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9 mars

Passer un week-end à Venise

En septembre dernier, j’ai laissé les gondoles à Venise et pourtant avant de rentrer, j’ai passé tout un week-end à la découverte de la cité des Doges. Retour sur deux jours de voyage pas romantiques.

Ce week-end là n’aura pas été le moins cher que je me serais octroyé compte tenu de mon exigence sur les horaires de vols, néanmoins vous verrez qu’on peut dormir à Venise pour (vraiment) pas cher. J’ai donc attrapé un vol Air France de justesse à l’aéroport de Lyon un vendredi soir avec une arrivée de nuit à Venise. En arrivant, quelques échanges en italien et quelques euros plus tard, le bus de ville me dépose sur la via Orlanda. Mon problème c’est qu’à 23h sur le bord de cette route il n’y a personne à part les prostituées qui ne parlent presque pas italiens, je ne tirerais rien d’elles (âme tordue s’abstenir) pour trouver mon hébergement.

Finalement, j’arriverais à bon port : le camping Rialto. Pour 8 € la nuit, et oui c’est possible à Venise. Evidemment, je ne le recommande pas en hiver, mais pour cette somme vous dormez en tente (montée par le camping) dans un vrai lit à l’intérieur). Pas besoin de draps ni d’oreiller tout est fourni et propre. Si vous aimez voyager dans des hôtels avec un certain standing : passez votre chemin. Ce camping restera clairement mon bon plan du voyage. Le staff est très « friendly », et disponible 24h/24. Et pour 8€ la nuit, on prend un bus devant l’entrée du camping qui nous dépose à la gare routière de Venise en 5 minutes. Que demander de plus ?

Une fois à la gare routière, plusieurs choix s’offrent à vous : soit vous suivez un groupe de touristes (ce qui implique que vous ayez réservé la prestation à l’avance) soit vous partez déambuler dans les rues. J’ai bien sûr préféré cette deuxième option, et si Venise est vraiment une ville magnifique, elle l’est d’autant plus dès que l’on se perd dans ses rues. Vous ne pourrez évidemment pas passer à coté du Rialto, du Grand Canal, du Pont des Soupirs ou de la place Saint Marc, mais faites moi confiance et rangez ce plan dans votre poche. Marchez où bon vous semble.

Je n’ai pas de bonnes adresses, si ce n’est quelques photos de ces rues oubliées dans lesquelles j’ai pris le temps de discuter avec quelques vénitiens et à profiter du calme des rues de la cité. Et oui contre toute attente, on réussit quand même à trouver du calme dans les rues de Venise, je me suis retrouvé à de nombreuses reprises seul dans la rue. Le bonheur.

Les parties de la ville où les touristes sont regroupés je les ai passé plus rapidement histoire de faire quelques photos souvenirs, mais j’ai préféré m’éterniser dans les ruelles du Canareggio, de San Marco, la Giudecca ou encore prendre le Vaporetto pour visiter l’île San Giorgio Maggiore. Je n’ai pas fait de gondole sur les canaux et au final je ne le regrette pas, j’aurais certainement apprécié une balade en bâteau dans les canaux mais quand on voit que sous le pont des soupirs ils sont autant embouteillés que le périph’ parisien à une heure de pointe : pas de regret.

Après avoir découvert la ville, je ferais la connaissance de deux allemandes au camping avec qui je passerais la soirée dans les ruelles vénitiennes. Encore de belles rencontres grâce au voyage. Avant de venir, j’avais lu des articles sur les îles Murano et Burano. Le dimanche je décidais donc de prendre le vaporetto direction l’île de Burano et ses façades… insolites. En 45 minutes et avec une correspondance de vaporetto, on se retrouve sur une île de l’Adriatique au charme pour le moins… inattendu. Encore une fois mon astuce est de simplement vous laisser porter où bon vous semble les façades multicolores sont partout sur l’île, à vous de vous perdre (mais ne ratez pas le dernier Vaporetto). Voici la vidéo rapportée de cette découverte de l’île (colorée) de Burano.

De retour à Venise, j’en profite pour acheter les quelques cartes postales promises à quelques amis puis retourne au camping avant un réveil à 3h du matin pour attraper mon vol retour le lundi matin et être à 7h30 pour débuter la journée de travail.

Un week-end fatiguant mais dépaysant. Au final, je conseille vraiment la visite de Venise en couple, entre amis ou tout seul. Si l’option camping ne vous séduit pas, l’hébergement en hôtel est un peu plus couteux et est donc à prévoir dans le budget.

A 1h seulement de vol de Lyon, la ville vaut le déplacement, clairement un nouveau voyage que je ne suis pas prêt d’oublier. Consultez les avis des voyageurs pour votre sejour à Venise sur Holidaycheck pour vous aussi vous faire votre idée et sauter le pas.


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Commentaires

  1. J’avais découvert Venise en plein mois d’août, à peine quelques jours après ma découverte de Prague qui m’avait enchantée, et en comparaison, Venise m’avait laissé un souvenir plutôt mitigé…
    Mais ton billet et tes photos me permettent de jeter un œil neuf sur cette cité et je dois reconnaitre que du coup, je commence à lui trouver charme certain…

    • Jeremy

      J’ai moi aussi été un peu déçu de prime abord, mais en me perdant j’ai vraiment vu une Venise différente ! Le nombre (trop) important de touriste est assez rebutant c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à s’écarter des grands points touristiques ! Merci d’avoir pris le temps de laisser un petit mot en tous cas, je suis content que mon article t’ai plu :)

  2. Personnellement, j’ai fait l’inverse de toi : à titre exceptionnel, on s’est offert un hôtel de charme juste à côté de la place St Marc. Ça a un gros avantage : être à 6h dans les rues, vides ! Et ça faisait un peu partie de mon idée du week-end en Italie : se faire plaisir, bien manger, bien dormir ! (et je n’ai jamais eu un aussi bon petit déjeuner…)

    Je ne sais pas ce qu’il en est pour Lyon, mais depuis Paris prendre le train de nuit est clairement plus intéressant que l’avion : on part le vendredi soir après le boulot, on rentre le lundi pour travailler. Et on découvre Venise en arrivant à la gare, c’est assez magique.

    J’ajoute deux derniers trucs : selon les trajets et les visites, prendre un pass peut être sympa (notamment si on va à Burano/Murano). Et apparemment, il y a plus de touristes en juin et septembre qu’en juillet-aout. Personnellement, j’y étais en décembre, et il n’y avait vraiment pas autant de monde que ce que j’imaginais (ouf).

    • Jeremy

      Super, vous avez bien eu raison !
      Perso tant que je peux économiser sur les hôtels et le confort : je le fais car c’est absolument pas une priorité pour moi, et ça le deviendra surement un peu plus lorsque je voyagerai en couple ou un peu plus vieux : donc j’en profite tant qu’à titre perso c’est absolument pas nécessaire :) Mais vous avez bien eu raison !

      Il n’y a pas de train à ma connaissance de Lyon, et j’ai préféré prendre l’avion pour passer le moins de temps possible dans les transports, mais oui j’imagine que depuis Paris le train ça doit être top ! Disons que l’A/R en Australie m’a un peu calmé sur le temps passé dans les transports mais j’imagine que je l’aurais fait en train depuis Paris oui.

      Oui le pass peut être sympa c’est certain, je l’ai pas pris parce que je préférais marcher, mais ça peut être intéressant c’est sûr !
      En décembre c’est clair que tu devais être beaucoup plus tranquille qu’en septembre t’as dû apprécier : en septembre c’était littéralement : blindé !