Passer un week-end à Venise

Passer un week-end à Venise

En septembre dernier, j’ai laissé les gondoles à Venise et pourtant avant de rentrer, j’ai passé tout un week-end à la découverte de la cité des Doges. Retour sur deux jours de voyage pas romantiques.

Ce week-end là n’aura pas été le moins cher que je me serais octroyé compte tenu de mon exigence sur les horaires de vols, néanmoins vous verrez qu’on peut dormir à Venise pour (vraiment) pas cher. J’ai donc attrapé un vol Air France de justesse à l’aéroport de Lyon un vendredi soir avec une arrivée de nuit à Venise. En arrivant, quelques échanges en italien et quelques euros plus tard, le bus de ville me dépose sur la via Orlanda. Mon problème c’est qu’à 23h sur le bord de cette route il n’y a personne à part les prostituées qui ne parlent presque pas italiens, je ne tirerais rien d’elles (âme tordue s’abstenir) pour trouver mon hébergement.

Finalement, j’arriverais à bon port : le camping Rialto. Pour 8 € la nuit, et oui c’est possible à Venise. Evidemment, je ne le recommande pas en hiver, mais pour cette somme vous dormez en tente (montée par le camping) dans un vrai lit à l’intérieur). Pas besoin de draps ni d’oreiller tout est fourni et propre. Si vous aimez voyager dans des hôtels avec un certain standing : passez votre chemin. Ce camping restera clairement mon bon plan du voyage. Le staff est très « friendly », et disponible 24h/24. Et pour 8€ la nuit, on prend un bus devant l’entrée du camping qui nous dépose à la gare routière de Venise en 5 minutes. Que demander de plus ?

Une fois à la gare routière, plusieurs choix s’offrent à vous : soit vous suivez un groupe de touristes (ce qui implique que vous ayez réservé la prestation à l’avance) soit vous partez déambuler dans les rues. J’ai bien sûr préféré cette deuxième option, et si Venise est vraiment une ville magnifique, elle l’est d’autant plus dès que l’on se perd dans ses rues. Vous ne pourrez évidemment pas passer à coté du Rialto, du Grand Canal, du Pont des Soupirs ou de la place Saint Marc, mais faites moi confiance et rangez ce plan dans votre poche. Marchez où bon vous semble.

Je n’ai pas de bonnes adresses, si ce n’est quelques photos de ces rues oubliées dans lesquelles j’ai pris le temps de discuter avec quelques vénitiens et à profiter du calme des rues de la cité. Et oui contre toute attente, on réussit quand même à trouver du calme dans les rues de Venise, je me suis retrouvé à de nombreuses reprises seul dans la rue. Le bonheur.

Les parties de la ville où les touristes sont regroupés je les ai passé plus rapidement histoire de faire quelques photos souvenirs, mais j’ai préféré m’éterniser dans les ruelles du Canareggio, de San Marco, la Giudecca ou encore prendre le Vaporetto pour visiter l’île San Giorgio Maggiore. Je n’ai pas fait de gondole sur les canaux et au final je ne le regrette pas, j’aurais certainement apprécié une balade en bâteau dans les canaux mais quand on voit que sous le pont des soupirs ils sont autant embouteillés que le périph’ parisien à une heure de pointe : pas de regret.

Après avoir découvert la ville, je ferais la connaissance de deux allemandes au camping avec qui je passerais la soirée dans les ruelles vénitiennes. Encore de belles rencontres grâce au voyage. Avant de venir, j’avais lu des articles sur les îles Murano et Burano. Le dimanche je décidais donc de prendre le vaporetto direction l’île de Burano et ses façades… insolites. En 45 minutes et avec une correspondance de vaporetto, on se retrouve sur une île de l’Adriatique au charme pour le moins… inattendu. Encore une fois mon astuce est de simplement vous laisser porter où bon vous semble les façades multicolores sont partout sur l’île, à vous de vous perdre (mais ne ratez pas le dernier Vaporetto). Voici la vidéo rapportée de cette découverte de l’île (colorée) de Burano.

De retour à Venise, j’en profite pour acheter les quelques cartes postales promises à quelques amis puis retourne au camping avant un réveil à 3h du matin pour attraper mon vol retour le lundi matin et être à 7h30 pour débuter la journée de travail.

Un week-end fatiguant mais dépaysant. Au final, je conseille vraiment la visite de Venise en couple, entre amis ou tout seul. Si l’option camping ne vous séduit pas, l’hébergement en hôtel est un peu plus couteux et est donc à prévoir dans le budget.

A 1h seulement de vol de Lyon, la ville vaut le déplacement, clairement un nouveau voyage que je ne suis pas prêt d’oublier. Consultez les avis des voyageurs pour votre sejour à Venise sur Holidaycheck pour vous aussi vous faire votre idée et sauter le pas.


Jeremy

Hello ! Moi c'est Jeremy, 27 ans, blogueur voyageur, passionné de belles images, de voyages, de montagne et d'aventures. Quand je ne suis pas derrière l'objectif, en bivouac en montagne ou en train de surfer, vous me trouverez sûrement en voyage ou en train de préparer ma prochaine aventure.

8 Comments
  • J’avais découvert Venise en plein mois d’août, à peine quelques jours après ma découverte de Prague qui m’avait enchantée, et en comparaison, Venise m’avait laissé un souvenir plutôt mitigé…
    Mais ton billet et tes photos me permettent de jeter un œil neuf sur cette cité et je dois reconnaitre que du coup, je commence à lui trouver charme certain…

    9 mars 2012 at 21 h 24 min
  • Personnellement, j’ai fait l’inverse de toi : à titre exceptionnel, on s’est offert un hôtel de charme juste à côté de la place St Marc. Ça a un gros avantage : être à 6h dans les rues, vides ! Et ça faisait un peu partie de mon idée du week-end en Italie : se faire plaisir, bien manger, bien dormir ! (et je n’ai jamais eu un aussi bon petit déjeuner…)

    Je ne sais pas ce qu’il en est pour Lyon, mais depuis Paris prendre le train de nuit est clairement plus intéressant que l’avion : on part le vendredi soir après le boulot, on rentre le lundi pour travailler. Et on découvre Venise en arrivant à la gare, c’est assez magique.

    J’ajoute deux derniers trucs : selon les trajets et les visites, prendre un pass peut être sympa (notamment si on va à Burano/Murano). Et apparemment, il y a plus de touristes en juin et septembre qu’en juillet-aout. Personnellement, j’y étais en décembre, et il n’y avait vraiment pas autant de monde que ce que j’imaginais (ouf).

    10 mars 2012 at 13 h 57 min
  • Maxime
    Répondre

    Bonjour Jérémy et merci pour ce super billet!!

    Je pars à Venise pour quelques jours au mois de Juillet et ton camping me paraît très intéressant. Peux-tu m’en dire un peu plus sur le service des bus qui passe à proximité pour rejoindre Venise (fréquence, horaires, tarif), ainsi qu’au sujet du Vaporetto pour visiter les différentes îles ?

    Merci beaucoup

    9 avril 2015 at 10 h 19 min
  • Parfait, le camping a 8 euro je prend. cette été je sais ou aller. 🙂
    Par contre les photos ne sont plus disponible. c’est bien dommage.

    22 mars 2017 at 18 h 43 min

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