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31 décembre

Am coming home

Ce soir, un nouvelle page se tourne je souhaitais terminer mon dernier article sur ce périple australien en cette fin d’année 2011, il y-a bientôt un an je m’asseyais dans ce vol SQ333 à destination de Singapour puis Sydney, 5 mois durant j’aurais vécu ce qui m’avait fait vibrer pendant ces longs mois de préparations, de l’obtention du passeport ce jour de juillet 2010 au premier coup de tampon ce 28 janvier 2011, il s’en était passé des choses, si j’avais bien essayé de m’imaginer ce que j’allais vivre, j’étais bien loin de la réalité. J’ai bien sûr vécu quelques moments un peu plus tristes mais ce que je retiendrais de ce voyage et si j’ai mis du temps à rédiger cet article c’était pour prendre le temps de la réflexion.

Aujourd’hui mes idées sont plus claires et moins précipitées comme lors de la rédaction de cet article il y-a quelques mois. Ce qui me vient à l’esprit 6 mois après mon retour ce n’est que du positif 197 jours durant j’aurais côtoyé la liberté du bout des doigts, ressenti un bonheur de chaque jour, vécu des moments forts, vu des paysages incroyables. On part souvent par besoin d’aventure, de changement, pour faire comme une pause dans sa vie, à la découverte de nouvelles choses pour rompre cette habitude, ces mêmes rues dans lesquelles on marche depuis tant d’années, ces mêmes personnes que l’on croise et que l’on ignore où le bonheur d’une simple rencontre est oublié. Ce trajet qui vous mène au travail, au lycée vous semble être une aventure à lui tout seul le premier jour où vous l’empruntez, la peur de rater l’arrêt, d’arriver en retard qui jour après jour devient naturelle, même cette petite aventure là est partie… Partir après la fin de mes études sans obligation de retour, sans contraintes de dates, un aller simple vers l’inconnu pour ce que je prédisais comme étant l’aventure de ma vie.  Le rêve du bout du monde au bout des doigts, cette rupture avec tout repère, toute connaissance,pour un retour aux choses simples, retrouver le plaisir de découvrir, d’apprendre. J’attendais beaucoup de ce voyage,sans véritablement savoir ce que j’allais chercher.

Je dois avouer qu’avant le départ,je voyais cette aventure comme un acte presque hors du commun,que partir au bout du monde faisait de moi quelqu’un de différent et l’une des premières leçon de ce voyage aura été l’humilité, car en aucun cas ce que l’on fait nous rend meilleur qu’un autre, on a tous nos victoires personnelles, mais ni ce voyage ni tous ceux à venir ne feront de moi quelqu’un de mieux qu’un autre. Ce voyage aura été ma victoire, je n’ai jamais vraiment été aventurier ni même très téméraire, la peur des autres, l’anxiété d’il y-a quelques années font désormais partie du passé, ce voyage m’aura transformé,car au delà des paysages somptueux et des rencontres magnifiques que j’y aurais faites, j’en aurais appris beaucoup plus sur moi en 5 mois qu’en 21 ans.

Depuis mon retour ma vision du monde, de ce qui m’entoure et même de cette formidable aventure a changé, ce que je voyais comme un acte « hors norme » est en fait quelque chose d’extraordinaire à titre personnel, mais d’ordinaire à l’échelle du monde. Nous sommes des millions à voyager,et peu importe la façon de le faire, de le partager, chaque voyage est unique et apporte son lot d’aventure. L’époque des grands aventuriers qui découvrent des terres inconnues est révolue, mais partir à leur découverte est l’un des plus bel enrichissement qu’il m’ait été donné. Beaucoup voyagent,et finalement peu importe la façon de le faire,le voyage est un enrichissement personnel, qui abreuve cette soif de découverte qui nous anime.

Après 197 jours au bout du monde, 25 000 kms de plus au compteur de la voiture, l’heure était arrivée, j’étais là, assis sur mon sac voyant cet écran indiquant l’embarquement immédiat porte 22 à destination de Paris Roissy Charles De Gaulle. Ce moment que j’avais tant attendu les soirs de déprimes et tant redoutés les jours de grands bonheur m’avait finalement rattrapé, les épaules alourdies par le poids de mon sac à dos sur les épaules, je ressassais ce que je venais de vivre, les images de cette aventure qui prend fin se mélangent, j’y vois des visages, des couchers de soleils, des sourires, de belles couleurs, je sens le sable sous mes pieds, je me sens plonger à nouveau dans ces eaux turquoises, je sens la chaleur des rayons du soleil balayés ma peau, les requins sont toujours là devant moi, ces koalas, ces kangourous rencontrés au hasard de mes routes, le temps semble s’arrêter, je vis mes derniers instants sur le sol australien personne ne sait que je suis sur le point de rentrer et pourtant…

Je bois ces dernières secondes comme une revanche sur ces coups de blues à accuser le coup d’être loin de tout,survenus plus tôt dans le voyage. Mes bagages s’en vont vers les soutes de cet Airbus, les frissons me gagnent, impuissant, j’aimerais continuer et rencontrer à nouveau Matthias, Nina, Miriam, Alexandra, Stan et tous les autres, revivre tous ces moments fabuleux,et éprouver à nouveau ce sentiment particulier à la découverte d’un nouvel endroit. Je sens un vide m’envahir un goût d’amertume et de tristesse, heureux d’avoir accompli ce rêve, triste de le voir prendre fin. Plus que de l’Australie, cette excursion en terre inconnue m’aura lier un peu plus à cette passion pour le voyage encore insoupçonnée il y-a deux ans.

Ce plaisir que j’ai à arpenter rues, routes, sentiers, à la rencontre des autres et des paysages, de ces ambiances, de ces couleurs, de ces sons, ces saveurs qui font de la Terre le plus bel endroit de l’univers. Je n’oublierai jamais ces soirs arrivés à la lumière des phares de la Subaru à planter la tente et découvrir le fabuleux paysage au milieu duquel nous nous trouvons que le lendemain au réveil, je n’oublierai jamais la chaleur de ses rencontres de quelques minutes, de quelques jours, à plusieurs semaines, de simples voyageurs pour certains, de vrais amis pour d’autres. C’est le coeur et l’esprit remplis de souvenirs d’un voyage qui prend fin sous mes yeux que je me dirige vers ce géant de fer, l’accent australien quitté quelques heures auparavant n’est plus, je retrouve le sol européen, adieu dollars, conduite à gauche, chaleur du mois de janvier, rebonjour euros, conduite à droit et l’été au mois de juillet. C’est sûr j’étais rentré, j’ai pris un TGV qui m’a ramené à Lyon où j’étais regardé comme un extra terrestre avec ma planche de surf sous le bras avant de retrouver les miens.

C’était fait, ce que j’avais attendu aussi longtemps venait de défiler à toute vitesse, j’étais de retour après tout ces moments vécus que je me ressasserais pendant de nombreuses années mais mais plus que tout ce voyage m’aura prouver que plus que des vacances, c’est une réelle passion qui m’anime et c’est sûr j’étais prêt à reprendre la route, car on ne réalise pas vraiment à quel point il est beau de voyager avant de rentrer chez soi.

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Commentaires

  1. Je me reconnais lorsque tu parles de ce besoin de partir sans vraiment savoir ce qu’on cherche mais avec le besoin de rompre la monotonie.Perso’, je ne suis pas partie à l’autre bout du monde, je suis juste partie en Auvergne il y a deux ans.Ça s’est joué en quelques semaines, ou j’ai annoncé la nouvelle aux uns comme aux autres, pour certains incrédules. J’avais besoin de partir, me secouer, me découvrir… Lille, c’était bien mais trop plat, au quotidien, pas moyen de prendre de la hauteur.Je suis partie, j’ai galéré. Pendant deux mois, j’étais en découvert, budget ultra réduit mais je découvrais. Chaque semaine, randos, parfois plusieurs fois par semaine. Je soufflais.Pour finir, au bout de deux ans, j’ai compris qu’il était temps de rentrer. J’ai beaucoup aimé l’Auvergne et je l’aime encore, j’ai découvert tellement… mais j’avais besoin de rentrer « chez moi », et au final j’ai trouvé ce que je ne cherchais pas ^^Bon, ok, l’Auvergne c’est pas l’Australie mais bon, l’important c’est le voyage non ?En tout cas, chouette article !

    • kevin

      plusieurs questions à jeremy : as-tu voyager seul ?es-tu un expert dans les langues etrangères ?………C’est exactement ce que je ressens à la différence que j’ai toujours été un aventurier, le sentiment de partir d’éffleurer les douceurs des paysages pouvoir vivre ma vie en toute liberté de tout sans règle ni lois. Parcourir les montagnes , les deserts, les oceans à la quette d’une force insasisable qu’est la nature .

    • kevin

      plusieurs questions à jeremy : as-tu voyager seul ?es-tu un expert dans les langues etrangères ?………C’est exactement ce que je ressens à la différence que j’ai toujours été un aventurier, le sentiment de partir d’éffleurer les douceurs des paysages pouvoir vivre ma vie en toute liberté de tout sans règle ni lois. Parcourir les montagnes , les deserts, les oceans à la quette d’une force insasisable qu’est la nature .

      • @ Kevin : Je suis parti avec quelqu’un mais après quelques semaine nos chemins ont pris des directions différentes, j’ai eu très peu de temps tout seul et de toute façon je prefere voyager avec des gens rencontrer sur place,car on a beau dire que l’on part seul,on final on ne l’est jamais vraiment et c’est aussi ce qui fait la richesse d’un voyage.Je ne prétendrai jamais être expert en quoi que ce soit, mais mon niveau en Anglais et en Italien est suffisamment élevé pour me permettre de tenir des conversations dans le cadre de ma vie professionnelle tout comme dans la vie de tous les jours.Pour ce qui est de l’avion, je ne le prends pas très souvent, uniquement quand je pars en voyage (rares sont les fois où je les ai pris pour un déplacement hors cadre voyage / vacances) donc je ne qualifie pas ça comme quelque chose de très récurrent,que veux tu dire par là ?

        • kevin

          Avec quel compagnie aérienne pars tu ou comment fais tu pour partir à tarif réduit si tu le fais ?

          • Je ne pars pas avec une compagnie en particulier, j’ai adoré Singapore Airlines, mais Air France est celui que j’ai pris le plus souvent et n’ai jamais été déçu contrairement à ce qu’on peut souvent entendre. Au niveau des tarifs réduits, tu peux utiliser les services de fidélités ou les tarifs jeunes qui offrent de bonnes réductions.

          • kevin

            merci

    • Merci pour ton témoignage, il ne te reste plus qu’à te lancer pour LA grande aventure :) Go for it !

  2. kevin

    Comment fais tu pour pouvoir prendre très souvent l’avion?

  3. Camilleluxe

    Les photographies sont simplement sublimes, le temps de rêver quelques instants :) merci de les faire partager, pour le plaisir des yeux.

  4. Phyl

    J’ai passé du temps à l’étranger aussi. Bon ce n’était pas la grande aventure à l’autre bout du globe, mais j’ai quand même passé près de 6 mois en Belgique pour les études, et c’est tout de même très différent du Québec ! Même si on a la même langue, on l’utilise différemment, et on s’y perd un peu. Comme toi j’ai aimé pouvoir retrouver ce sentiment d’insécurité quand on arrive dans un nouvel endroit. Devoir demander son chemin, ne pas connaître les systèmes de transport, s’adapter au nouveau milieu en fait, c’est un sentiment assez grisant ! J’ai bien aimé aussi nouer des amitiés, parfois éphémères, et parfois des plus solides. Ça fait drôle de quitter des amis au départ, et de devoir en quitter des nouveaux lorsqu’on revient. En plus on grandit de notre côté, on évolue dans notre système. T’as pas eu l’impression en revenant de ne plus être au même niveau émotionnel ou mental que les gens que tu avais laissé derrière ? Sans pour autant dire que votre lien d’amitié est brisé, mais que vous n’êtes plus tout à fait au même endroit dans votre vie ! Ça m’arrive un peu chaque fois que je reviens de voyage, je me sens un peu plus différent de ceux que j’ai laissé derrière.

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