Tromso

Si un jour on me demande « dans quelle région du monde, rêves-tu d’aller ? » je crois que je répondrais sans hésiter les pays nordiques. (Hé, on peut dire que la Patagonie est nordique aussi siouplait?)
Je crois que je ne conçois pas vraiment la découverte d’un pays du nord hors saison hivernale. Non pas que l’été ne m’attire pas, bien au contraire, mais les paysages enneigés de la Laponie, les maisons colorées sur fond blanc, les rennes et les températures négatives qui leur collent à la peau ont bercé mes rêves d’épopées nordiques depuis le début et je crois que pour une première découverte de l’outre-cercle-polaire je ne l’envisagerais pas autrement.

Ces paysages, cette culture j’en ai rêvé… j’avais consciencieusement appris le catalogue Ikea pour me familiariser avec les langues scandinaves, et si Billy, Expedit ou encore Åkerkulla n’avaient plus de secrets pour moi… force est de constater que non, ces quelques mots suédois, ne m’ont absolument pas aidé à meubler (huhu!) la conversation pendant ce voyage. Bref. On y va ?
Aujourd’hui, direction le 69ème parallèle nord, dans la capitale de la Norvège du Nord : Tromsø.

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Un marché de noël, voilà c’est ça ! Cette ville est un marché de noël grandeur nature. Tout y est : les flocons légers qui tombent sur la neige immaculée, les petites maisons colorées, l’ambiance magique…
5h au petit matin, le réveil sonne, je ne tenais plus en place, je voulais tout découvrir avant que le monde ne s’éveille, profiter des premières lueurs du jour pour enfin vivre ce voyage dont j’avais tant rêvé. J’étais (beaucoup trop) excité. J’embarque discrètement mon appareil photo, prends les (mauvaises) chaussures (qui seront très vite mouillées par la neige) mais qu’importe. J’y étais. J’étais seul, la ville était à moi pour quelques heures. Je gambadais de ruelles en ruelles, et de portes en portes, pour photographier tantôt le reflet du fjord sur l’eau, tantôt, cette devanture si cliché mais bien réelle. Je ne savais plus où donner de la tête, j’étais redevenu gamin. J’avais chargé ma meilleure playlist avec Sigur Ros et Jonsi… ces chansons prenaient une dimension supérieure aujourd’hui. Ces paysages je les avais rêvé les yeux fermés sur ces morceaux. Je m’imaginais sentir la brise du petit matin au milieu de ces maisons aux couleurs tout droit sorties d’un paquet de smarties. Mais cette fois, c’était pour de vrai. Le calme qui planait sur la ville était déconcertant, pas un bruit, rien. Une quiétude si incroyable que j’ai fini par couper la musique, pour profiter de cet instant jusqu’au bout, m’imprégner des couleurs, des sons, du vent… les yeux grands ouverts, je respirais à plein poumon et ne voulais en perdre aucune miette. De ma chambre, j’avais vue sur le fjord et l’église Arctique sur l’autre rive. J’étais sur l’île de Tromsø et le soleil se levait dans mon dos. J’étais donc décidé à traverser le fameux pont qui reliait l’île au continent pour admirer le spectacle. 1060m. Je crois que je n’ai jamais mis autant de temps à parcourir ce kilomètre qui traverse le cours d’eau, je jetais des coups d’oeil à gauche, à droite, devant, derrière… La lumière rosée qui embrassait la ville était magique et donnait une ambiance à la fois douce et magique à ce premier matin norvégien. Je m’arrêtais tous les deux pas. C’était le kilomètre le plus long.

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De l’autre côté du pont ce fut encore un nouveau spectacle, l’impression d’une nouvelle découverte… d’une nouvelle ville. Depuis l’hotel, je ne voyais que quelques maisons colorées ça et là dans la colline en face, mais c’était rien comparé à ce que j’ai pu voir en regardant par dessus mon épaule en arrivant sur l’autre rive. Depuis le continent, on est alors sur un côté un peu plus industriel, j’en profitais néanmoins pour monter un peu sur la colline pour m’enfoncer dans les quartiers résidentiels… Tout était enneigé. Tout était si beau. Rien ne jurait. Rouge, jaune, vert, blanc, crème… il y en avait de partout, je crois que même ici Charlie nous aurait donné du fil à retordre pour le trouver lui et son célèbre bonnet rayé. On est qu’à 3 000 kms de la France et pourtant, rien n’est pareil. Ici quand il neige les gens ne râlent pas. Ici quand le chasse neige passe, la neige n’est même pas noire. Ici quand le soleil se lève, c’est sur les monts enneigés. Ici quand la Norvège se réveille, tout reste calme, pas un mot plus haut que l’autre, pas de klaxons. Rien. Le calme qui m’avait bouleversé au petit matin était resté. En trois heures, j’ai eu le temps de me perdre, mais croyez moi les amis : c’était bon. C’était magique même. On a envie de tout prendre en photo, de tout prendre et tout ramener dans son sac, on a envie de tout montrer pour faire venir ces amis. Je ne compte pas le nombre de photos que j’ai prises juste comme souvenir pour mon appart’, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai marché sans savoir où aller mais sans jamais pouvoir décoller les yeux du paysage. Il était temps pour moi de retourner prendre un petit déjeuner avant d’aller découvrir le centre de la ville. Les ruelles s’étaient animées, les cafés prenaient vies et les commerces ouvraient un à un.

Tromsø, c’est un vrai coup de coeur, une de ces surprises

comme seul le voyage peut nous en apporter.

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J’ai aimé cette lumière du matin, les paysages enneigés, les maisons aux couleurs Toys’ R Us, les rues et les boutiques au charme fou, me perdre à droite, à gauche, l’architecture, le froid…
Où que l’on soit, dès qu’on tourne les yeux, c’est comme une nouvelle claque… signée : le paysage.

Merci à Hurtigruten et Visit Norway pour l’organisation du voyage dans le cadre de mon job chez We Like Travel.


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