EGYPTE | Croisière sur le Nil : d’Edfou à Assouan et visite du Caire

Cette croisière sur le Nil se poursuit, d’Efou à Assouan à bord du Steam Ship Sudan. Suite et fin de ce carnet de voyage en Egypte au fil du plus long fleuve du monde. Si vous avez manqué la première partie du voyage, je vous invite à relire mon article de Louxor au temple de Ramsès III.

Croisière sur le Nil – JOUR 03 : d’Edfou à Kom Ômbo
La navigation s’est poursuivie pendant la nuit et nous accostons à Edfou. Nouveau départ matinal pour visiter les trésors de la région et ne pas trop souffrir de la chaleur. On se promène au gré de nos envies dans les petites ruelles de ce village en bord de fleuve, la journée a déjà bien commencé ici. Finalement après avoir échangé quelques sourires et fait quelques images, on se sent un peu en trop au milieu de ces scènes de vie et préférons laisser les habitants mener leur vie sans que des touristes avec leurs grosses baskets ne viennent interférer là dedans.
Avant de reprendre notre croisière sur le Nil, on part vers le célèbre temple d’Edfou, immense, majestueux, dédié au dieu à tête de faucon : Horus. Ce qui frappe, au delà de l’imposant portail d’entrée de cet édifice, c’est de voir que les visages représentants les dieux gravés dans la pierre ont touts été vandalisés à coup de burin. On pensait d’abord à une détérioration « moderne » mais nous apprendrons pendant la visite qu’il s’agissait en fait des Coptes qui ont martelé, un à un, les visages des représentations des dieux, qui étaient païennes selon eux.
Le lieu est impressionnant, on passe d’une salle à l’autre, d’un couloir étroit à l’allée principale. Certains coins sont baignés d’un puit de lumière quand d’autres nous plongent dans la pénombre et le mystère enfermé dans ces murs. C’est un vrai labyrinthe et je me sens l’âme d’Indiana Jones qui découvrirait un temple perdu par moment. On en prend plein les yeux au cours de cette découverte bercée par les légendes racontées par notre guide, Khaled. On se retire et saluons Horus et les autres afin de reprendre quartier à bord de « notre » bateau. En effet, le Steam Ship Sudan n’a pas du tout été privatisé mais il se trouve que nous sommes les seuls sur le bateau pour cette croisière sur le Nil, ce qui rajoute une dose de magie supplémentaire.
L’équipage met en marche le moteur à vapeur et la routine bien huilée pour quitter notre port d’attache et prendre la direction de Kom Ombo. Les scènes de vie et les paysages hors du commun défilent sous nos yeux. On rigole, on se tait, on discute mais surtout on savoure l’instant. Être sur cette croisière sur le Nil sur ce bateau est déjà un voyage à part entière et même si les visites que nous faisons sont magiques et passionnantes, il nous est à chaque fois difficile de quitter le navire, on voudrait étirer la navigation encore et encore. Quand la chaleur sur le pont supérieur se fait insoutenable, on rejoint nos cabines climatisées pour quelques minutes pour se rafraîchir avant de remonter à nouveau, savourer un boisson désaltérante ou un thé à la menthe.

On laisse le regard scruter les aspérités et les détails de ces paysages qui défilent et changent au rythme de notre remontée du Nil. C’est le moment pour nous d’enlever nos carapaces et profiter de ces bons moments, juste à nous, on apprend tous à mieux se connaitre et chacun venu blogueur, repartira avec de nouveaux amis trouvés quelque part sur le Nil. Nous tissons des liens très forts qui nous font encore, bientôt 1 an après ce périple, nous parler et nous voir. Cette croisière sur le Nil et plus particulièrement sur le Steam Ship Sudan fut ô combien spécial sur le plan humain en plus d’avoir été une sublime escapade et découverte. Nous mettons fin à cette quiétude sur le pont du bateau lorsque les étoiles ont fait leur apparition dans le ciel et que nous débarquons à Kom Ombo. C’est donc de nuit que nous partons visiter le temple éponyme. Nous sommes une fois de plus seuls à flâner entre les colonnes et les allées de ce temple érigé en l’honneur des Dieux Sobek et Horus. On apprendra d’ailleurs que c’est ici qu’a été découvert le premier calendrier astronomique, conçu en 2700 avant J.C. Fou !

Croisière sur le Nil – JOUR 04 : Assouan et le temple de Philae

Le bateau a poursuivi son trajet pendant la nuit et on sent Assouan pointer le bout de son nez. Il nous reste quelques heures à profiter et savourer ces bons moments sur le Steam Ship Sudan. On commence à bien connaitre les coursives, reconnaître le craquement du parquet et le son des clapotis de l’eau du Nil contre la coque de notre maison flottante de ces derniers jours. On dévale les escaliers du pont supérieur vers l’inférieur en laissant la main glisser sur la rampe fraîchement lustrée comme on dévale ses propres escaliers. On partage un sourire ou un fou rire avec un équipage qu’on sent sincèrement heureux de voir une bande de jeunes qui aiment se marrer sur le bateau. On passe d’un bord à l’autre pour scruter les rives tantôt sauvages tantôt aménagées. C’est calme et reposant de fixer l’horizon et le laisser défiler au rythme imposé par le capitaine. Le temps est comme suspendu et on aimerait qu’il ne redémarre jamais. Finalement, au bout de quelques heures, on finit par rejoindre Assouan, célèbre pour son barrage sur le Nil mais pas que. Nous abandonnons le bateau pour aller visiter le temple de Philae.

Il fut construit sur l’île de Philae en l’honneur de la déesse de la fertilité et mère d’Horus : Isis. On prend une petite embarcation en bois pour rejoindre l’île et cette petite virée aquatique de courte durée nous plonge directement dans l’ambiance. Le temple est comme souvent en Egypte, fascinant et imposant, chargé d’histoire et rempli de trésors à parcourir des yeux. Il faut savoir que le temple que l’on découvre d’abord depuis l’eau avant d’en fouler les grandes dalles de pierre, a été entièrement découpé et démonté en plus de 40 000 morceaux car l’ancienne île de Philae était inondée suite à la construction du barrage. Ce sont donc les même pierres et le temple reconstruit à l’identique mais sur une nouvelle île de Philae qu’on visite aujourd’hui. C’était le seul moyen de sauver le temple d’une érosion et d’une destruction assurée à cause des eaux.
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Le soir venu, on part se balader dans les environs d’Assouan aux portes du désert pour savourer l’un de nos derniers couchers de soleil égyptien, avant de venir profiter de notre courte dernière nuit de cette croisière sur le Nil qui restera désormais à quai pour de bon.

JOUR 05 : Fin de notre croisière sur le Nil, direction le Caire et ses pyramides
3h30. On s’extirpe du lit, le cœur lourd de devoir quitter cette parenthèse enchantée que l’on vient de vivre. On salue une dernière fois l’équipage qui nous a chouchouté tout au long de se périple, on les remercie pour cette quiétude et ces bons moments partagés tous ensemble en journée ou au moment des repas. C’est avec un pincement au cœur non dissimulé qu’on referme nos chambres respectives et quittons ce chaleureux Steam Ship Sudan et ses hommes et notre guide qui nous auront accueilli comme des pharaons tout au long de ce périple. Notre avion nous attend, direction le Caire : son Sphinx, ses pyramides et tant d’autres choses à découvrir.
Quelques heures plus tard, nous voilà dans le dédale de la capitale polluée du pays. Après ces quelques jours de douceur et de quiétude au fil du Nil, le retour à la réalité nous frappe en pleine face entre pollution, klaxons et poussière ambiante… Bienvenue au Caire ! Notre van s’enfonce dans cette jungle urbaine au trafic désorganisé pour finalement nous déposer au pied des mythiques Pyramides de Gizeh. Situées littéralement aux portes de la ville, nous savourons cette chance que de les voir se dresser là, face à nous malgré les 45°c qui nous tapent sur la tête. On se tient à face à ces immenses pyramides composés de milliers de blocs de pierres. Prouesse architecturale grandiose. On les a vu des centaines de fois en photos et pourtant, être là, face à elle n’a rien de comparable. Elles sont encore plus immenses que je les avais imaginé, plus massives, plus imposantes, plus majestueuses. Ce pays est un livre d’histoire sans fin à ciel ouvert et les pyramides en sont l’un des symboles les plus forts. Il faut se pincer pour réaliser où nous sommes.
Clou du spectacle avant d’aller rencontrer la statue sans nez la plus célèbre du monde : le Sphinx, on se faufilera à l’intérieur de la pyramide de Kheops, la plus grande des pyramides de Gizeh, jusqu’à la grande galerie. Ici pas de décoration ni de jolis bas reliefs, seulement un tombeau ouvert et des murs de granit bruts, frais et austères imposants dans cette bulle au milieu de cet immense « tas de pierres ». On n’est pas émerveillé par les couleurs ou les détails comme ça a pu être le cas dans certains temples mais par le fait de se dire qu’on se trouve au cœur d’une pyramide vieille de plus de 4500 ans. Et même si des millions de touristes de toutes les nationalités ont foulé ces pavés avant nous, c’est intimidant de se dire que plusieurs millénaires avant nous des hommes étaient là, en train de construire ces édifices fascinants.

On retrouve la canicule à la sortie de la pyramide pour aller rejoindre le Sphinx. Si c’est tout un symbole de le voir et se tenir à ses pieds, les alentours sont moins convaincants et impressionnants, c’est toute fois, vraiment quelque chose d’être ici et de se remémorer simplement les noms mythiques de tous ces temples et ces lieux que nous avons pu découvrir au cours de ce voyage en Egypte. Les quelques heures qu’il nous reste dans la ville du Caire, nous les passerons à visiter une partie de la ville avec notre guide du jour entre souks et petites échoppes. Ça fait vraiment bizarre de retrouver le brouhaha de cette jungle urbaine.

Cette croisière sur le Nil touche à sa fin, la peau tiraillée par la chaleur et le sable, les yeux et la tête remplis de souvenirs et de belles images. Il va falloir rentrer, digérer et ressasser encore et encore ce voyage, cette parenthèse idyllique au fil du Nil. Dire au revoir à ces nouveaux amis forgés au rythme du fleuve, et se dire que tous ces moments vécus et partagés sont à nous et rien qu’à nous et que lorsqu’on voudra le revivre, il nous suffira juste de décrocher notre téléphone ou se revoir et se dire… dis tu te souviens, tu te souviens. On se regardera un brin nostalgique et un sourire au coin des lèvres, on fermera les yeux et on se reverra riants et insouciants à fendre les flots du plus long fleuve du monde en faisant craquer le parquet avec nos pieds, savourant un thé à la menthe au fil de l’eau et à s’émerveiller face aux trésors dont regorge ce pays.

Encore un énorme merci à Voyageurs du Monde pour cette magnifique parenthèse hors du temps et à mes compères de voyage : Anne et Kévin, Alice et Alexandre, Juliette et Gaetan, May et Anthony, Laëtitia et Samantha.


Voyage en Egypte : de Louxor au Temple de Ramsès III

Il est temps d’ouvrir le carnet de ce voyage en Egypte, cette croisière hors du temps au fil du Nil que j’ai vécu avec une bande d’amis blogueurs et Voyageurs du Monde. Notre bateau était le dernier bateau à vapeur à naviguer sur le Nil. Je vous l’avais d’ailleurs présenté en détail il y-a quelques temps dans un articlé dédié… ce coin de paradis, c’est le Steam Ship Sudan. Il est désormais temps d’aller découvrir les richesses de ce pays qui m’a fait rêver depuis tant d’années.

VOYAGE EN EGYPTE – JOUR 01 : LOUXOR 

Arrivés la veille au soir, nous découvrons au petit matin le plaisir de déambuler dans les jardins et nager dans la piscine du Winter Palace de Louxor. Comment mieux débuter ce voyage en Egypte ? On est tout de suite plongé dans l’ambiance de cette parenthèse intemporelle. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec nos partenaires de voyages qu’on ne connait que très peu et de partager les premières tranches de rigolade. On pique une tête pour se rafraîchir, on profite des parfums et des couleurs des jardins, on en prend plein les yeux avec la déco de l’hôtel. Cette première matinée est placée sous le signe du repos.
On range les affaires et partons récupérer les clés de nos cabines à bord de notre bateau pour les prochains jours : le Steam Ship Sudan. Un accueil chaleureux et haut en couleur en guise de bienvenue avant de découvrir les saveurs orientales mijotées par le chef. C’est en musique et danse traditionnelle qu’on découvre nos quartiers pour les prochains jours à bord de ce trésor flottant. On se familiarise avec l’équipage et on a déjà qu’une hâte : découvrir nos chambres dont on a tant rêvé et larguer les amarres. On foule tous ce parquet mythique, on savoure les mots de bienvenue d’Amir, le chef d’équipe du bateau, on scrute les détails à l’intérieur comme à l’extérieur, émerveillés par tant de beauté et de bienveillance lors de cet accueil.
Avant de débuter cette croisière sur le Nil, nous profitons d’être à Louxor pour découvrir un peu la ville, le temple de Karnak et le temple de Louxor au coucher du soleil. Nos premières statues de pharaons, nos premiers hiéroglyphes, c’est assez fou de ce tenir ici, au pied de ces colonnes, de ces stèles et de ces colosses alors que plusieurs millénaires nous séparent de ceux qui les ont érigé. C’est intimidant et fascinant à la fois.

LE COMPLEXE DE KARNAK

Situé sur la rive Est du Nil, le complexe religieux de Karnak s’étend sur plus de 2km et a été construit pendant plus de 2000 ans, c’était le complexe le plus étendu de l’Egypte antique. Autant dire qu’on avait de quoi visiter. Le guide a eu du mal à nous contenir autour de lui tant on était dissipés avec l’envie d’explorer et découvrir ce temple.

On se balade, on déambule avec l’allée centrale comme fil conducteur. Je me perds un peu dans les explications du guide entre mes photos et mes yeux qui ne savent plus où regarder. La chaleur commence à m’écraser et je décide de me tenir légèrement en marge de notre petit groupe pour faire quelques images, finalement, je m’aperçois que je ne suis pas tout seul à le faire. Bravo l’assiduité en ce début de voyage en Egypte. En me baladant, je croiserais le regard d’un des gardiens du temple qui me fait comprendre qu’en échange d’un peu d’argent je pourrais faire un portrait de lui. Je lui fais signe que non et refuse, ayant toujours refusé de payer pour une photo où je ne me sentirais de toute façon pas à l’aise dans cette pratique. Finalement le gardien, revient me poser la main sur l’épaule quelques minutes plus tard et m’embarque au milieu des colonnes. Il bredouille quelques mots d’anglais et moi, pas un seul d’arabe mais malgré tout, il me montre des alignements de hiéroglyphes entre le premier, deuxième et arrière plan dans la construction. C’est assez bluffant, scotchant et fou de voir à quel point les graveurs et architectes de l’époque prévoyaient absolument tout dans les moindres détails qui parfois, dépassent l’entendement. C’est fascinant de voir les alignements entre les illustrations pour donner un certain message à plusieurs dizaines de mètres entre eux. Finalement, la découverte se poursuit et je me retrouve tout seul avec le gardien à l’écart du groupe, un peu malgré moi mais malgré tout scotché par ce qu’il me montre.

Au bout d’une dizaine de minutes, je lui fais comprendre que je vais m’éclipser rejoindre le groupe. Il me fait signe de prendre une photo, je lui dis que je ne préfère pas s’il attend de l’argent, et me dit qu’il ne veut pas d’argent et finirai par repartir avec son portrait et son grand sourire quand il a découvert son visage sur l’écran de mon appareil. 🙂

LE TEMPLE DE LOUXOR

Le temple de Louxor est dédié à 3 divinités Amon, Khonsou et Mout. Il était relié au Temple d’Amon à Karnak par une ligne de 2,5km qui traversait toute la ville. Il est plus modeste que le complexe de Karnak avec ces 260m de long et 50m de haut, mais on le découvre sous les couleurs enflammées du coucher du soleil qui viennent embraser la roche du temple. Les contrastes et les teintes orangés transcendent le lieu, un puit de lumière ici, un rayon de lumière sur des hiéroglyphes par là puis les lumières qui viennent éclairer l’édifice à la nuit tombée. Le temple prend de sa superbe aussi vite que la lumière change.

À la nuit tombée, alors que les pierres sont encore chaudes mais que le noir commence à envelopper la ville, nous nous écartons pour aller déambuler dans les ruelles de la ville, entre épices, art et souk. On se sent téléportés et en train de nager en plein dépaysement.
Au bout de quelques heures, on finit par rejoindre nos cabines pour notre première nuit sur le Nil. Nous resterons à quai jusqu’au lendemain après-midi, pour poursuivre quelques visites le matin dans la région de Louxor… Même s’il nous tarde déjà à tous de commencer la navigation.

VOYAGE EN EGYPTE – JOUR 02 : DES COLOSSES DE MEMNON AU TEMPLE DE RAMSES III

5h du matin, Louxor s’éveille. Bercés par les clapots du Nil contre la coque du Steam Ship Sudan, le premier réveil de ce voyage en Egypte se fait sous la douceur des premiers rayons de soleil sur Louxor. Les montgolfières viennent parfaire la vue carte postale depuis la baie vitrée de notre cabine à l’avant du dernier bateau à vapeur à naviguer sur ce fleuve.
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LES COLOSSES DE MEMNON

On ne descend pas côté ville mais côté Nil pour prendre place à bord d’une barque pour rejoindre l’autre rive. La vitesse du bateau nous apporte juste ce qu’il faut de brise pour rafraîchir ce début de journée qui monte petit à petit en température. Le pied à nouveau sur la terre ferme, on prend alors la route pour aller voir l’un des monuments que j’attends le plus de ce voyage en Egypte : le temple de Ramsès III. Avant de découvrir cet édifice, on fait une halte (un peu au milieu de nulle part) pour saluer les colosses de Memnon qui se dressent au bord de la route et en plein milieu de champs de culture. Ces 2 statues d’une vingtaine de mètres chacune et taillées dans un seul bloc symbolisent l’entrée de l’Amenophium, le temple funéraire du roi Amenophis III. Seul hic, si l’on retrouve encore aujourd’hui des statues, stèles et autres objets enfouis dans le sol du site, les colosses de Memnon sont, eux, les seuls vestiges encore debout. Les pierres du temple ayant sûrement servies à construire d’autres édifices. Ce premier arrêt « vieille » pierre est le début d’une longue série. Les noms des rois, Dieux et autres édifices me replongent d’emblée dans l’imaginaire de l’égyptologue que je rêvais d’être à l’adolescence.

LE TEMPLE DE RAMSES III

Nous poursuivons notre route pour l’un des moments forts de cette première journée : la visite du temple de Ramsès III. L’arrivée au milieu des immenses parkings de bus nous rappellent qu’avant la révolution égyptienne de 2011, ce temple était pris d’assaut par des hordes de touristes. Je me souviens alors des photos argentiques que mes grands parents m’avaient montré au retour de leur voyage où l’édifice était noir de monde. Aujourd’hui, il n’en est rien, les touristes ont, malheureusement pour le pays, déserté la destination. Il nous semble comme privatisé tant il y-a peu de monde. C’est assez fou de pouvoir découvrir ces lieux chargés d’histoire aussi librement. On a le sentiment mitigé de savourer cet instant rare et en même temps, touché de savoir à quel point le tourisme dans le pays et ceux qui en vivent, souffrent de cette situation.
C’est fascinant et intimidant de se tenir là, debout, face à cet temple, plus de 3000 ans après la fin de sa construction. Situé à Medinet Habou sur la rive ouest du Nil, le temple dédié au pharaon Ramsès III mesure plus de 150m de long et regorge de petites portes, pièces cachées et de colonnes immenses. On se sent infiniment petit au milieu de ces blocs de pierre gravés de hiéroglyphes de toute part.
Après avoir salué une dernière fois le temple de Ramsès III, nous mettons les voiles vers un nouveau lieu, pilier de l’histoire égyptienne : les trois vallées. La vallée des Reines abrite les tombeaux des reines et de leurs filles, la vallée des Nobles accueille plus de 400 tombes de proches des pharaons et la vallée des Rois, quant à elle, est la nécropole des pharaons du Nouvel Empire.
La vallée des Reines comporte une petite centaine de tombeaux de reines et de leur filles issues des dix neuvième et vingtième dynasties. Seul une poignée de ces tombeaux sont accessibles aux touristes et on n’ose pas imaginer les trésors que certaines d’entre elles, non ouvertes au public, doivent abriter. Si nombres de ces tombeaux ont été pillés, il faut avouer que celles qu’on a eu la chance de visiter étaient époustouflantes de par leur état de conservation. Les couleurs des peintures et le niveau de détail après des millénaires à l’épreuve du temps, des pillages et des éléments, étaient vraiment incroyables.
Les estomacs commencent à s’agiter en ce début de voyage en Egypte, pressés de goûter à la délicieuse cuisine du chef. Nous rentrons au bateau, des souvenirs et des couleurs déjà plein la tête, pour se délecter du déjeuner et se laisser guider au fil du Nil direction Esna. J’ai passé des heures à scruter les rives du plus grand fleuve du monde. Le silence et le paysage incitent à la détente et au calme. Ce sont là les premières heures de navigation de ce voyage hors du temps. On est comme dans une bulle où l’on ne se soucie de rien, se laissant guider par l’embarcation sur les flots du Nil avec une belle bande de copains et un équipage aux petits soins. On s’affaire à bâbord pour scruter le passage du soleil derrière les montagnes environnantes avant de remonter sur le pont principal pour se laisser bercer et savourer ce moment, tous ensemble, insouciants et cheveux au vent.

La suite du récit de ce voyage en Egypte se continuera au fil de la navigation et des découvertes jusqu’à Assouan puis à la découverte du Caire, du Sphinx et ses pyramides très bientôt. Enfin, un gros coup de coeur pour la bande de blogueurs avec laquelle je suis parti : Anne et Kévin, Alice et Alexandre, Juliette et Gaetan, May et Anthony, Laëtitia et Samantha.


Un grand merci à l’agence Voyageurs du Monde pour ce voyage en Egypte vraiment magique.


Partir en voyage en croisière en Egypte

En juin dernier, j’ai pu partir en voyage en croisière en Egypte, un rêve de gosse longtemps repoussé. Durant toute mon adolescence, mon métier rêvé n’était ni pompier ni acteur ou encore moins chanteur mais bel et bien égyptologue. Je rêvais d’aller gratter la pierre avec mon pinceau, je caressais l’espoir de découvrir des restes de cette civilisation fascinante du bout de ma brosse à dent, je connaissais par coeur les noms des dieux égyptiens et collectionnaient les heures passées à regarder des documentaires ou lire des livres à ce sujet.

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Préambule à un voyage sur le Nil

Préambule à un voyage sur le Nil. Le sac n’est pas encore bouclé, le matos n’est pas totalement prêt et pourtant, demain, je m’envole pour un voyage dont j’ai toujours rêvé : l’Egypte. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai voulu être Egyptologue, la mythologie, le rêve du désert et son histoire incroyable m’ont toujours fasciné. Au fil des ans, les voyages se sont succédés et pourtant je n’avais toujours pas mis les pieds en Egypte. Je ne suis pas Egyptologue non plus et pourtant demain, je m’en vais découvrir ce pays qui m’a toujours fait rêvé.Read More


À la recherche de (micro)aventures sur et en dehors des sentiers, toujours un appareil photo à la main. 

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