Journal 04 – De retour dans le ciel

Journal 04 – De retour dans le ciel

Je suis de retour dans le ciel. J’avais revendu mon DJI Phantom 2 en septembre dernier au moment de l’annonce de la sortie du GoPro Karma et du DJI Mavic Pro et depuis, je n’avais plus de drone. Rien de grave ceci dit, ça m’a permis de prendre du recul pour savoir vers lequel me tourner et changer mon approche du drone dans la façon de piloter et de le mettre en image. J’ai fait l’acquisition d’un Mavic Pro depuis quelques semaines et même si je n’ai pas beaucoup pu voler avec encore, ça fait déjà du bien de voler à nouveau. J’ai opté pour le Mavic Pro avant tout pour son encombrement et son poids minime qui vont me permettre de l’emmener un peu partout que ce soit en voyage ou en rando par exemple. Sa taille ultra compacte, me permet de pouvoir tout transporter dans mon sac photo et ça change tout. Je le faisais déjà à l’époque de mon Phantom 2 mais il prenait 80% de la place du sac, aujourd’hui la répartition poids / espace dans le sac est devenue beaucoup plus gérable et adaptée à ce que je souhaitais. Certes le Phantom 4 Pro est meilleur en qualité mais le Mavic Pro reste très bon, je fais encore différents tests de profil d’images mais les premiers rendus me satisfont vraiment. J’ai profité d’un week-end début mars pour aller tester mon a7sII fraichement arrivé avec mon Mavic Pro. Les conditions n’étaient pas incroyables, ne vous attendez pas à la vidéo de l’année, mais ça m’a permis de faire quelques petits tests pour voir ce que ce nouveau matos avait dans le ventre.

En pleine réflexion

Je crois que je suis dans une passe, non pas de doute, mais de frustration. L’envie de faire plein de choses mais sans les faire. Je crois qu’on passe toujours par différentes phases, j’ai envie de faire les choses bien, peut être trop bien que ça en vient à me bloquer. Je veux arrêter les vidéos « creuses » (qui ne racontent pas d’histoires) mais en même temps, j’ai envie de shooter. C’est un peu avoir le c** entre deux chaises. C’est un peu un passage à vide comme ça arrive de temps en temps dès qu’on essaie d’être créatif, je crois. Cet article est aussi un peu mon purgatoire. Je me souviens, il y-a 2 ans de ça, quand j’avais un « creux créatif », avoir lu pas mal d’articles à l’époque qui m’avait vraiment boosté à continuer et m’accrocher. Donc peut être que certains d’entre vous doutent ou ont un coup de mou, mais accrochez vous. C’est la passion qui prime, c’est celle qui nous fait passer des heures à réfléchir au prochain projet, à comment améliorer ses images, celle qui prend aux trippes.

Il y-a un côté frustrant d’avoir enfin ce matériel dont je rêvais, mais en même temps de ne pas en profiter pleinement. Je dois avouer aussi, que je n’aime pas la fin de l’hiver. Les paysages ne sont pas très beaux à mon sens, le printemps est encore timide et l’hiver s’étend un peu trop. Les arbres ne sont pas encore parés de leur beau feuillage et les couleurs ne sont pas encore au rendez-vous. Les mois où il fait bon vivre dehors sont à venir et ça, c’est une sacré bonne nouvelle. Printemps pour moi rime avec la reprise de la rando et des bivouacs, les projets pour l’été et les idées d’images à récolter. Il me tarde. Je trépigne. J’ai envie de faire ce sac et partir shooter. Après tout rien ne m’en empêche à part moi, je crois. Mais avoir un vrai sujet plutôt que partir tête baissée est quand même beaucoup plus motivant.

Alors, à toi qui est en train de lire ces mots, à moi qui suis en train de les écrire : reste motivé. Tu sais que c’est ta passion qui te fait avancer et qui te fait t’éclater, que ce soit de la photo, de la vidéo, du sport, la peinture, l’écriture ou quoi que ce soit d’autres. On doute tous tôt ou tard, le tout c’est de s’accrocher, croire en soi et se motiver à atteindre ces objectifs.

Réaliser son rêve

J’ai développé un vrai amour pour la montagne depuis quelques années et si je pars en rando et en bivouac, c’est comme un entrainement en vu de m’essayer à l’alpinisme. J’ai toujours vu ce mot comme un gros mot. Celui qui te fout les frissons rien qu’en le prononçant, celui dont j’ai rêvé secrètement des années sans me sentir l’âme ni le niveau d’un pratiquant. L’an dernier tous mes projets ont été réduit à néant suite à mon accident de ski, mais je reviens plus motivé que jamais cette année. J’ai envie de m’y essayer, avec Julien mon fidèle compagnon de rando et bientôt de cordée. J’ai toujours aimé le sport mais sans suffisamment me mettre des coups de pieds au *** pour atteindre une condition physique et un niveau assez bons pour me permettre d’accomplir ce rêve. Je me souviens il y-a quelques mois pendant ma rééducation alors que j’avais du mal à tenir ma fourchette pour manger, je me disais qu’il fallait que je revienne plus fort pour enfin le réaliser. L’autre partie de moi, me disait, plus défaitiste, que je n’avais pas le niveau et que je ferais mieux de me concentrer sur un sport dans lequel j’étais meilleur comme le VTT. J’ai longtemps considéré cette, et j’adore toujours autant le VTT, mais j’ai pas envie d’abdiquer. Ma passion pour le voyage, pour la rando ou les belles images me pousse à toujours aller chercher plus loin, pour me motiver et réaliser des rêves, plus ou moins accessibles. Alors, je me suis mis ce fameux coup de pied au ***, il y-a quelques semaines. J’avais le choix entre me résigner sur mon envie de m’essayer à l’alpinisme et faire autre chose, ou me motiver, m’employer pour devenir suffisamment performant pour y-arriver.

Je ne cherche pas à faire de l’alpinisme pour le titre, ni pour grimper le plus haut encore moins gravir des énormes murs d’escalades ni pour revendiquer qui que ce soit. La montagne m’apporte une dose d’evasion, de sérénité qui me fait me sentir humble et à ma place. Ce dont j’ai envie de manière ultime c’est d’explorer la haute montagne et m’amuser sur des arêtes, y faire des images et me retrouver dans cette bulle. C’est ça mon objectif, chaque sortie de sport, je me mets la musique d’un film de montagne qui m’inspire ou les images d’une vidéo de Jordi Tosas, Kilian Jornet et autres funambules de la haute montagne qui tournent en boucle. Je n’aurai jamais leur niveau et n’y prétends pas, mais leur humilité face à la montagne et leur conception de l’alpinisme avec ce mouvement « fast and light » me parle énormément. Ils me donnent plus d’ailes qu’une Red Bull et me pousse encore plus à cracher mes poumons pour y arriver. J’y tiens à ce rêve, non pas comme grimper un sommet et me dire je l’ai fait, mais intégrer cette pratique comme un jeu dans mon quotidien, acquérir de l’expérience physique et technique au fil des courses et qui sait, un jour peut être même être autonome. J’ai l’impression de coucher sur le papier ce que je pourrais dire à un psy, mais c’est quelque chose de fort en moi. Alors, à toi qui lit ses mots, à moi qui les écrit, si t’as un rêve, quel qu’il soit, accroche toi, travaille pour. Personne ne viendra te prendre par la main, comme personne ne viendra me prendre en hélico pour m’emmener au sommet du Grand Paradis. Cette vidéo Do what you can’t de Casey Neistat, résume plutôt bien cet état d’esprit d’ailleurs. Même si c’est difficile mais que t’en as vraiment envie : fais le, l’accomplissement n’en sera que plus beau. Accrochons nous, croyons en ce qu’on a envie d’accomplir et surtout, surtout : donnons nous les moyens d’y arriver.

Je tâche de me rappeler constamment une chose dans ces moments là… Si c’était facile à atteindre : tout le monde le ferait.

Forest hut for snowshoers. #captainyvon

Une publication partagée par JEREMY JANIN (@djisupertramp) le

En vrac

J’ai une obsession en ce moment de vouloir retourner dans un pays du nord, après mes trips en Finlande et en Norvège, j’irais bien découvrir l’un de ces pays au printemps. Faire du kayak ou du VTT enduro dans les fjords Norvégiens, ça doit être une sacré expérience quand même et niveau image : prise de pied assurée. Je pense que le récent trip « Pedal to peaks in Norway » de Brody Leven et les images de Tomasz Furmanek et Joey Schusler n’y sont pas pour rien.

J’ai mis à jour ma page équipement si vous voulez voir le matos que j’utilise désormais.

J’ai en tête pas mal d’idées de tournages dans les Alpes et à Lyon, si jamais l’un d’entre vous connait quelqu’un qui connait quelqu’un d’inspirant avec une vraie belle histoire à raconter pour la mettre en images (jeune ou plus âgé, peu importe), un bon runner urbain à Lyon ou autre sportif dans le milieu de la montagne avec un (très) bon niveau, hésitez pas à me mettre des liens dans les commentaires ici. Le plus dur pour raconter une belle histoire c’est aussi de rencontrer les bonnes personnes, alors n’hésitez pas si vous avez des suggestions. 🙂

La vidéo qu’on a tourné avec Captain Yvon pour Manche Tourisme pour leur nouvelle campagne est à 941 000 vues à l’heure où j’écris ces lignes, c’est assez incroyable. On est super heureux !

▲ Ce que j’ai aimé récemment 

Vidéo // Le trip Arc’teryx au Groënland

Photo // L’arête Kuffner vue par Marc Daviet

Photo // Le trip escalade Julbo au Groënland

Lecture // Le reportage sur les Nenets en Sibérie sur Sidetracked

Lecture // L’impact d’Instagram sur la nature

Jeremy

Hello ! Moi c'est Jeremy, 27 ans, blogueur voyageur, passionné de belles images, de voyages, de montagne et d'aventures. Quand je ne suis pas derrière l'objectif, en bivouac en montagne ou en train de surfer, vous me trouverez sûrement en voyage ou en train de préparer ma prochaine aventure.

4 Comments
  • Salut Jeremy, si je devais te dire juste une phrase pour te pousser à réaliser les projets que tu as en tête, c’est que tu est une source d’inspiration pour moi et beaucoup d’autres personnes, et on a envie de voir ça 😉

    31 mars 2017 at 8 h 17 min
  • Salut Jeremy,
    je me reconnais dans ce que tu dis, faut croire qu’on est tous pareil 🙂 Perso je suis un grand admiratif des photo reportages, et du genre documentaire. J’ai les même instants de doutes concernant ma pratique photo, est ce que je vais trouver un bon sujet, est ce que je vais sortir quelque chose d’intéressant…Mais au final faut se lancer. Peu importe, on ne regrette que ce que l’on a pas fait. Je suis en ce moment même dans l’avion direction Tanger, une ville et une culture qui m’a toujours attirée, en pleine expansion urbaine. Mon sac est bourré de pellicules avec un hasselblad. le seul truc numérique que j’ai c’est mon tel portable. J’espère en retirer une histoire cool. Faut pas réfléchir et prendre des risques sinon on se bloque à trop vouloir préparer. Et puis on peut pas prévoir les photos qu’on va faire à l’avance… 🙂 a bientôt !

    31 mars 2017 at 13 h 58 min
  • Vincent
    Répondre

    Salut Jeremy et bravo pour toutes tes belles images!
    Je suis tes retours d’expérience et tes conseils depuis un petit moment (notamment pour les réglages gopro…). Je vois que tu es passé chez sony et je cherchais justement un retour sur le 16-35 f4 FE… Peux-tu me dire ce que tu en penses ?

    Malgré ma question, je rejoins Romain et son commentaire précédent. La course au matos, ou à l’image parfaite, semble nous faire parfois oublier l’essentiel.
    J’aime bien, dans le film « la vie rêvée de walter mitty », le moment où Sean Penn (qui incarne un photo-reporter) ne shoote pas l’image de l’animal sauvage… Il dit la garder pour lui, tout en profitant pleinement du moment…

    5 avril 2017 at 0 h 02 min
  • Salut Jeremy

    Je ne connais pas ton niveaux en alpinisme, mais il y a de très belles courses à réaliser dans le Massif du Mont Blanc comme l’Arête des Cosmiques, les Pointes Lachenal… Avec un guide c’est mieux, cela se fait en 1/2 journée et le paysage est grandiose (si tu veux un aperçu voici un court montage ((pas aussi pro que toi lol)) mais tu pourras voir l’ambiance https://www.youtube.com/watch?v=wTWwOpNkuKc&t=6s )
    Et puis pourquoi ne pas partir au Népal, dire bonjour à Sagarmatha « l’Everest » du haut du Kalapathar à 5550m c’est grandiose ! (si tu veux des contacts tiens nous au courant, nous on prend seulement le billet d’avion et c’est parti ! )
    Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’as pas faites que par celles que tu auras faites ! (Mark Twain)
    Ne te prends pas la tête, les choix que tu feras sont ceux que tu mérites.
    A très bientôt

    20 avril 2017 at 17 h 51 min

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