Angleterre Barbade Voyage

(Mes)aventures Londoniennes

Il y a des jours avec et des jours sans. Je suis pourtant d’un naturel optimiste, mais force est de constater que le 31 juillet dernier j’ai bien payé pour tous les « coups de chance » que j’ai pu avoir par le passé. Cette journée a commencé en branle bas de combat, complètement en retard, le sac pas prêt, le stress de lui faire rater son train et moi mon avion, la matinée que nous voulions douce et calme à prendre un dernier petit dejeuner ensoleillé sur la terrasse s’est transformée en marathon comme j’en ai rarement vécu.

Décollage H-4 : je cours dans toute la maison à la recherche des dernières affaires à mettre dans la valise, ne pas oublier le GPS avant de partir, manger et prendre la route. Je cours en haut, en bas, à nouveau en haut, puis en bas, promis, j’anticiperai un peu plus la prochaine fois que je pars en voyage. Je cours, les minutes filent à toute vitesse, comme si rien ne semblait vouloir jouer en ma faveur pour que l’horloge s’arrête. Je la vois elle, faire son maximum pour m’aider, mais je la sens triste et impuissante à la fois, je m’en veux d’être autant à la bourre, je suis en train de gâcher ce temps prévu tranquille en le transformant en marathon sans fin. Le sac à peine bouclé, il n’y aura finalement pas eu de petit déjeuner et encore moins sur la terasse. Je viens de gâcher son dernier souhait avant le départ. Je me confonds en excuses et nous prenons finalement la route, la chaleur ne nous aide pas à faire baisser la pression engrangée jusque là. Je ne stresse pas souvent mais là, là oui. Les minutes défilent, le GPS ne reconnait pas l’adresse de l’aéroport (!) ça commence bien, impossible de trouver un panneau qui nous indique la direction de Lyon pour au moins être sur la bonne route. On a déjà 20 minutes de retard sur le temps estimé de trajet dans ses conditions de trafic. On ne rajoute pas de stress. Tout va bien. MAIS NON CA VA PAS. Elle a son train, moi mon avion. On ne peut pas les rater. Impossible.

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Le GPS vole à travers la voiture et je décide de sortir l’iPhone pour l’élever au rang de GPS Officiel pour certainement la course de sa vie. Dommage, le temps de taper l’itinéraire dans le GPS, il a surchauffé. L’iPhone n’est plus. Je l’ai laissé refroidir et pensais qu’il se rallumerait. Mais non. Je ne l’ai pas vu venir, je comptais sur lui, mais son âme s’en est allée. Pas de temps à perdre, même si l’énervement est là, finalement on trouve la bonne direction, un panneau Lyon. YES, GO GO GO. Ah non, mauvaise route c’était celle d’après. C’est ma soeur qui conduit, mais on est tous copilotes, l’oeil à l’affut et finalement c’est bon on trouve la bonne route pour sortir de la ville, on enquille sur l’autoroute (et on prend même la bonne sortie) les kilomètres s’enchainent, le paysage change, 1h plus tard, on passe sous le panneau « Sortie : Lyon Saint Exupéry ». Il est 15h25, je ne sais pas comment on s’est débrouillé, je ne sais pas qui nous en a voulu pour nous mettre autant de bâtons dans les roues, mais nous y sommes. On pose le pied dans l’aérogare à 15h50, il nous reste une quarantaine de minutes pour faire redescendre la pression. On attrape le paquet de m&m’s, le jus de litchi. Le jeune homme s’assoit derrière le piano et commence à jouer une mélodie puis deux, puis trois. Enfin un peu de repos, mais l’adrenaline peine à descendre. 16h30, son train l’attend, mon avion m’attend. Des au revoirs à la va-vite pour ne pas le rater, un peu comme toute cette journée. A la va-vite. J’aime pas les au revoirs, mais les au-revoirs à la va-vite, avec juste un regard à peine échangé avant de courir chacun de notre côté pour ne pas manquer nos trains et avions : plus jamais. Je veux lui envoyer un message, mais l’iPhone est bel et bien mort, foutu, k.o, h.s, dead, morto. Plus rien. Que dalle. Je tente de le recharger sur une, deux, trois prises électriques dans le terminal de l’aéroport. Rien n’y fait. Je pars en voyage de presse à la Barbade où je dois partager le voyage sur les réseaux sociaux, mon iPhone vient de me

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lâcher.

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16h45, j’ai réussi à faire mon check-in, ma valise affiche 11kg sur les vingt trois autorisés, et s’éloigne sur le tapis roulant, rien n’a l’air anormal, elle n’est pas tombée au premier méandre de tapis, elle n’est pas déséquilibrée, l’étiquette est correctement attachée, enfin un peu de chance dans cette journée, ma valise se dirige tranquillement vers la soute de ce Boeing à destination de Londres. Ma première escale de ce voyage vers l’île de la Barbade dans les Caraïbes. Mon vol décolle dans un peu plus d’une heure, je vais retourner m’assoir et me poser un peu. Un peu de repos bien mérité. Je décide de glisser définitivement mon iPhone inanimé au fond de mon sac. R.I.P. C’est dingue comme on est accro à cet objet, je ne peux pas regarder mon flux Instagram, ni Twitter, ni Facebook, ni échanger de sms, ni prévenir ma famille des évènements enchainés toute la journée. Certains y verraient un bon moyen de déconnecter. Oui, moi aussi. Mais pas là. Pas maintenant. Pas dans ce contexte. Pas de cette façon. Là, non, je pars à la Barbade, mais je veux rester connecté. Je décide de prendre mon mal en patience, mais repense aussi aux personnes qui sont impliquées de près ou de loin dans ce voyage, je dois les prévenir que je ne serai plus joignable.

J’achète un coupon internet de 30 minutes et retrouve mes mails le temps de prévenir la famille et les organisateurs du voyage de la situation. Je lui glisse un mail, qu’elle lira sûrement mais dont je ne connaitrais la réponse que dans quelques jours, à mon retour. Les trente minutes sont passées, il est l’heure de déambuler dans les couloirs de l’aéroport, d’un terminal à l’autre pour rejoindre la porte d’embarquement. Je sors mon désormais fidèle MINOLTA X700 pour faire quelques clichés, à jamais imprimé sur une péloche, de l’aéroport. Ah ce que j’aime ce bruit du déclenchement. Patienter en faisant quelques photos, me permet d’oublier un peu que je n’aurai plus de nouvelles pendant mon absence et que je ne pourrai plus en donner, que le job que je suis censé faire sera déjà à moitié fait. Mon billet passe dans le scanner et j’entre dans ce couloir de verre qui me guide vers ce Boeing aux couleurs de British Airways. Quelques mètres sous mes pieds, ma valise est compressée entre les sacs et autres colis des autres passagers. La porte de l’appareil se referme. Je passe l’iPhone en mode avion. Ah bah non. Et la musique ? NAAAAAN plus d’iPhone = plus de musique pour l’ensemble du voyage. Les 8h de vols demain vont être longues. Vous voyez qu’on est beaucoup trop accro à ces objets, ils ont une influence assez incroyable sur nous, si on le perd, on se sent presque désemparé et coupé du monde. Ca craint. Oui, ça craint. C’est un téléphone. Mais tellement plus à la fois. Bref. Je m’endors finalement avant même que l’avion n’ait quitté le sas d’embarquement, c’est l’hôtesse qui me réveillera quelques secondes plus tard. Je ressors mon MINOLTA pour immortaliser quelques clichés pendant le vol. Un coucher de soleil assez fou illumine la plaine. Ca y-est c’est parti, le train d’atterrissage est rentré, le signal lumineux est au vert. On est bel et bien en l’air, en route pour Londres.

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Londres, j’y rejoins une amie, pas vu depuis bien longtemps, la dernière fois c’était sur les bancs de l’école. Je profitais de ces quelques heures à Londres pour lui rendre visite, se remémorer le bon temps et qu’elle me montre quelques coins de Londres de nuit. Seul hic, je n’ai pas pu la prévenir que mon téléphone était cassé donc impossible de la joindre à mon arrivée. C’est pas grave, ça devrait aller, elle m’a dit qu’elle m’attendait à la sortie. On se retrouvera. L’appareil vient de se poser avec une heure de moins qu’au départ, sous la brume britannique. Le Boeing se gare, les premiers voyageurs se lèvent. Le ballet commence. Tout le monde se précipite pour récupérer son sac, sa veste, hurle « Henri, attends moi, je veux pas te perdre dans la foule ». Engueule le gosse qui pleure parce qu’il s’est pris un coup de coude par Serge qui a rattrapé in extremis la valise de Johnny qui tombait sur tout le monde. Moi je n’ai pas de veste. Tout le monde en a une mais pas moi. Je suis en short / t-shirt, après tout je pars à la Barbade, je n’ai pas besoin de veste, la météo annonçait 38°c. Oui mais Londres non, Jérémy. 12. Oui, oui. 12°c à mon arrivée sur le tarmac alors que j’avais quitté Lyon et ses 29°c. Ca pique. Bref, je récupèrerais mon pull dans ma valise après l’avoir récupéré.

On se dirige vers la salle de bagages. Le temps pour les passagers précédents en provenance de Tel Aviv de récupérer leurs bagages puis c’est notre tour. Enfin, c’est leur tour. Oui, le leur, pas le mien. Ma valise à l’allure si sûr lors de son départ quelques heures auparavant sur les tapis de Saint Exupéry, n’est pas là. Est-elle à Lyon ? A Londres ? Cachée dans la soute ? Aucune idée. J’attends encore avec le faible espoir qu’elle apparaisse comme par magie. Mais l’arrêt brusque du tapis pour annoncer la fin de la livraison, a mis fin à tout espoir. Je me dirige alors désabusé vers le comptoir de réclamation, aide une, deux, trois puis une quatrième famille de français qui sont aussi dans ma situation mais qui ne parlent pas anglais. Je répète minutes après minutes les mêmes questions / réponses entre l’hôtesse d’accueil du comptoir et les familles paniquées. Finalement après une demi heure à jouer les Nelson Monfort. C’est mon tour. J’explique ma situation, à bout de force après cette journée émotionnellement éreintante. Je remplis le formulaire de réclamation et ouvre un dossier pour avoir un suivi sur ma valise et savoir où et quand je pourrai la retrouver. A la fin du formulaire, on me demande mon lieu de résidence à la Barbade et mon numéro de téléphone. Problème : le programme du voyage avec l’adresse de l’hotel est dans le programme qui lui même est enregistré dans mon iPhone et j’ai un énorme doute sur mon lieu de résidence une fois arrivé sur l’île. Je n’ai aucun accès internet et ne peut pas quitter ce comptoir pour aller dans la zone d’arrivée pour trouver l’information. Finalement c’est l’hôtesse qui finira par me prêter gentiment son téléphone personnel pour que je me connecte à mes mails pour vérifier l’adresse. C’est bon, j’ai trouvé. Reste le souci du numéro de téléphone. Je lui résume donc toute l’histoire que je viens de raconter. Elle est peinée pour moi, elle me voit exténuée et prend vraiment pitié. J’aimerais au moins pouvoir prévenir mon amie qui m’attend de l’autre côté des portes de la situation, mais impossible. Je sens que cette nuit, je vais dormir dans la fraicheur londonienne sans la croiser. Finalement après plus d’une heure trente au comptoir des bagages perdus d’Heathrow, je peux enfin franchir les portes qui me mènent vers la zone d’arrivée. Mais sans valise. Seulement mon bagage cabine. Heureusement tout le matériel photographique était dans mon sac cabine. Je me suis toujours juré de ne jamais prendre le risque de les glisser dans le bagage en soute. Brillante idée que j’ai eu pour cette fois. Oui pour la photo, mais cette fois et pour la première fois, j’ai mis mon ordinateur portable dans ma valise en soute. Vous savez celle qui a été égarée. Oui oui. Et bien mon ordinateur est dedans, déjà que la moitié du travail de partage sur les réseaux sociaux était annulé faute de téléphone, l’autre moitié venait de s’évanouir au moment où j’appris que ma valise n’était plus. Il n’y aura donc pas de publications d’articles, ni de possibilités de vider les cartes mémoires.

Je m’apprête à pousser dépité les portes pour accéder à la zone d’arrivée où mon amie devait m’attendre, je jette un coup d’oeil, à droite, à gauche et n’aperçois pas sa petite tête blonde. Bad news. Finalement, je ferme les yeux, les réouvre et elle est là, devant moi, en train de me saluer. Son « welcome to London » furent les mots les plus chaleureux qu’elle ait pu trouver pour que la pression redescende. C’est idiot, mais ça fait du bien de retrouver une tête connue en sachant que cette fois, je me laissais guider par elle dans le métro londonien. Elle serait la chef d’orchestre de cette soirée, j’allais en profiter pour me reposer. On discute, marche, marche, discute, marche, déambule le long de la Tamise de nuit, avant de nous réfugier dans le très authentique restaurant McDonald’s le plus proche et encore ouvert à cette heure tardive pour nous restaurer, avant de reprendre notre balade nocturne sur les berges de la capitale anglaise. Les heures passent, je lui raconte mes mésaventures, elle me dit ce qu’elle est devenue depuis la dernière fois qu’on s’est vu, c’est chouette, vraiment chouette de passer un moment comme ça. Il est 4h du matin, il est l’heure de rentrer chez elle, pour que son canapé m’accueille à bras ouverts. Je ne le savais pas, mais finalement le bus aura mis deux bonnes heures à nous amener à destination. Ma nuit ne durerait donc qu’une heure trente. Je décide quand même de m’assoupir. Elle mettrait le réveil vu que je n’en avais plus. Deux heures plus tard, le soleil vient réchauffer mes paupières et me fait réveiller en sursaut. Hein ? Quoi ? Qui ? Où ? Je fais quoi ? Il est quelle heure ? M*****. L’heure, mon train pour l’aéroport est dans 15 minutes. Elle n’a pas entendu le réveil sonner. La pauvre devait être exténuée. Le temps de m’habiller, ni une ni deux, nous étions dehors en train de courir à se faire brûler les poumons pour arriver à temps à la gare. Finalement, c’est bon, j’arrive à avoir le train. Ce n’est pas celui prévu initialement car je me suis réveillé à l’heure à laquelle il passait. Mais si tout va bien, j’aurai au moins 1h à l’aéroport pour procéder à l’enregistrement, et comme je n’ai pas de valise, ça devrait aller assez vite. Je dis au revoir à mon amie sans savoir quand nous nous reverrons avant que les portes du train ne se referment. Elle me lance un « bon cette fois, plus rien ne peut t’arriver, mais on dit jamais deux sans trois, alors… » je lui rétorque « Ils vont être foutu de ne pas me faire partir aujourd’hui ».

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Je crois que mon deuxième prénom aurait dû être Irma. Madame Irma. Je fais des prémonitions, mais celle là, ne m’enchantait pas. J’arrive à l’aéroport de Gatwick pour m’enregistrer pour le vol British Airways à destination de Bridgetown. Je fais la queue quand c’est finalement mon tour d’arriver au comptoir de Maggie, l’hôtesse qui procède à mon enregistrement. Le visage marqué par les années qui venaient de s’écouler avec son air impartial ne me laissait guère imaginer rigoler avec elle. Elle attrape mon passeport, le scanne, et me lance un glacial « Oh… hum… here you are. We’ve got a problem with your flight ticket Sir!« . Je lui lance un « Are you kidding me ? » désemparé. Elle finit par m’expliquer que je devais revenir à 11h25 auprès de l’un de ses collègues pour savoir si oui ou non je pourrais prendre mon vol. Je devais retrouver deux journalistes françaises, je n’ai pas de moyen de les contacter pour les prévenir, elles doivent déjà attendre à la porte d’embarquement. Je reste étonnamment calme face à la situation.

Maggie, l’air si impartial et brut de prime abord, affichait finalement un regard complètement désemparé face à la situation dans laquelle j’étais car j’ai aussi dû lui réexpliquer toute l’histoire. Elle fut finalement d’une sympathie incroyable pour m’aider autant qu’elle le pouvait. Les minutes passent, il est 11h20 je commence à me rapprocher du comptoir d’Henri, le fameux collègue, pour essayer d’avoir du nouveau pour savoir si oui ou non, je pourrai m’envoler dans 30minutes pour Bridgetown. Il me demande de revenir 10 minutes plus tard. Euh… oui… m’enfin l’avion décolle dans 20 minutes et j’ai pas encore passé les portiques de sécurité. Soit. Je patiente une dizaine de minutes et c’est finalement l’une de ses collègues qui s’approche de moi, cela ne présage rien de bon. Elle commence par la phrase qui allait fixer mon sort sur la suite de ce voyage. « I’m terribly sorry Sir, but unfortunately the flight is overbooked, we can’t put you in this aircraft« . Je suis toujours calme. Je me surprends. Après tout, ça ne servirait à rien de l’engueuler la pauvre, elle n’y est pour rien, mais là, je crois qu’on s’acharne sur moi quand même. Je passe finalement près d’une heure avec elle, elle se démène pour me trouver quelques affaires de toilettes vu que je n’ai pas de quoi me laver puisque tout est dans ma valise. M’indique où dormir et passer la journée dans un hôtel à quelques pas du terminal. Heureusement, ils prennent en charge ma nuit et mes repas jusqu’à mon vol possible pour Bridgetown… demain. Possible oui. Car elle m’a confié que ce vol là aussi était en surbooking. S’ils ne m’avaient pas fourni l’hébergement, j’aurais probablement opté pour une location avec GowithOh, qui propose de nombreux studios et appartements dans plusieurs quartiers de Londres : Westminster, City, Camden, Waterloo… Il est midi, je ne suis pas douché depuis 36h, j’ai dormi 1h30 en l’espace de 48h. Mon corps m’emmène instinctivement vers l’hotel où je récupère de quoi manger et me laver. La douche est revitalisante. Mais je n’ai rien pour me changer. Je décide finalement de prendre un bus dans l’après-midi pour essayer de trouver un smartphone pas trop cher pour pouvoir être en contact avec mes proches et les organisateurs, car personne n’a aucune idée de tout ce qui vient de se passer. Du coup, je sms, appelle et Skype toute la journée et soirée sur mon installation de fortune, et ça fait du bien !

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Nous sommes le 1er août et je passe la journée à l’aéroport de Londres Gatwick. Je tourne finalement dans une, deux puis trois boutiques avant de trouver un téléphone Sony sous Android qui me permettrait de me connecter au wifi pour prendre et donner des nouvelles et accéder aux réseaux sociaux. Dans cette situation, vous n’avez pas idée à quel point ça fait un bien fou de se reconnecter. Vous allez me croire accro vu la description que je viens d’en faire, mais je jure que retrouver un contact aussi virtuel soit-il grâce aux mails ou réseaux sociaux pour vider son sac et raconter la situation, ça fait un bien fou. Je passerais finalement l’après-midi cloitré dans ma chambre à me détendre, à discuter sur Skype entre Londres et Paris, à prévenir la Barbade que j’aurais vraisemblablement au moins vingt quatre heures de retard. Les heures passent beaucoup plus vite, le moral remonte aussi. C’est dingue comme quelques mots de quelqu’un qui vous est cher peuvent vous rebooster dans des situations pareilles. Je ne dis pas que ces mésaventures londoniennes ont été un cauchemar car il y a bien pire dans la vie, mais croyez-moi, ce fut loin d’être une partie de plaisir. Le lendemain matin, je retrouvais finalement des têtes familières de la veille : Henri, Maggie et Sue. Sue à qui je dois vraiment beaucoup tellement elle m’a aidé et s’est confondue en excuses face à la situation. Ils étaient tous là, bien apprêtés enchainant les enregistrements, les uns derrière les autres. Mais moi, je n’étais plus un étranger, j’ai eu un petit cadeau, un sourire presque familier et quelques mots d’encouragements de leur part.

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Cette fois c’était sûr, j’allais partir pour la Barbade. Henri avait bien fait en sorte de pré-réserver pour moi un siège, la veille, côté hublot en prime pour être sûr que je puisse m’envoler, aujourd’hui, 2 août 2013 pour aller pour la première fois de ma vie de ce côté ci de la planète : dans les Caraïbes. C’est le sourire aux lèvres, que je passerais finalement les portiques de sécurité, j’achèterais quelques produits de toilettes pour me sentir un peu plus propre avant de m’envoler pendant huit heures à plus de onze mille mètres d’altitude. Pour l’anecdote, je récupèrerais finalement ma valise, le jour de mon retour en France, à l’aéroport de Bridgetown à la Barbade, après qu’elle ait transité par Miami avec American Airlines, j’ai dû acheter des vêtements sur place pour pouvoir me changer, alors qu’en fait ma valise est finalement arrivée le jour après que j’ai pu poser le pied sur l’île, mais personne ne m’a prévenu de son arrivée malgré mes coups de téléphones à droite à gauche pour suivre sa trace. Finalement, mon amie londonienne avait raison, on ne dit jamais deux sans trois. Il y a des jours avec et des jours sans. Cette fois, ce fut quelques jours sans. Je suis pourtant d’un naturel optimiste, mais force est de constater que ce 31 juillet, j’ai bel et bien payé pour tous les « coups de chance » que j’ai pu avoir par le passé. Aujourd’hui, ça me fait sourire et c’est bien là le principal.

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8 Comments

  • Reply
    Marine
    16 septembre 2013 at 12 h 07 min

    Purée tu as été d’un calme fou, je crois que je me serais mise à pleurer dès l’iPhone qui lâche :))

  • Reply
    argone
    16 septembre 2013 at 12 h 56 min

    Eh oui … des fois tout va de travers … et quand cela tombe un jour où on doit voyager, c’est la cata ! j’espère que tu as quand même passé un bon séjour à la Barbade pour ce voyage de presse !
    argone
    http://atasteofmylife.fr

  • Reply
    Anaïs
    16 septembre 2013 at 14 h 48 min

    Je suis ADMIRATION! Garder son calme dans une telle situation, j’espère que ce séjour à la Barbade t’aura permis de recharger tes réserves de chance et de positivisme!!!

  • Reply
    Lucie
    16 septembre 2013 at 15 h 01 min

    Mais comment as-tu reussi a garder ton calme avec autant de probleme qui te tombent dessus d’un coup? Je suis impressionnee. En tout cas tes photos de Londres sont superbes!

  • Reply
    Marie
    16 septembre 2013 at 15 h 17 min

    toutes ces aventures sont l’occasion d’un super récit, c’est ça qui est top ! tout est bien qui finit bien et on veut des photos de La Barbade maintenant !

  • Reply
    Rory
    16 septembre 2013 at 18 h 08 min

    Malgré tout tes photos argentiques sont quand même super chouettes ! 🙂

  • Reply
    kroczak piotr
    18 septembre 2013 at 15 h 45 min

    M’étonne pas, British Airways est l’une des compagnies, si ce n’est LA compagnie qui perd le plus de bagages… de vrais nulles !

  • Reply
    Brugge
    22 mars 2015 at 18 h 36 min

    C’est bien !

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