosses alors que plusieurs millénaires nous séparent de ceux qui les ont érigé. C’est intimidant et fascinant à la fois.

LE COMPLEXE DE KARNAK

Situé sur la rive Est du Nil, le complexe religieux de Karnak s’étend sur plus de 2km et a été construit pendant plus de 2000 ans, c’était le complexe le plus étendu de l’Egypte antique. Autant dire qu’on avait de quoi visiter. Le guide a eu du mal à nous contenir autour de lui tant on était dissipés avec l’envie d’explorer et découvrir ce temple.

On se balade, on déambule avec l’allée centrale comme fil conducteur. Je me perds un peu dans les explications du guide entre mes photos et mes yeux qui ne savent plus où regarder. La chaleur commence à m’écraser et je décide de me tenir légèrement en marge de notre petit groupe pour faire quelques images, finalement, je m’aperçois que je ne suis pas tout seul à le faire. Bravo l’assiduité en ce début de voyage en Egypte. En me baladant, je croiserais le regard d’un des gardiens du temple qui me fait comprendre qu’en échange d’un peu d’argent je pourrais faire un portrait de lui. Je lui fais signe que non et refuse, ayant toujours refusé de payer pour une photo où je ne me sentirais de toute façon pas à l’aise dans cette pratique. Finalement le gardien, revient me poser la main sur l’épaule quelques minutes plus tard et m’embarque au milieu des colonnes. Il bredouille quelques mots d’anglais et moi, pas un seul d’arabe mais malgré tout, il me montre des alignements de hiéroglyphes entre le premier, deuxième et arrière plan dans la construction. C’est assez bluffant, scotchant et fou de voir à quel point les graveurs et architectes de l’époque prévoyaient absolument tout dans les moindres détails qui parfois, dépassent l’entendement. C’est fascinant de voir les alignements entre les illustrations pour donner un certain message à plusieurs dizaines de mètres entre eux. Finalement, la découverte se poursuit et je me retrouve tout seul avec le gardien à l’écart du groupe, un peu malgré moi mais malgré tout scotché par ce qu’il me montre.

Au bout d’une dizaine de minutes, je lui fais comprendre que je vais m’éclipser rejoindre le groupe. Il me fait signe de prendre une photo, je lui dis que je ne préfère pas s’il attend de l’argent, et me dit qu’il ne veut pas d’argent et finirai par repartir avec son portrait et son grand sourire quand il a découvert son visage sur l’écran de mon appareil. 🙂

LE TEMPLE DE LOUXOR

Le temple de Louxor est dédié à 3 divinités Amon, Khonsou et Mout. Il était relié au Temple d’Amon à Karnak par une ligne de 2,5km qui traversait toute la ville. Il est plus modeste que le complexe de Karnak avec ces 260m de long et 50m de haut, mais on le découvre sous les couleurs enflammées du coucher du soleil qui viennent embraser la roche du temple. Les contrastes et les teintes orangés transcendent le lieu, un puit de lumière ici, un rayon de lumière sur des hiéroglyphes par là puis les lumières qui viennent éclairer l’édifice à la nuit tombée. Le temple prend de sa superbe aussi vite que la lumière change.

À la nuit tombée, alors que les pierres sont encore chaudes mais que le noir commence à envelopper la ville, nous nous écartons pour aller déambuler dans les ruelles de la ville, entre épices, art et souk. On se sent téléportés et en train de nager en plein dépaysement.
Au bout de quelques heures, on finit par rejoindre nos cabines pour notre première nuit sur le Nil. Nous resterons à quai jusqu’au lendemain après-midi, pour poursuivre quelques visites le matin dans la région de Louxor… Même s’il nous tarde déjà à tous de commencer la navigation.

VOYAGE EN EGYPTE – JOUR 02 : DES COLOSSES DE MEMNON AU TEMPLE DE RAMSES III

5h du matin, Louxor s’éveille. Bercés par les clapots du Nil contre la coque du Steam Ship Sudan, le premier réveil de ce voyage en Egypte se fait sous la douceur des premiers rayons de soleil sur Louxor. Les montgolfières viennent parfaire la vue carte postale depuis la baie vitrée de notre cabine à l’avant du dernier bateau à vapeur à naviguer sur ce fleuve.
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LES COLOSSES DE MEMNON

On ne descend pas côté ville mais côté Nil pour prendre place à bord d’une barque pour rejoindre l’autre rive. La vitesse du bateau nous apporte juste ce qu’il faut de brise pour rafraîchir ce début de journée qui monte petit à petit en température. Le pied à nouveau sur la terre ferme, on prend alors la route pour aller voir l’un des monuments que j’attends le plus de ce voyage en Egypte : le temple de Ramsès III. Avant de découvrir cet édifice, on fait une halte (un peu au milieu de nulle part) pour saluer les colosses de Memnon qui se dressent au bord de la route et en plein milieu de champs de culture. Ces 2 statues d’une vingtaine de mètres chacune et taillées dans un seul bloc symbolisent l’entrée de l’Amenophium, le temple funéraire du roi Amenophis III. Seul hic, si l’on retrouve encore aujourd’hui des statues, stèles et autres objets enfouis dans le sol du site, les colosses de Memnon sont, eux, les seuls vestiges encore debout. Les pierres du temple ayant sûrement servies à construire d’autres édifices. Ce premier arrêt « vieille » pierre est le début d’une longue série. Les noms des rois, Dieux et autres édifices me replongent d’emblée dans l’imaginaire de l’égyptologue que je rêvais d’être à l’adolescence.

LE TEMPLE DE RAMSES III

Nous poursuivons notre route pour l’un des moments forts de cette première journée : la visite du temple de Ramsès III. L’arrivée au milieu des immenses parkings de bus nous rappellent qu’avant la révolution égyptienne de 2011, ce temple était pris d’assaut par des hordes de touristes. Je me souviens alors des photos argentiques que mes grands parents m’avaient montré au retour de leur voyage où l’édifice était noir de monde. Aujourd’hui, il n’en est rien, les touristes ont, malheureusement pour le pays, déserté la destination. Il nous semble comme privatisé tant il y-a peu de monde. C’est assez fou de pouvoir découvrir ces lieux chargés d’histoire aussi librement. On a le sentiment mitigé de savourer cet instant rare et en même temps, touché de savoir à quel point le tourisme dans le pays et ceux qui en vivent, souffrent de cette situation.
C’est fascinant et intimidant de se tenir là, debout, face à cet temple, plus de 3000 ans après la fin de sa construction. Situé à Medinet Habou sur la rive ouest du Nil, le temple dédié au pharaon Ramsès III mesure plus de 150m de long et regorge de petites portes, pièces cachées et de colonnes immenses. On se sent infiniment petit au milieu de ces blocs de pierre gravés de hiéroglyphes de toute part.
Après avoir salué une dernière fois le temple de Ramsès III, nous mettons les voiles vers un nouveau lieu, pilier de l’histoire égyptienne : les trois vallées. La vallée des Reines abrite les tombeaux des reines et de leurs filles, la vallée des Nobles accueille plus de 400 tombes de proches des pharaons et la vallée des Rois, quant à elle, est la nécropole des pharaons du Nouvel Empire.
La vallée des Reines comporte une petite centaine de tombeaux de reines et de leur filles issues des dix neuvième et vingtième dynasties. Seul une poignée de ces tombeaux sont accessibles aux touristes et on n’ose pas imaginer les trésors que certaines d’entre elles, non ouvertes au public, doivent abriter. Si nombres de ces tombeaux ont été pillés, il faut avouer que celles qu’on a eu la chance de visiter étaient époustouflantes de par leur état de conservation. Les couleurs des peintures et le niveau de détail après des millénaires à l’épreuve du temps, des pillages et des éléments, étaient vraiment incroyables.
Les estomacs commencent à s’agiter en ce début de voyage en Egypte, pressés de goûter à la délicieuse cuisine du chef. Nous rentrons au bateau, des souvenirs et des couleurs déjà plein la tête, pour se délecter du déjeuner et se laisser guider au fil du Nil direction Esna. J’ai passé des heures à scruter les rives du plus grand fleuve du monde. Le silence et le paysage incitent à la détente et au calme. Ce sont là les premières heures de navigation de ce voyage hors du temps. On est comme dans une bulle où l’on ne se soucie de rien, se laissant guider par l’embarcation sur les flots du Nil avec une belle bande de copains et un équipage aux petits soins. On s’affaire à bâbord pour scruter le passage du soleil derrière les montagnes environnantes avant de remonter sur le pont principal pour se laisser bercer et savourer ce moment, tous ensemble, insouciants et cheveux au vent.

La suite du récit de ce voyage en Egypte se continuera au fil de la navigation et des découvertes jusqu’à Assouan puis à la découverte du Caire, du Sphinx et ses pyramides très bientôt. Enfin, un gros coup de coeur pour la bande de blogueurs avec laquelle je suis parti : Anne et Kévin, Alice et Alexandre, Juliette et Gaetan, May et Anthony, Laëtitia et Samantha.


Un grand merci à l’agence Voyageurs du Monde pour ce voyage en Egypte vraiment magique.


À la recherche de (micro)aventures sur et en dehors des sentiers, toujours un appareil photo à la main. 

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